Fatigue ou fatigue chronique : les 4 causes à connaître

fatigue chronique

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La simple fatigue passagère peut parfois devenir de la fatigue chronique. La fatigue est un terme utilisé pour tout et rien, qui a fait appel à notre subjectivité. Nous allons essayer de comprendre ce qui peut se cacher derrière une fatigue récente, seule ou avec d’autres signes ou derrière une fatigue qui dure, la fatigue chronique.

 

Alors qu’est-ce que la fatigue ? A partir de quand parle-t-on de fatigue chronique ? Quand la fatigue s’installe dans la durée, il faut comprendre ses causes pour pouvoir les traiter : causes réactionnelles, organiques, psychiques ou autres.

Comprendre les causes de la fatigue (aigüe ou fatigue chronique), c’est ce que nous vous proposons d’aborder dans cet article.

 

 

  1. Quelques définitions concernant la fatigue et ses différentes formes

 

Fatigue : « normale » ou pathologique ?

 

Il existe deux types de fatigue : la fatigue normale (ou physiologique) et la fatigue pathologique (anormale ou asthénie ).

 

Asthénie (ou fatigue anormale ou pathologique) :

Communément appelée fatigue, l’asthénie correspond au terme médical pour parler de la fatigue anormale, pathologique. Ce terme qui nous vient du grec est composé du A privatif et de sthénie qui signifie force.

On peut donc parler de manque de force même si dans le langage habituel on va plutôt parler de lassitude, de manque d’énergie : les personnes concernées vont parler du fait de se sentir las, vide voire même épuisé. Dans l’asthénie, la personne est fatiguée de manière durable, et ne récupère pas malgré le repos.

 

L’individu qui souffre d’asthénie va en fait avoir le sentiment, sans parfois réussir à l’exprimer, d’un déséquilibre entre ce qu’il doit accomplir et ce qu’il se sent en capacité d’accomplir.

 

Il faut dire que l’asthénie est un symptôme très fréquent. Ainsi, il faut savoir selon les chiffres fournis par la sécurité sociale (en France): 10 à 25 % des personnes qui consultent un médecin généraliste se plaignent d’asthénie, ce qui représente 65 000 consultations tout de même concernées chaque jour. Par ailleurs, 6 à 7 % des français viennent uniquement voir le médecin pour ce motif. Par ailleurs, les femmes sont dans les deux cas plus concernées que les hommes.

 

L’asthénie (ou fatigue pathologique) se développe quand, malgré sommeil et repos, elle persiste et s’installe, selon le mode de vie. Elle crée la sensation pas vraiment agréable d’avoir des difficultés voire d’être incapable de pouvoir gérer ses activités quotidiennes.

 

 

Fatigue « normale » 

 

La fatigue dite normale est celle par exemple que l’on peut ressentir après un effort sportif par exemple ou après une courte nuit.

Elle disparaît donc après du repos. Elle est à l’origine d’une sensation désagréable qui incite à mettre fin à l’effort.

 

Fatigue chronique

La fatigue chronique fait référence à une asthénie qui dure plus de six mois, on parle alors de syndrome de fatigue chronique. Au-delà des signes d’asthénie chronique, l’individu concerné va avoir des douleurs au niveau du corps qui sont des douleurs articulaires ou musculaires, mais aussi des troubles cognitifs (perte de mémoire, difficultés de concentration …)

 

Il faut savoir que l’asthénie n’est pas une pathologie en soi, mais que c’est un symptôme. Elle peut être liée à différentes causes : surmenage, pathologies, troubles endocriniens, prises de médicaments, abus d’alcool… Certaines causes peuvent être aussi mêlées.

 

Il est donc important de faire un bilan médical pour faire un point complet sur les symptômes et les motifs qui peuvent être déclencheurs. Apprenons à décrypter ces causes pour bien comprendre les raisons et les traitements adaptés pour en sortir.

  1. Quelles sont les causes de la fatigue anormale (ou asthénie) ?

 

On distingue un grand nombre de causes de fatigue qui sont très différentes, ce qui conforte l’importance d’un interrogatoire poussée de la personne concernée par l’asthénie pour bien comprendre à quoi font référence les symptômes de fatigue chronique exprimés ou non. Découvrons les 4 principales causes de la fatigue :

 

Les causes réactionnelles

L’asthénie réactionnelle est aussi appelée asthénie de surmenage et est liée au stress. Elle se caractérise par une sensation d’épuisement, une grande fatigue qui perdure, même après le repos. Cela peut concerner une réaction à un changement de contexte familial (divorce, changement de travail, déménagement, etc.) mais aussi à un contexte professionnel perturbé (surmenage, activité trop intense ou inadaptée). On est dans le fameux burn-out dont on parle beaucoup dans les médias.

Mais cela peut aussi provenir d’une mauvaise alimentation ou d’une condition physique perturbée (activité physique trop intense, ou au contraire perte musculaire liée à la sédentarité).

Cette asthénie réactionnelle s’exprime principalement par des douleurs musculaires et des troubles de l’humeur. Pour ce type de cause, une bonne alimentation, une aide psychothérapique et un ajustement de l’emploi du temps peuvent aider à s’en sortir.

Les causes organiques

Dans ce cas, il peut s’agir de causes plus profondes liées à une maladie qui s’expriment par des symptômes qui surviennent plutôt en fin de journée, un amaigrissement, voire de la fièvre.

Voici quelques causes possibles :

  • Infections qu’il s’agisse d’une hépatite, mononucléose, tuberculose, de la maladie de Lyme etc… qui met véritablement à plat l’organisme
  • Maladies endocriniennes : Hypothyroïdie (baisse de la sécrétion d’hormones thyroïdiennes résultant d’un dysfonctionnement au niveau de la glande thyroïde) …
  • Maladies métaboliques : diabète, insuffisance rénale chronique, malnutrition, hyponatrémie, hypokaliémie, hypercalcémie…
  • Anémie (impliquant un manque de globules rouges), carence en fer
  • Cancer et traitements associés (chimiothérapie, radiothérapie) ;
  • Maladies digestives (côlon irritable, maladie de Crohn, maladie coeliaque) ;
  • Maladie auto-immunes (lupus, sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, etc.)
  • Affections neurologiques (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, myasthénie, ou le syndrome d’apnée du sommeil… sont quelques-unes des causes que l’on peut citer
  • Affections du foie (hépatite, hémochromatose, cirrhose…)
  • Maladies cardiovasculaires : insuffisance cardiaque, suites d’infarctus…
  • Accident vasculaire cérébral et ses conséquences

Cette liste n’est pas exhaustive car bien d’autres maladies peuvent être à l’origine de cas d’asthénie.

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  • Causes psychiques :

La dépression et l’anxiété sont les causes psychiques principales qui peuvent entraîner une asthénie.

Cela se manifeste par un manque de forme à la fois physique et psychique. La fatigue débute dès le matin au réveil, mais elle tend à diminuer durant la journée. Les symptômes s’expriment dans le fait d’avoir des idées noires et de se décourager facilement. Mais on peut aussi citer les maux de tête, des troubles du sommeil, une irritabilité, une tendance à être amorphe etc…

  • Les causes toxiques ou iatrogènes

Dans ce cas, la cause de la fatigue chronique est liée à la prise de médicaments, tels que des antidépresseurs, sédatifs, psychotropes, antalgiques, diurétiques ou antihistaminiques.

Il faut savoir que, dans d’autres cas de figure, le tabac, l’alcool, la caféine et certains stupéfiants comme la cocaïne par exemple ou le LSD peuvent aussi être à l’origine du trouble.

Il faut noter que les causes peuvent être variées et multiples et être à la fois d’ordre organique ou psychique ou les deux simultanément.

Dernièrement, la communauté scientifique s’interroge sur la fatigue chronique.

En effet, la fatigue chronique frappe de plus en plus de monde et notamment des personnes très actives aux alentours de 35ans : c’est le syndrome de fatigue chronique. Les symptômes en sont variés : asthénie permanente, grande fatigabilité, intolérance à l’effort, troubles de la mémoire et de concentration, douleurs musculaires et articulaires, augmentation du volume des ganglions lymphatiques, pharyngite, fièvre… L’origine de ce trouble serait liée à des raisons infectieuses, immunologiques et psychologiques.

Comme on l’a vu, quand les symptômes de fatigue persistent et engendrent une fatigue chronique, il est important de consulter afin qu’un bilan médical puisse être établi, après un questionnaire complet sur le contexte de vie, les plaintes exprimées, les antécédents, le psychisme, le sommeil, les troubles fonctionnels et un examen du corps.

Dans tous les cas, pour mieux appréhender la fatigue et la fatigue chronique, il est recommandé d’avoir un nombre d’heures de sommeil suffisant et un régime alimentaire équilibré, quelle que soit la pathologie mise en cause.

 

 

 

Le côlon irritable: 6 solutions redoutables !

côlon irritable

côlon irritable

Le syndrome de l’intestin irritable ou syndrome du côlon irritable est un problème fréquent qui touche 10% de la population française. Il se caractérise par des ballonnements, des douleurs abdominales chroniques, de la constipation ou des diarrhées voire les deux symptômes qui peuvent se manifester l’un après l’autre en alternance.

Quelles sont les causes d’apparition du syndrome de l’intestin irritable et comment en limiter les effets, c’est ce que nous vous proposons dans cet article.

 

  1. Qu’est-ce que le syndrome du côlon irritable ?

 

Le syndrome du côlon irritable est aussi appelé syndrome de l’intestin irritable ou trouble fonctionnel intestinal. On parle aussi parfois de colopathie fonctionnelle.

 

Il s’agit d’un trouble du fonctionnement de l’intestin (du côlon ou gros intestin) qui se manifestent comme on l’a vu par des douleurs et de l’inconfort au niveau abdominal, des troubles de la digestion ainsi que par des soucis de transit. Il s’agit d’un diagnostic médical lorsqu’on a été interrogé et examiné par un médecin. Ce syndrome du côlon irritable est très fréquent et bénin, cela n’engage pas le pronostic vital mais peut perturber la qualité de vie.

 

Ce syndrome du côlon irritable correspond à différents symptômes qui peuvent apparaître de façon concomitante :

 

  • Douleurs abdominales

 

C’est certainement le symptôme majeur : il se manifeste en général par des douleurs dans la partie basse de l’abdomen (parfois décrites comme une brûlure, des piqûres ou une « crampe »). Cette douleur peut parfois irradier dans tout l’abdomen, de façon vraiment très intense et gênante.

 

  • Ballonnement et distension abdominale 

 

  • Alternance entre constipation et diarrhée

 

On assiste à une période de constipation qui peut durer plusieurs jours à une autre période de diarrhées qui peut être très gênante. On passe alors d’une fréquence anormalement basse des selles à une trop forte fréquence, qui est encore plus marquée en période de crise douloureuse.

 

Il faut savoir que le syndrome du côlon irritable touche deux fois plus les femmes que les hommes. Par ailleurs, on le diagnostique plutôt chez les personnes entre 30 et 40 ans et plus rarement chez les enfants et adolescents.

 

C’est une affection fréquente qui reste sans gravité. Mais, vu qu’elle est chronique, elle entraîne des désagréments pour les personnes touchées et perturbe leur quotidien et peut même affecter leurs rapports sociaux.

 

Il faut toutefois rappeler que si les symptômes persistent (fièvre, douleurs, nausées, vomissements, troubles du transit, saignements digestifs), il est alors important de s’assurer de l’absence de lésion du côlon en consultant votre médecin car il s’agira d’éliminer un certain nombre de pathologie comme par exemple le cancer du côlon.

 

 

  1. Quelles sont les causes du côlon irritable

 

Le syndrome du côlon irritable semble être lié à différents facteurs, même si les mécanismes semblent encore mal connus.

 

  • Alimentation

L’alimentation arrive en effet dans les toutes premières causes du syndrome du côlon irritable.

L’alimentation mal équilibrée ou en trop grande quantité peut majorer les symptômes

 

  • Motricité intestinale 

Les patients ressentent des contractions intestinales au niveau de l’intestin (côlon et grêle) plus intenses surtout après les repas.

 

  • Facteurs psychologiques

Cela fait toujours débat mais on retrouve très souvent chez ces patients atteints de syndrome du côlon irritable des problèmes psychologiques divers : anxiété, dépression, abus sexuels etc.

 

  • Sensibilité intestinale 

Il semble exister une hypersensibilité de l’intestin chez des ces patients qui ressentent comme douloureux des processus normaux (gaz, contractions normales de l’intestin). On retrouve cela chez 60% des malades.

 

  • Flore intestinale

La flore bactérienne de l’intestin, appelée microbiote, est essentielle à la santé de cet organe. Différentes souches bactériennes sont en présence selon les individus et peuvent aussi varier chez les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable (ou syndrome de l’intestin irritable). Les bactéries intestinales jouent vraisemblablement un rôle dans cette pathologie à 3 niveaux : dans la sensibilité et la motricité de l’intestin, et dans la fermentation avec une production de gaz intestinaux.

 

  1. Syndrome du côlon irritable, comment y remédier ?

 

Plusieurs conseils peuvent être utiles pour traiter le syndrome du côlon irritable :

côlon irritable

  • Prendre le temps de manger : il est recommandé prendre ses repas à heures régulières et dans le calme. C’est de nos jours de plus en plus compliqué. Il est aussi important de bien mastiquer les aliments. On peut aussi essayer de fractionner les apports alimentaires.
  • Eviter les régimes d’éviction : il faut avoir une alimentation la plus variée possible. L’éviction de tel ou tel famille d’aliments n’améliore pas les symptômes. Un régime riche en fibres peut avoir un intérêt sur la constipation mais pourra augmenter les ballonnements parfois gênants. Actuellement, il est démontré qu’un régime pauvre en FODMAP (glucides à chaîne courte) peut améliorer les douleurs, les ballonnements et le transit. Toutefois, on ne connaît pas les effets à long terme de ce régime pauvre en FODMAP sur l’intestin irritable et sur la santé en général.Le régime excluant le blé ou le gluten n’a pas apporté de preuve d’amélioration sur le syndrome de l’intestin irritable.
  • Avoir une alimentation variée et équilibrée
  • Consommer des légumes et des fruits : en général, il est recommandé de consommer des légumes cuits à l’un des 2 repas principaux et de manger 2 fruits par jour
  • Boire suffisamment d’eau, en le faisant de manière fractionnée et repartie dans la journée : il faut consommer 1,5 litre par jour pendant et entre les repas
  • Pratiquer une activité physique régulièrement : pour faciliter le transit intestinal et évacuer les tensions que l’on peut accumuler, il est important d’avoir une activité physique et de le faire surtout de manière régulière. Il peut d’agir d’une activité douce comme la marche à pied ou d’autres sports plus toniques. L’important est d’effectuer au minimum 20 min de marche par jour ou de faire une activité sportive plusieurs fois par semaine.
  • Ne pas se focaliser sur le fait d’aller à la selle chaque jour est quelque chose d’important. S’il n’y a pas de selles pendant quelques jours, mieux vaut le prendre avec philosophie. En appliquant les conseils ci-dessus, le transit reprend le plus souvent.
  • Les probiotiques contenus dans certains yaourts peuvent améliorer parfois les ballonnements.

 

 

Une neuvième astuce consiste à avoir une approche psychologique:

En effet, les aides psychologiques semblent pouvoir apporter une aide supplémentaire aux patients en plus des conseils que l’on vient de voir. Le mental, le stress, la gestion des émotions ont toute leur importance dans cette pathologie.

Les exercices de relaxation, l’hypnose, la méditation, les psychothérapies sont autant d’aides possibles pour améliorer les symptômes du syndrome du côlon irritable.

 

 

Le syndrome du côlon irritable concerne des millions de consultations médicales par an en France, Canada, Suisse, et partout dans le monde.

Tous ces conseils pourront vous aider à faire face avec des astuces « sans médicament » qui vous engagent activement dans votre guérison.

 

N’oubliez pas que le syndrome de l’intestin irritable est un diagnostic qui doit être fait par votre médecin. Cela vous évitera de faire des choix alimentaires alors qu’il n’y en a pas besoin.

Toutefois, concernant l’hydratation, l’activité physique régulière, l’alimentation variée et équilibrée sont à adopter dans votre quotidien. Votre hygiène de vie influence toute votre santé et pas seulement celle de votre intestin !

 

Crise d’angoisse: 5 solutions méconnues

crise d'angoisse

crise d'angoisse

La crise d’angoisse (ou attaque de panique) peut être considérée comme une mauvaise réaction, une hypersensibilité à une situation (pour essayer de faire simple). Cette situation est ressentie à défaut comme étant une « grande menace » qui va déclencher un stress, une grande peur, une souffrance qui s’inscrit parfois dans la durée.

Les manifestations de l’anxiété peuvent prendre plusieurs formes. Mais au final, elles mettent la personne qui en souffre en difficulté pour vivre une vie normale et gérer ses relations sociales et ses projets. Alors qu’appelle-t-on réellement une crise d’angoisse et quelles sont les techniques pour s’en libérer ?

 

  1. Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ?

 

Ce que l’on nomme une crise d’angoisse aigue (ou attaque de panique) a un caractère intense et se manifeste de façon spontanée, soudaine et elle prend rapidement de l’ampleur. Les définitions décrivent ainsi une crise d’angoisse : elle peut atteindre son pic en moins de 10 minutes et la baisse des symptômes peut intervenir après 30 minutes voire une heure après, offrant un sentiment de soulagement à la personne touchée mais la laissant épuisée, dans un état de vulnérabilité.

 

On désigne ici une phase de craintes ou de malaise intenses durant laquelle au minimum quatre des treize symptômes suivants interviennent de façon brutale, atteignant leur paroxysme, en quelques minutes :

 

  1. Transpiration
  2. Tremblements musculaires
  3. Sensation de souffle coupé ou impression d’étouffement
  4. Sensation d’étranglement
  5. Douleur ou gêne au niveau du thorax
  6. Nausée ou gêne au niveau de l’abdomen
  7. Sensations de vertige ou d’évanouissement
  8. Palpitations ou accélération du rythme cardiaque
  9. Sentiment d’irréalité ou de dépersonnalisation (l’individu est détaché de lui-même)
  10. Peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
  11. Peur de mourir
  12. Sensations d’engourdissement ou de picotements
  13. Frissons ou bouffées de chaleur

 

On notera que les femmes ont 2 à 5 fois plus de risque de développer des crises d’angoisses que les hommes.

Le danger dans les crises d’angoisses est le passage à la chronicité : sur 15-20 ans le plus souvent avec une alternance de phases d’aggravation et d’accalmies.

 

Par ailleurs, les crises d’angoisse touchent plus souvent les sujets divorcés, les personnes ayant eu une scolarité plus courte ou qui sont sans emploi

 

  1. Comment se manifeste une crise d’angoisse ?

 

Quand une crise d’angoisse survient donc, l’individu va avoir peur de perdre le contrôle et ressentir une peur extrême : en fonction de chacun, cela va s’exprimer de façon différente par des troubles multiples et très variés tant au niveau physique que psychologique. Cela s’exprime alors par des réactions physique et des sensations ou sentiments qui peuvent se cumuler : on peut notamment citer la peur de s’évanouir, de mourir, de perdre l’esprit, d’avoir un malaise cardiaque, le sentiment d’être en grand danger ou le fait d’avoir des sensations loin d’être agréables comme des palpitations, des sueurs, des tremblements, des bouffées de chaleur, mais aussi des douleurs au niveau thoracique ou à l’abdomen, des difficultés à respirer, des malaises ou des étourdissements, des nausées, des vomissements voire des diarrhées… Cette liste de symptômes n’est malheureusement pas exhaustive.

 

Comment se déclenchent ces crises d’angoisse ? Elles peuvent être liées à deux choses : soit cela se manifeste en fonction d’un élément déclenchant (traumatisme, choc émotionnel…) ou de façon spontanée, sans cause apparente. Dans le second cas, son apparition montre souvent une limite aux stratégies de « contrôle » utilisées jusque-là par la personne.

 

Si ces crises d’angoisse se répètent dans le temps, on parle alors de trouble panique.

 

Parmi les complications, on peut notamment citer les risques d’agoraphobie, de dépression et d’addictions diverses et variées. Mais cela peut aussi aller beaucoup plus loin, avec des tentatives de suicide plus élevées, des cas de mortalité cardiaque multipliés par dix et un risque d’AVC onze fois supérieur.

 

  1. Crises d’angoisse : les solutions thérapeutiques

 

Bien sûr, il faut que la personne qui subit ces crises d’angoisse consulte un professionnel pour poser un diagnostic médical et pouvoir être soulagée et suivie. Mais il est souhaitable que le patient apprenne à gérer ses crises d’angoisse sans médicament lorsque cela. Il existe pour cela des thérapies dites alternatives qui peuvent grandement aider les patients qui en souffrent.

 

  • Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC),

 

Les seules psychothérapies à avoir scientifiquement prouvé leur efficacité dans la guérison des troubles anxieux sont les TCC ou Thérapies Comportementales et Cognitives : il s’agit d’une technique de psychothérapie pour le traitement d’un grand nombre pathologies psychiatriques, notamment pour les phobies, troubles anxieux…

 

Plusieurs techniques sont associées :

– information avec toute une phase d’analyse exhaustive du comportement pour identifier les comportements devant être modifiés et repérer les évènements de vie et les schémas cognitifs qui sont à leur origine

– exposition aux sensations physiques (qui sont très redoutés) afin de s’y habituer et de s’en désensibiliser

– thérapie cognitive pour identifier les pensées « non adaptées » et corriger les croyances erronées

– apprentissage du contrôle respiratoire et de techniques de relaxation

Un programme structuré est alors mis en place avec un spécialiste.

 

La pratique de ces TCC requiert en effet une formation mais des ouvrages (livres, CD…) existent sur la relaxation et des exercices de respiration notamment peuvent être pratiqués par chacun à son rythme et selon ses envies. C’est ce que l’on appelle les thérapies self-help.

 

crise d'angoisse

  • Bibliothérapie

Effectivement, de nombreuses personnes souhaitent s’informer et lire des ouvrages pour mieux comprendre leurs difficultés et prendre leur traitement en main. Les lectures peuvent faciliter le rétablissement du patient en activant ses ressources personnelles.

 

  • Mode de vie

Un mode de vie sain est très important pour éviter les tensions et évacuer le stress qui, poussé à l’extrême, peut entraîner ces crises d’angoisse. Il est donc important d’avoir une alimentation équilibrée et variée, afin de ne pas déstabiliser l’organisme : on évite de sauter des repas, de manger des aliments gras qui alourdissent la digestion ou sucrés qui, s’ils donnent un coup de fouet temporaire, apportent aussi excitation et stress.

 

Il est aussi particulièrement recommandé d’éviter les excitants (café, thé en excès, mais aussi alcool, cigarettes…) qui peuvent avoir un côté réconfortant sur le moment mais qui vont accentuer le stress et altérer la capacité à le gérer. Les cigarettes et l’alcool ne vous apprennent en aucun cas à gérer vous-même votre niveau de stress.

 

Une autre chose importante consiste à bien dormir et à s’assurer d’avoir un repos physique et psychologique suffisant pour éviter le surmenage, qui est un terrain prédisposant aux crises d’angoisse.

Le travail de nuit par exemple est propice à l’anxiété et à la dépression (mais aussi aux cancers).

 

En cela, la pratique sportive peut aider à décharger le stress et à s’entretenir. Quel que soit le sport pratiqué (yoga, gym, marche, sports d’endurance…), c’est la régularité de la pratique qui compte pour aider le corps à se muscler et se détendre et à rester dynamique.

 

  • Techniques de respiration

 

L’efficacité d’une thérapie centrée sur la respiration pour réduire les symptômes d’une crise d’angoisse (attaque de panique) a été prouvée. Ces techniques s’intègrent aux T.C.C. (thérapies cognitivo-comportementales) mais peuvent être pratiquer isolément par les personnes. Un travail sur les émotions et pensées anxieuses pourra alors être effectué au même moment.

Cette thérapie centrée sur la respiration a pour objectif de restaurer l’équilibre métabolique et respiratoire qui se produit lors d’une crise d’angoisse. C’est un moyen pour « désamorcer » l’anxiété.

L’idée est donc de faire des exercices de respiration deux fois par jour afin d’éviter les récidives de crises d’angoisse.

 

  • Techniques de relaxation  

 

Le but des techniques de relaxation est de limiter les conséquences du stress en utilisant la relaxation. Il existe plusieurs techniques de relaxation, qui peuvent être combinées :

 

– contrôle de la respiration

– relaxation musculaire

– imagerie guidée, qui vise à l’utilisation mentale d’images et/ou de scénarios apaisants

– concentration sensorielle, qui cible le fait de focaliser l’attention sur des perceptions sensorielles en général visuelles, auditives et tactiles.

 

Enfin, il existe également des associations de patients qui peuvent aider le patient dans l’amélioration de sa santé, dans son cheminement de soins et qui peuvent aussi guider les familles bien souvent en grande détresse.

 

 

Comme on l’a vu, avant d’opter directement pour un traitement médicamenteux (anxiolytiques) ayant un impact non négligeable sur votre santé, d’autres traitements de la crise d’angoisse sont possibles.

Un attitude active de la personne est essentielle pour la guérison des crises d’angoisse. Le médicament anxiolytique seul ne réglera pas le problème.

Agir sur votre mode de vie pourra renforcer votre guérison et la maintenir dans la durée.

Alors n’hésitez pas à découvrir les alternatives possibles de cet article pour en finir avec les crises d’angoisse !

Régime méditerranéen : le repas de centenaires

regime mediterraneen

regime mediterraneen

Le régime méditerranéen est une référence lorsqu’on recherche un modèle alimentaire pour « bien manger ».

Il existe aujourd’hui un lien clair entre notre alimentation et notre état de santé.

Le régime méditerranéen est un régime qui a fait la preuve de son efficacité sur la santé : il contribue à l’excellente espérance de vie et qualité de vie des habitants du pourtour méditerranéen.

Il doit être considéré comme un régime « santé », mais aussi et surtout comme un modèle possible à suivre pour la vie.

Tellement de gens essaient des centaines de régimes différents, des évictions de certains aliments, sans aucune justification pour la santé. Il y en a un, le régime méditerranéen qui fonctionne très bien. On a la preuve (ou plutôt des milliers de preuves ) qu’ il nous « protège », qu’il nous fait du bien pour la santé. Le régime méditerranéen est pourtant en pratique peu utilisé par la population mondiale.

Il est très intéressant pour prévenir un grand nombre de maladies : en baissant le risque cardiovasculaire et l’apparition de cancers.

 

Zoom sur le régime méditerranéen symbole d’une alimentation saine qui aide à rester en bonne santé.

 

  1. Définition du régime méditerranéen 

Aussi appelé régime crétois, le régime méditerranéen est connu pour ses bienfaits pour la santé. Pourquoi ce nom ? Traditionnellement, il a été suivi par les habitants des pays méditerranéens, et en particulier en Crête.

Voici en quoi consiste ce régime en quelques mots :

-les végétaux sont la base du repas

-les aliments sont de saison

-les produits d’origine animale sont modérément consommés

-il existe une consommation importante de céréales, légumes, légumes secs et fruits.

 

 

  1. Histoire du régime méditerranéen 

Le régime méditerranéen existe depuis très longtemps mais il a été remis au goût du jour par  Ancel Keys, un chercheur américain, dans les années 1950. Dans une étude, il a effectivement révélé que la Crète, profite, grâce à son alimentation, d’un taux de mortalité très bas avec un faible risque cardiovasculaire.

Dans les années 80, le professeur Serge Renaud, un scientifique français, transpose les habitudes alimentaires via une étude qui confirme que c’est ce que  les crétois mettent dans leur assiette qui fait la différence. Il a ainsi démontré que le groupe qui suivait le régime méditerranéen abaissait de manière incroyable les risques de récidives d’infarctus, de décès cardiaques et de risques de cancer, par rapport au groupe témoin. Depuis, d’autres recherches ont confirmé les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé cardio-vasculaire et la prévention du cancer.

  1. Quel est l’intérêt du régime méditerranéen pour la santé ?

 

Regardons plus précisément les principaux bénéfices du régime méditerranéen sur la santé :

 

  • Il a un effet bénéfique sur le taux de cholestérol, fait baisser le taux de triglycérides (d’autres graisses) et de sucre, ce qui réduit leurs facteurs de risque pour les individus (moins d’angine de poitrine, d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).  Il limite aussi l’apparition du diabète de type 2.
  • Il protège effectivement le cœur comme cela a pu être prouvé par plusieurs études, notamment celle parue en 2016 dans le European Heart Journal, où 15.000 personnes touchées par une maladie cardiovasculaire ont été suivies pendant quatre années dans 39 pays. Dans les faits, les patients qui avaient l’alimentation la plus proche du régime méditerranéen réduisaient de 32 % leur risque d’infarctus et d’AVC.
  • Il permet de mincir et réduit le risque d’obésité: une étude sur 16 000 personnes suivies pendant 10 ans montre que le régime méditerranéen peut diminuer le risque d’obésité de 43%.
  • Il protège le cerveau du vieillissement: il réduirait aussi le déclin cognitif lié à l’âge. Plusieurs études ont identifié un lien entre régime méditerranéen et risque réduit de maladies liées à l’âge (démence…).
  • Il réduit le risque de cancer: ainsi il limite le risque de l’estomac de 33%, comme l’a montré une étude menée sur environ 500 000 personnes dans 10 pays. Une autre étude menée sur 62 573 participantes a montré que les femmes ménopausées qui suivent un régime méditerranéen ont un risque très réduit d’une forme agressive de cancer du sein.
  • Certaines études montrent aussi un lien entre cette diète et une baisse des cas de maladies de Parkinson et d’Alzheimer.
  • Il a un rôle protecteur de par sa teneur élevée en antioxydants(vitamines C et E, composés phénoliques…) qui diminue le stress oxydant et le risque des maladies chroniques qui lui sont associées.

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  1. Les grands points du régime méditerranéen

Voici les règles d’or du régime méditerranéen :

  • Des légumes en abondance, et des fruits :

Le régime méditerranéen fait la part belle aux légumes qui sont consommés à la fois en quantité et en utilisant leur très grande variété de légumes : les légumes sont donc consommés toute l’année et suivent le rythme des saisons. On notera aussi le fait que les herbes, aromates et les plantes sont aussi utilisés, car, comme les légumes, ils regorgent d’antioxydants qui ralentissent le vieillissement cellulaire, de fibres et de vitamines.

Le régime méditerranéen mise tout particulièrement sur deux alliés : l’ail et l’oignon dont les composants soufrés aident à réduire l’apparition des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des maladies inflammatoires. Les légumes doivent être présents à chaque repas et peuvent être consommés crus et cuits. Au contraire de ce que l’on fait bien souvent, l’idéal est de considérer que viande et poisson représentent un accompagnement. Les légumineuses tels que les haricots (secs, rouges), les fèves, les pois (chiches, cassés, secs…), les lentilles (vertes, blondes, brunes ou corail) sont aussi utilisées pour leur apports en protéines végétales.

Quant aux fruits, il est effectivement recommandé d’en consommer un à chaque repas, mais ils ne peuvent pas remplacer les légumes. Car s’ils sont riches en vitamines et minéraux… les fruits regorgent aussi de sucre. Les fruits secs (raisin, abricot…) ou à coque (noix, amandes, noisette) font partie du régime méditerranéen.

  • Peu de viande, un peu de poisson (gras)

Dans les années 1950, les Crétois consommaient du poisson, des fruits de mer deux fois par semaine, et de la viande (agneau ou poulet) une à deux fois par semaine. L’idéal est donc de consommer peu de viande et de privilégier la viande blanche (poulet…). Pour le poisson, deux portions de poisson par semaine (au maximum) suffisent largement. Optez plutôt pour des poissons gras qui sont riches en oméga 3 : saumon, maquereau, hareng, sardine, thon…

  • De bonnes céréales

Dans le régime méditerranéen, les céréales prennent une place majeure, de par leur apport en glucides, en protéines végétales, et aussi, si elles sont complètes, en minéraux. Elles sont également riches en fibres, qui sont connues pour leur effet rassasiant et anti-cancer (pour le côlon). Si l’on peut toujours trouver des aliments de bonne qualité à base de blé, en le choisissant notamment bio, il existe de nombreuses alternatives : riz, millet, sarrasin, quinoa…. Dans la mesure du possible, consommez vos céréales complètes et bio.

  • Plus qu’un filet d’huile d’olive

Oui, l’huile d’olive prend toute sa place et pour cause dans le régime méditerranéen ! Elle possède une multitude de bienfaits : elle ne contient que très peu d’acides gras saturés qui représentent les fameux acides qui encombrent nos artères, et elle est riche en oméga-9 et en polyphénols, qui seraient de puissants antioxydants. C’est un des atouts de la diète méditerranéenne.

L’alimentation traditionnelle crétoise était très riche en oméga 3 alors que la nôtre en manque nettement. Ce sont les oméga-3 qui jouent un rôle protecteur. En plus de l’huile d’olive, on peut donc consommer de l’huile de colza (ou de noix ), toutes deux riches en oméga 3.

Les autres huiles (tournesol, palme, coco etc.) peuvent être oubliées pour le quotidien ou en tout cas utilisées ponctuellement. Les méditerranéens ne consomment pas de beurre.

 

  • Des produits laitiers fermentés

Les méditerranéens ne consomment quasiment pas de lait.

Le régime méditerranéen mise sur les produits laitiers fermentés tels que le fromage de chèvre ou de brebis et les yaourts. Consommez-les bio de préférence, et sans excès.

Ils sont en effet plus faciles à digérer et contribuent également à développer notre flore intestinale. Ils sont aussi moins riches en graisses que nombre de produits laitiers.

  • Du vin, avec modération

Oui, le vin rouge, quand il est consommé avec modération et associé à un régime méditerranéen peut prolonger votre durée de vie. Attention donc à ne pas faire de raccourci.

De nombreuses études scientifiques ont en effet démontré les bienfaits du vin rouge. Les nutritionnistes recommandent toutefois une consommation raisonnée avec un à deux verres de vin rouge par jour maximum au cours des repas.

  • Du sucre en petites quantités

La cuisine méditerranéenne est douce et savoureuse et ne bannit pas le sucre mais conseille le sucre naturel présent dans les fruits de saisons et le miel : pâtisseries au miel, dattes et autres fruits secs étaient consommés par les méditerranéens lors des grandes occasions. Le reste du temps, le dessert correspond à des fruits frais qui peuvent aussi se consommer sous forme de salade de fruits ou de compotes.

 

  1. Quel style de vie adopter avec un régime méditerranéen ?

 

Plus qu’un régime méditerranéen, on peut parler de mode de vie méditerranéen.

 

Car le fait de passer beaucoup de temps dehors, en plein air et de profiter de la lumière naturelle et des rayons du soleil, dans un cadre de vie naturel, est aussi partie prenante du régime crétois.

 

Par ailleurs, le mode de vie méditerranéen consiste à pratiquer des activités physiques comme la marche ou le vélo qui aident à être et rester en forme. Faire du sport est un bon moyen d’optimiser les bienfaits du régime méditerranéen.

 

Cela s’apparente aussi au fait de manger des aliments sains, d’utiliser des herbes et aromates pour donner du goût aux aliments en utilisant les bienfaits de la nature.

 

 

Le régime méditerranéen est une référence et possède de nombreux atouts : équilibré, sain, facile mettre en place, il évite l’obésité, les maladies cardio-vasculaires , certains cancers et maintient les capacités cognitives. Il permet d’enfin « manger sain« .

 

Alors vous pouvez suivre le régime méditerranéen pour manger sain et n’oubliez pas que c’est à vous de faire ces choix pour votre alimentation et pour votre hygiène de vie.

Vous êtes l’acteur de votre santé.

 

Méditation de pleine conscience : les 7 bienfaits pour la santé

méditation de pleine conscience

méditation de pleine conscience

En quoi la méditation de pleine conscience peut-elle nous aider à être et rester en bonne santé ? Vaste sujet que des scientifiques ont étudié de manière précise.

Dans cet article, je vous propose donc de comprendre ce qu’est la méditation guidée et 7 bienfaits qu’offre la méditation de pleine conscience pour la santé.

 

 

Qu’est-ce que la méditation de pleine conscience ?

Commençons justement par nous poser pour définir ce qu’est la méditation de pleine conscience.

Selon le psychiatre Christophe André, psychiatre et auteur de nombreux livres et articles sur le sujet :

« La pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue et éprouvée, sans filtre (on accepte ce qui vient), sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non), sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis) ».

Il s’agit donc d’être 100% conscient de l’instant et de ses sensations, de ses pensées et de ses émotions.

 

Attention, il ne s’agit pas d’une méthode de relaxation. Il s’agit ici d’être plus

présent à soi et au monde, de se laisser envahir par les bruits et les odeurs

de l’environnement ainsi que par ses propres sensations, donc d’être centré sur soi.

 

Chacun peut pratiquer la méditation de pleine conscience, de façon naturelle ou en étant accompagné, sachant qu’il existe désormais des structures comme l’association pour le développement de la Mindfulness et des outils pour évaluer et développer vos aptitudes spontanées à la pleine conscience.

Ainsi, la MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) pour la réduction du stress ou le MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy) pour la prévention de la rechute dépressive sont des méthodes qui reposent sur la pleine conscience. Aujourd’hui, la MBSR ou le MBCT sont ainsi proposés dans près de 200 hôpitaux américains. La France commence seulement à s’y intéresser de près… pourquoi ?

 

En quoi la méditation de pleine conscience peut nous aider à être en bonne santé ?

 

On le sait, la France est championne de la consommation de médicaments contre l’anxiété et de somnifères. Pensez qu’en 2015 117 millions de boîtes de benzodiazépines, une famille de médicaments prescrits contre l’anxiété ou comme somnifères, ont été vendues en ville et à l’hôpital.

 

Certes, cette consommation est en légère baisse depuis plusieurs années. Mais elle expose les français et notamment les personnes plus âgées et les femmes qui en sont les plus gros consommateurs à des troubles de la santé non négligeables :

  • risques  neurologiques (somnolence, coma, convulsions, voire même dans de rares cas amnésie)
  • troubles psychiatriques (confusion mentale)
  • risques d’abus, de dépendance et de sevrage.

Par ailleurs, ce type de médicaments favorise les chutes chez les sujets d’âge plus avancé et augmente les risques d’accidents de la route.

 

A l’inverse, la très sérieuse et reconnue publication américaine du Journal de la Société Américaine de Médecine (JAMA) a récemment évoqué dans un article que la méditation de pleine conscience, en plus de l’exercice physique, doit être considérée comme une arme efficace pour le traitement de l’anxiété. Donc, avant même de prévoir un traitement médicamenteux, la méditation et la méditation guidée sont à privilégier, de par son faible coût, du risque d’effets secondaires réduit, et en raison des preuves scientifiques élevées démontrant son efficacité.

 

De nombreux scientifiques ont en effet étudié ce sujet depuis une dizaine d’années, amenant à des résultats très intéressants sur les apports que peut avoir la méditation de pleine conscience sur la santé. Zoom sur 7 de ses bienfaits :

1- Pour déstresser

La méditation est bien connue pour avoir un effet bénéfique pour les personnes sujettes au stress, un mal qui ne cesse de se développer dans nos sociétés toujours plus tournées vers la compétition et une communication instantanée laissant à peine aux individus le temps de souffler.

 

Dès 2008, une étude a montré que la méditation de pleine conscience réduisait le stress et l’anxiété de manière efficace. Cela est prouvé à la fois sur les individus qui sont en bonne santé que sur ceux souffrant de maladies chroniques.

 

Une étude à grande échelle appelée The ReSource Project menée à l’université de Leipzig en Allemagne et publiée dans la revue Science Advances le 04 octobre 2017 va encore plus loin. Cette étude très complète visait à distinguer les effets uniques des différentes méthodes de formation mentale sur le cerveau, le corps et le comportement social. Les chercheurs ont notamment découvert que, chez les participants soumis à un test de stress psychosocial, la sécrétion de l’hormone du stress (cortisol) a diminué jusqu’à 51%.

 

2- Pour lutter contre la dépression

 

La dépression est sans doute l’un des maux les plus corrosifs et silencieux qui soient dans le monde occidental.

 

Or, le fait de pratiquer régulièrement la méditation de pleine conscience aide à lutter contre la dépression.

 

Ainsi, une étude publiée en 2007 concernant 91 femmes atteintes de fibromyalgie indique que les symptômes dépressifs chez les patientes ayant participé à 8 séances de 2h30 de méditation ont baissé de manière drastique.

 

Une autre étude publiée en 2015 dans la revue médicale The Lancet a prouvé que la méditation en pleine conscience serait aussi efficace que les antidépresseurs contre les rechutes de dépression.

 

3- Pour avoir un meilleur sommeil

 

Autre effet positif non négligeable : grâce à son effet relaxant, la méditation peut être une solution efficace pour lutter contre l’insomnie si elle est causée par le stress et l’anxiété. Certaines personnes montrent ainsi une réduction de l’insomnie grâce à des techniques de méditation en pleine conscience.

méditation de pleine conscience

4- Pour chasser les migraines

Une recherche publiée dans la revue médicale américaine Headache montre que la méditation pourrait aussi soulager la migraine. Cette recherche a soumis un panel de 19 migraineux chroniques à la méthode MSBR (Mindfulness-based stress reduction), pendant 8 semaines. Le résultat : une réduction de la fréquence des migraines pour les patients ayant suivi la méthode de relaxation pleine conscience.

5- Pour réduire la tension artérielle

Lorsque l’on atteint un état de relaxation grâce à la méditation, cela entraîne une chute de la tension en dilatant les vaisseaux sanguins.

 

D’après une étude de l’institut Benson-Henry pour la santé mentale à Boston, concernant 60 patients qui souffraient d’hypertension artérielle et ont testé la méditation quotidienne, il s’avère qu’après 3 mois de pratique suivie par un cardiologue, 66% des participants ont limité leur traitement médicamenteux concernant leur pression artérielle. La méditation a ainsi pour effet d’augmenter la production du corps de l’oxyde nitrique, un gaz qui facilite à l’expansion des vaisseaux sanguins, ce qui génère une meilleure circulation sanguine.

 

6- Pour éviter le burnout

On l’appelle souvent le mal du siècle : le burnout découle directement d’un stress chronique lié au milieu professionnel.

 

Des chercheurs américains ont testé une technique de méditation sur des médecins, une population fortement concernée par l’épuisement professionnel. Ainsi, pendant 1 an, 70 médecins ont suivi des séances de méditation de pleine conscience et ont vu la réduction des symptômes associés à l’épuisement professionnel. A la fin de leur programme, l’épuisement émotionnel des participants avait en effet diminué de 25,4 %.

 

7- Pour réduire la dégénérescence du cerveau

Méditer permettrait en effet aussi de garder notre cerveau plus agile et plus jeune : c’est ce qu’a prouvé en 2015 une équipe américaine menée par la chercheuse Eileen Luders qui a réalisé une étude sur 100 personnes de 24 à 77 ans dont 50 % pratiquaient la méditation depuis quatre à quarante-six ans. Les résultats entre les deux populations étudiées ont montré que la pratique mentale amoindrirait la perte inéluctable du volume cérébral. En d’autres termes,

la méditation stimulerait la genèse des branches des neurones et des connexions, ralentissant le vieillissement naturel du système neuronal.

 

En 2012, cette même chercheuse avait déjà prouvé que les fibres neuronales (la matière blanche) de personnes qui méditent sont plus nombreuses et plus denses entre les différentes régions cérébrales et qu’il y a déjà nettement moins de perte liée à l’âge que chez des individus ne pratiquant pas la méditation guidée.

 

L’étude européenne ReSource Project évoquée plus haut offre encore des perspectives plus réjouissantes : elle donne en effet des preuves éloquentes de la plasticité cérébrale chez les adultes, permise par une pratique mentale quotidienne brève et concentrée : il a été ainsi démontré que cela entraîne une augmentation de l’empathie, de la compassion et de la prise de perspective…

 

Que de bonnes raisons pour se mettre à la pratique de la méditation de pleine conscience et de la méditation guidée : à commencer donc dès maintenant, quel que soit votre âge ou votre état de santé !

La méditation s’intègre parfaitement dans une hygiène de vie qui a pour but la promotion de la santé.

 

 

Fumer enceinte : 10 bonnes raisons d’arrêter

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Fumer enceinte est extrêmement dramatique pour le fœtus et a des effets dévastateurs pour la santé de bébé.

Et pourtant… Saviez-vous qu’encore aujourd’hui 20% des femmes fument pendant leur grossesse ? Et près d’une femme enceinte sur cinq (17,8%) fume encore au 3e trimestre de la grossesse, selon le Baromètre santé 2014 de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). Cela représente un bien triste record en Europe…

 

Des mesures dans l’hexagone ont pourtant été mises en place par les pouvoirs publics, mais les chiffres sont encore élevés malgré une tendance à la baisse – vu que nous étions à 36% de futures mamans fumeuses en 2006 et 26% en 2010.

 

Beaucoup reste donc encore à faire, malgré diverses approches et notamment la loi santé qui a fait apparaître en 2015 un dessin de femme enceinte sur les paquets de cigarettes. Cela demeure en fait un vrai sujet de santé nationale.

 

Alors, si vous ne les connaissiez pas toutes, voici 10 bonnes raisons d’arrêter de fumer enceinte !

1- Le sang du bébé est moins bien oxygéné

Dans l’utérus, le fœtus reçoit de l’oxygène par le sang de sa mère. Mais fumer enceinte implique que le sang de la mère et donc de son enfant se charge de monoxyde de carbone, un gaz qui, on le sait, est extrêmement toxique. Par ailleurs, la nicotine réduit la taille des artères du placenta et de l’artère ombilicale, ce qui fait que la circulation du sang est moins bonne. Tout cela contribue donc à la mauvaise oxygénation du bébé et a donc des conséquences sur son évolution.

2- Des risques de complications pour l’enfant

Le pouvoir de la nicotine est extrêmement puissant, car non content d’entrer dans le sang, il se propage également dans le liquide amniotique, cette substance primordiale dans lequel baigne bébé pendant neuf mois et qui le nourrit. Durant tout ce temps, le fœtus consomme donc un liquide pollué et nuisible.

 

Cela a pour effet notamment de multiplier le risque de malformations fœtales mais aussi de complications néonatales : grossesse extra-utérine, retards de croissance intra-utérins et même mort fœtale in-utéro…

 

Cela implique aussi l’augmentation du risque de mort subite du nourrisson.

Ces méfaits vont poursuivre l’enfant toute sa vie. En effet, le tabagisme maternel pourrait être impliqué dans certains retards du développement psychomoteur du bébé dans les mois et même les années qui suivent la naissance. C’est ce que l’on appelle les “1000 jours”, c’est à dire la période qui débute à la conception, voire même un peu avant, jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant.

 

En effet, les nombreux composants toxiques sont présents dans la fumée inhalée : ils ont un effet sur l’épigénétique à savoir la façon dont nos gènes s’expriment. Cela affecte les cellules en développement du futur bébé comme l’indiquent les gynécologues-obstétriciens.

 

Le tabac, mais aussi les métaux lourds, le monoxyde de carbone, etc… présents dans la fumée de cigarette ont des effets néfastes sur le développement du bébé durant ce laps des 1000 jours.

 

On peut citer les infections respiratoires, l’asthme et affections ORL, notamment les otites à répétition.

 

Mais ces troubles peuvent perdurer jusqu’à l’âge adulte. Ainsi, une étude anglaise menée sur 14 200 femmes enceintes dont 21% étaient fumeuses a démontré que les enfants nés de mères fumeuses pendant la grossesse peuvent subir des altérations des taux d’hormones sexuelles.

3- Un poids réduit à la naissance

Même si la mère réduit sa consommation de tabac à seulement 5 cigarettes par jour durant la grossesse, fumer enceinte peut entrainer une diminution du poids à la naissance d’environ 100 g. Dans le cas d’une consommation de 20 cigarettes par jour, cela peut réduire le poids du nouveau-né de 400 g.

4- Des carences plus marquées

La nicotine a aussi des effets néfastes par rapports aux nutriments qui aident l’organisme du futur nouveau-né à se construire. Si une femme continue de fumer enceinte, son bébé risque d’avoir des carences en vitamine B12, en vitamine C, mais aussi en acide folique et en zinc, tous nécessaires à sa bonne évolution.

5- De graves malformations cardiaques

Les effets négatifs du tabac sur le cœur du fœtus ont été prouvés par diverses recherches. On peut notamment citer les travaux des chercheurs de l’hôpital pédiatrique de Seattle aux Etats-Unis : ils ont passé en revue les dossiers de dizaines de milliers d’enfants nés avec une malformation cardiaque entre 1989 et 2011.

Ils ont ainsi démontré que les enfants nés de mère fumeuse risquent davantage de développer des anomalies valvulaires (valve et artères pulmonaires). Ce risque est augmenté de 50 à 70 % en fonction de la quantité de tabac fumée par la mère. Le risque d’avoir un creux dans la paroi séparant les oreillettes est également accru de 20 % quand la mère fume pendant la grossesse. Ces cardiopathies nécessitent très souvent des opérations extrêmement lourdes.

Plus spécifiquement, le tabagisme pendant le premier trimestre de la grossesse entraîne 1 à 2 % des malformations cardiaques congénitales.

6- Risque accru de malformation des doigts

Des recherches ont en effet démontré que le risque de malformation des doigts ou d’apparition d’un doigt supplémentaire augmente significativement lors de tabagisme pendant la grossesse.

Il faut aussi savoir que fumer enceinte entraîne une augmentation du risque de syndactylie (doigts fusionnés) et même d’adactylie (doigts manquants) en cas de tabagisme pendant la grossesse. Et cela reste le cas chez les femmes enceintes qui fument même peu.

Ainsi, des études américaines analysant les données de plus de 7 millions de bébés ont montré que chez les femmes qui fument de 1 à 10 cigarettes par jour pendant la grossesse, les bébés ont 27% en plus de risque d’une malformation des doigts, par rapport aux bébés de mamans non fumeuses.

fumer enceinte 2 7- Risque de fausse couche

C’est malheureusement loin d’être anodin : le risque de fausse couche au début de la grossesse est en moyenne trois fois plus élevé chez les femmes qui fument.

Il faut aussi savoir que ce risque s’accroit avec le nombre de cigarettes fumées. Ainsi, ce risque serait multiplié par 5 chez les femmes enceintes qui fument plus de 30 cigarettes par jour.

8- Risques de naissance prématurée

Le tabac est une cause reconnue d’accouchement prématuré, avec toutes les complications que cela peut impliquer pour le nouveau-né.

En effet, fumer enceinte implique un risque accru de rupture des membranes avant 34 semaines d’aménorrhée, amenant ainsi un risque d’accouchement prématuré.

9- Un allaitement plus compliqué

Fumer enceinte a aussi un impact sur l’allaitement, en raison de la nicotine, en limitant les chances que cela se passe bien. En effet, cela réduit la production de prolactine, impliquant la paresse des glandes mammaires et donc réduisant la production de lait maternel.

10- Une prise en charge par la sécurité sociale pour arrêter de fumer

Les femmes enceintes qui décident d’arrêter de fumer peuvent bénéficier d’une aide de la Sécurité sociale : il s’agit d’un forfait de 150€ pour se faire rembourser leur substitut nicotinique (gommes, patchs…).

 

Fumer enceinte a des conséquences dramatiques. Alors, plus d’excuse si vous avez un projet de bébé ou si vous êtes toujours dépendante à la cigarette alors que vous êtes enceinte. Arrêtez tout de suite de fumer, faites-vous aider mais faites en sorte de ne pas faire subir le tabac à votre enfant. Les conséquences que vous lui feriez subir peuvent être très lourdes et graves.

Il n’existe aucune raison valable en matière de santé pour fumer. Votre hygiène de vie a tellement d’importance sur votre santé et votre vie.

Arrêtez le tabac maintenant, il n’est jamais trop tard pour arrêter !

Reprendre le sport : 10 bonnes raisons pour réattaquer

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Si reprendre le sport vous tente, vous ne manquez jamais d’excuses pour oublier de vous y mettre ou arrêter le sport peu après avoir commencé…

 

L’année commence, c’est le moment des bonnes résolutions, alors profitez-en !

 

Vous le verrez, reprendre une activité physique n’est pas si compliqué et vous apportera de nombreux bienfaits.

 

Pourquoi le sport est-il crucial pour la santé ?

 

Bouger plus n’est effectivement pas un vain mot, dans nos sociétés où nous sommes de plus en plus sédentaires. Cela représente en effet un risque de santé public dans nombre de pays industrialisés.

De fait, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en place des recommandations pour lutter contre la sédentarité et tous les risques que cela implique : obésité, maladies cardio-vasculaires etc.

 

L’OMS définit ainsi trois types d’efforts physiques (faible, modéré ou soutenu) et recommande de pratiquer en fonction de son âge le minimum d’activités physiques suivantes pour en obtenir les bénéfices suivants :

 

  • Les enfants et jeunes âgés de 5 à 17 ans devraient pratiquer au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue (sport, jeu, déplacements). Cela permet d’améliorer leur endurance, leurs capacités cardio-respiratoires mais aussi leur état musculaire et osseux et les marqueurs biologiques cardio-vasculaires et métaboliques
  • Concernant les adultes de 18 à 64 ans, il leur est recommandé de pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue. L’activité d’endurance devrait être pratiquée pendant une période d’au moins 10 minutes en continu. Bien sûr, ces activités incluent les déplacements, les activités ménagères et le sport et permettent d’améliorer l’endurance cardio respiratoire, l‘état musculaire et osseux, et aussi de réduire le risque de maladies non transmissibles et de dépression
  • Pour les personnes de 65 ans et plus, il est recommandé de pratiquer 150mn d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue. L’activité d’endurance devrait être pratiquée par périodes d’au moins 10 minutes ; Cela inclue les différences activités du quotidien et le sport. Elles permettent ainsi d’améliorer l’endurance cardio respiratoire, l’état musculaire et osseux, et de réduire le risque de maladies non transmissibles, de dépression et de détérioration de la fonction cognitive

 

Pour vous motiver encore plus à bouger, voici donc 10 bonnes raisons pour vous décider à reprendre le sport !

1- S’aérer l’esprit et le corps

 

Si vous avez tendance à râler et vous morfondre, vous verrez qu’en étant physiquement actif, vous arriverez à aérer vos neurones : grâce au sport, vous allez effectivement mieux oxygéner votre cerveau, et vos capacités cognitives en seront améliorées.

Et pas besoin de faire un marathon pour vous  sentir mieux !  Vous pouvez simplement faire du vélo entre chez vous et le bureau ou descendre deux arrêts de bus ou de métro avant votre destination pour marcher et vous sentir mieux

2-Réduire le stress

 

Le sport peut effectivement vous aider à lutter contre le stress.

 

Lorsque vous pratiquez un sport de manière régulière, le taux d’hormones du stress diminue et votre rythme cardiaque au repos est plus lent que chez les personnes sédentaires.

 

Ainsi, grâce au sport, vous habituez votre corps à décharger l’adrénaline, l’une des hormones du stress, et vous êtes ainsi plus détendu pour gérer les tensions du quotidien.

 

Votre organisme est ainsi stimulé et vous risquez moins l’épuisement et la dépression.

 

Vous produisez également des endorphines, ces fameuses hormones qui aident l’organisme à assumer les douleurs de l’effort et laissent au repos une sensation de bien-être.

Sachez que la quantité d’endorphines s’accroît pendant l’effort et atteint même 5 fois les valeurs de repos 30 à 45 minutes après l’arrêt du sport. Par ailleurs, le taux d’endorphine est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique. Ce sont les sports d’endurance (course à pied, vélo, ski de fond ou natation…) sont les plus endorphinogènes. On peut aussi citer les sports qui font travailler le cardio (aérobic, football, rugby, basket ou handball) comme étant particulièrement efficace pour produire ces endorphines.

Le sport agit ainsi donc comme un régulateur de stress.

3- Brûler des calories et perdre du poids

 

Il a été prouvé que la pratique régulière d’une activité physique aide à mincir ou à affiner sa silhouette.

 

Faire du sport aide à brûler des calories et permet de développer la production de masse musculaire : cela améliore la tonicité du corps et permet d’avoir une silhouette plus ferme et svelte.

 

Certes, le sport tout seul n’aide pas à maigrir et doit être accompagné d’un régime alimentaire équilibré.

 

Le bonus, c’est qu’en se dépensant physiquement, on s’occupe l’esprit et on se fait du bien au moral, ce qui permet de se détourner notamment du grignotage entre les repas. Reprendre le sport est d’une précieuse lorsqu’on souhaite réguler son poids.

4- Renforcer son cœur

Faire du sport aide à muscler et à renforcer le cœur. Ainsi, le fait de pratiquer une activité physique permet d’augmenter la puissance musculaire du cœur. D’après la Fédération française de cardiologie, une heure de marche à un bon rythme au moins trois fois par semaine peut même permettre d’améliorer de 12% les performances de la pompe cardiaque.

 

Le volume de sang éjecté à chaque contraction cardiaque peut être augmenté de 50 % par l’entraînement physique.

 

Cela a également comme effet de diminuer les risques cardio-vasculaires (infarctus, accidents vasculaires…) qui augmentent avec l’âge.

5- Lutter contre l’apparition de certains cancers et du diabète

L’activité physique a un effet protecteur par rapport à certains cancers, notamment celui du côlon. Diverses études ont ainsi démontré qu’une pratique régulière d’activité physique était associée à une diminution du risque de cancer du côlon. Cette baisse atteint même 60 % si l’on compare des sujets ayant une activité physique importante et des individus sédentaires.

D’autres études ont montré que le sport réduisait le risque d’apparition du diabète de type 2 (diabète non insulino-dépendant).

reprendre le sport 2

6- Retarder le vieillissement de l’organisme

Une étude publiée en 2010 dans la revue Circulation a démontré que la pratique régulière d’un sport d’endurance retarde le vieillissement, et ce à l’échelle cellulaire. D’après les travaux d’Ulrich Laufs à Hambourg, l’activité physique agit en régulant l’expression de la télomérase, une enzyme qui a un rôle clé dans les processus de sénescence et de cancérisation.

Reprendre le sport est une des clés de la lutte contre le vieillissement.

7- Optimiser le taux de cholestérol

Savez-vous qu’en France, 20% des adultes âgés de 18 à 74 ans présentent un excès de cholestérol. Or on sait qu’un taux trop élevé de LDL (lipoprotéines de faible densité) ou « mauvais » cholestérol augmente le risque de maladies cardio-vasculaires tel que l’infarctus du myocarde.

 

Or, de nombreuses études scientifiques ont montré que l’exercice physique permet d’augmenter le taux de HDL (lipoprotéines de haute densité) alias le « bon » cholestérol, de réduire le mauvais cholestérol et le taux de triglycérides, un autre type de lipides dans le sang qui facilitent l’apparition de maladies cardio-vasculaires.

8- Entretenir sa musculature

Le fait de se muscler grâce au sport a un effet très positif sur l’équilibre et la stature générale du corps : cela permet d’avoir un corps plus tonique et d’éviter la fonte musculaire qui intervient chez l’homme plus que chez la femme à partir de l’âge de 25-30 ans et plus encore après 50 ans.

 

Il faut savoir que certains sports musclent plus que d’autres : l’idéal pour se muscler est d’alterner entre exercice d’endurance et exercice de haute intensité.

9- Renforcer les os

Il est recommandé de faire régulièrement du sport pour réduire le risque de fracture osseuse. En effet, grâce à l’exercice physique, le renouvellement osseux est activé et donc les os renforcés.

L’augmentation de la masse osseuse est très importante pour prévenir la perte osseuse liée au vieillissement, en particulier pour les femmes.

10- Améliorer le sommeil

 

L’entraînement physique intense prolonge le temps de sommeil et en modifie sa qualité : vous vous endormez ainsi plus vite et bénéficiez d’un sommeil plus profond.

L’activité physique permet également de synchroniser l’horloge interne et à stabiliser le poids. Cela a pour effet d’aider à réduire le surpoids qui perturbe le sommeil car il augmente la probabilité de ronfler et d’avoir des troubles de la respiration (apnée du sommeil…)

 

Veillez toutefois à ne pas pratiquer le sport trop tard – soit deux heures au minimum avant d’aller se coucher, sinon vous risquez au contraire de trop stimuler votre organisme pour que vous ayez envie de dormir.

 

 

Avant de reprendre le sport, il faut tenir compte de quelques règles simples :

 

  • Allez à vos rythmes et selon vos capacités : ne vous lancez pas des challenges hors d’atteinte mais allez-y progressivement pour ne pas vous blesser ou vous décourager. Vous vous assurez ainsi de pouvoir reprendre réellement dans la durée.

 

  • Adaptez l’activité à votre condition physique et à votre âge lorsque vous souhaitez reprendre le sport

 

  • Veillez à vous hydrater régulièrement en buvant régulièrement de petites gorgées d’eau

 

Reprendre le sport est une excellente stratégie pour promouvoir son état de forme.

L’activité physique est un pilier de la bonne santé. Il n’existe aucune bonne raison de ne pas pratiquer de sport. Il y a forcément une activité qui vous convient : cessez de vous trouver des excuses. Agissez pour votre santé, vous avez ce pouvoir.

Effets du cannabis: les 7 dangers à connaître

effets du cannabis: les 7 dangers à connaître

effets du cannabis: les 7 dangers à connaître

Les effets du cannabis sont-ils aussi bénins que l’on veut bien le croire ?

 

En France, la consommation du cannabis est très répandue : plus de 12 millions de français affirment ainsi avoir consommé du cannabis durant leur vie. Et si près de 4 millions d’individus en consomment actuellement, 1,2 millions en consomment régulièrement c’est-à-dire au minimum 10 fois par mois.

Ces chiffres montrent le phénomène qu’est devenu le cannabis en France. Qu’est ce qui incite à la consommation de cette drogue dite douce et quels sont les véritables effets du cannabis ? Voyons ce qu’il en est vraiment.

 

1- Les effets du cannabis recherchés par le consommateur:

 

En 2013, selon les estimations, 181,8 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans consomment du cannabis à des fins non médicales dans le monde.

 

Savez-vous qu’en France, 40% des jeunes de 17 ans ont déjà expérimenté le cannabis. Plus parlant encore en terme de précocité : 38% des jeunes de 15-16 ans scolarisés déclarent avoir déjà consommé du cannabis !

 

Si les garçons sont plus consommateurs que les filles, la consommation de cette drogue est courante voire banale chez les plus jeunes. S’agit-il de quelque chose d’innocent, d’un effet de mode ou est-ce l’expression d’un malaise ?

 

Le principal effet recherché par les consommateurs de cannabis est une certaine euphorie, caractérisée par une sensation de bien-être, d’insouciance et de calme.

 

Globalement, une personne qui consomme un psychotrope ou une drogue comme le cannabis est à la recherche de deux choses qui peuvent être concomitantes : il peut s’agir de la recherche du plaisir ou d’une baisse d’un inconfort psychologique ou interne.

Le cannabis peut aussi avoir ces effets sur le consommateur :

  • tendance à parler plus que d’habitude ou envie spontanée de rire;
  • différences de perception : les couleurs paraissent plus éclatantes et les sons plus distincts;
  • sentiment d’être plus ouvert d’esprit, plus créatif et même imaginatif;
  • augmentation de l’appétit;

La durée des effets du cannabis peut beaucoup varier d’une personne à l’autre. Elle dépend aussi de la quantité de cannabis consommée. Il faut savoir que l’on peut détecter le cannabis dans le sang d’une personne jusqu’à 3 semaines après la consommation.

Il s’agit d’une plante dont on consomme différentes parties un peu partout dans le monde, en fonction des habitudes de consommation.

Elle porte alors différents noms : marijuana (dans ce cas, ce sont les feuilles du cannabis que l’on fume), « joint » (cigarette roulée à la main dans lequel le cannabis peut ou non être associé au tabac), haschich (résine du cannabis)…

Depuis quelques années, on retrouve également sur le marché noir du cannabis sous forme synthétique, appelé cannabinoïde de synthèse qui est produite dans des laboratoires « clandestins ».

C’est la THC ou tétrahydrocannabinol qui est la substance qui provoque ces effets chez la personne consommant du cannabis. Il s’avère que le taux de THC a augmenté dans le cannabis ces dernières années,. Il est donc impossible de connaître la qualité et la composition exacte du cannabis et de ses dérivés achetés de manière illégale.

Contrairement à d’autre drogues, le cannabis engendre peu de dépendance physique ou de décès par overdose sauf dans des cas de problèmes cardiaques.

On le sait, certains effets du cannabis à court terme sont moins agréables :

  • baisse de la concentration et de la mémoire;
  • modification de la perception du temps et de l’espace. Ces effets peuvent causer beaucoup d’anxiété;
  • gonflement des vaisseaux sanguins (par exemple, yeux rouges);
  • assèchement de la bouche et de la gorge;
  • somnolence;
  • augmentation du rythme cardiaque;
  • mauvaise coordination des mouvements et manque d’équilibre.

Les effets du cannabis peuvent être ainsi très concrets : malaise, intoxication aiguë (ce que l’on nomme « bad trip »), qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion et d’étouffement.

 

Mais cela peut avoir aussi l’effet inverse à celui recherché en provoquant une crise d’angoisse très forte.

 

Lors d’une consommation régulière, certains effets sont ainsi loin d’être anodins et révèlent un usage problématique, donc nocif. Rentrons réellement dans les vrais dangers du cannabis.

effets du cannabis 2

2- Les vrais effets du cannabis: les dangers

 

  • Problèmes de concentration et de mémorisation

Le cannabis réduit les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs pendant le moment où ils sont sous l’emprise de cette drogue. En fait, la perception visuelle, mais aussi la vigilance et les réflexes peuvent être altérés.

 

En cas de consommation régulière, cela peut notamment perturber l’apprentissage scolaire ou avoir des effets négatifs dans le travail (capacité de travail, comportement inadapté…).

 

Chez les adolescents, dont le cerveau est plus vulnérable au cannabis que celui de l’adulte, cela peut même perturber le développement normal du cerveau. Les adolescents consommateurs de cannabis réguliers montrent une série de déficits cognitifs, y compris des troubles de l’attention, de l’apprentissage et de la mémoire, et une incapacité à échanger des idées ou des réponses.

 

Des études ont montré que les consommateurs ont 2,3 fois plus de risque de quitter de manière prématurée le système éducatif par rapport aux non consommateurs.

 

  • Maladies respiratoires

 

Il existe également un vrai risque respiratoire.

En effet, la fumée du cannabis contient des substances cancérigènes comme celle du tabac : elle est donc toxique pour le système respiratoire.

Chez les fumeurs de cannabis, la fréquence d’apparition de pathologies comme les bronchites chroniques, les infections pulmonaires ou encore les cancers du poumon, laisse supposer un lien entre la fumée de cannabis et toutes ces maladies.

Il existe peu d’études sur les effets du cannabis, en fonction de la façon dont il est consommé et qui peut être variée. Mais il faut savoir qu’en Europe, où la consommation concerne surtout la résine du cannabis (qui est sécrétée par la plante lors de la saison de la floraison), cette résine est mélangée parfois avec du tabac et peut-être coupée avec du henné, du cirage ou d’autres substances plus ou moins toxiques.

 

  • Dépendance psychique

 

Savez-vous que 10% des consommateurs réguliers de cannabis seraient dépendants ? 

 

Il ne s’agit pas de dépendance physique, contrairement à l’alcool par exemple qui entraine une dépendance physique et psychologique.

On parle de dépendance psychique, dans le cas où les préoccupations du consommateur sont centrées sur l’obtention et la consommation du produit, ce qui provoque l’isolement social et la perte de motivation.

Les critères incluent également les notions de tolérance (s’habituer à la substance et avoir besoin d’en prendre plus pour obtenir le même effet) et les symptômes de sevrage (symptômes liés à l’arrêt de la consommation).

 

Hors, la gravité de celle-ci dépend de l’importance de la consommation mais aussi de la qualité du produit ingéré.

 

L’addiction s’installe lorsque la personne ne maîtrise plus sa consommation, même si elle peut avoir des conséquences néfastes sur sa vie (comportement altéré, effet sur l’entourage…) ou crée une souffrance.

 

L’addiction correspond au moment où l’usage répété devient une nécessité au point qu’il occupe un espace important dans les pensées et, de façon générale, dans la vie d’une personne. On parle alors d’ « être accro ». Ce phénomène peut être favorisé par la survenue d’événements ou de séries d’événements difficiles. Ceci pourrait favoriser l’instauration de certains conditionnements, par le soulagement ressenti par le fait de consommer du cannabis, par exemple.

 

 

  • Baisse de la fertilité

Les effets du cannabis dont on parle moins concernent un impact négatif sur la fertilité masculine et féminine.

Cela peut entraîner une moindre qualité du sperme et rendre infertiles des hommes déjà peu fertiles. Ainsi, l’étude en 2003 du sperme de 22 hommes fumant du cannabis 4 fois par semaine depuis 5 ans, a montré la présence de spermatozoïdes moins nombreux, présentant un comportement anormal (trop actifs, ils avaient ainsi beaucoup moins de chances d’arriver à atteindre l’ovule et donc de féconder celui-ci).

Chez les femmes, cela pourrait également entraîner des effets sur les spermatozoïdes dans les voies génitales: on retrouve aussi un taux élevé de THC dans les voies génitales féminines.

 

  • Risque pour la conduite

L’usage de cannabis modifie l’appréciation du risque et impliquent une prise de risques ce qui est très dangereux pour la conduite.

On a toutefois du mal à établir la part exacte du cannabis dans les accidents de la route, pour plusieurs raisons : le cannabis, on l’a vu, persiste en quantités décelables dans l’organisme bien au-delà de la période d’effet aigu. Par ailleurs, les tests simples de contrôle pour le cannabis ne sont pas aussi répandus que pour l’alcool. Enfin, les contrôles de police se résument souvent à tester le niveau d’alcoolémie.

Diverses études montrent que la consommation de cannabis perturbe de manière significative la stabilité de la conduite. Le risque d’accident est doublé en cas de consommation de cannabis (quelle que soit la dose consommée). Le risque encouru par les consommateurs d’alcool (toutes doses confondues) est multiplié par 8. Pire : en cas de consommation simultanée d’alcool et de cannabis, les risques sont alors démultipliés et le risque d’accident est multiplié par 16.

La part attribuable au cannabis dans l’ensemble des décès par accidents de la route serait de 2.5 %, ce qui correspond, en France, à 180 morts par an. A cela s’ajoute un risque accru d’être tué même si l’on n’est pas responsable de l’accident, de l’ordre de 50 morts par an, pour un total de 230 morts par an.

L’usage de cannabis modifie l’appréciation du risque et impliquent une prise de risques ce qui est très dangereux pour la conduite.

On a toutefois du mal à établir la part exacte du cannabis dans les accidents de la route, pour plusieurs raisons : le cannabis, on l’a vu, persiste en quantités décelables dans l’organisme bien au-delà de la période d’effet aigu. Par ailleurs, les tests simples de contrôle pour le cannabis ne sont pas aussi répandus que pour l’alcool. Enfin, les contrôles de police se résument souvent à tester le niveau d’alcoolémie.

Diverses études montrent que la consommation de cannabis perturbe de manière significative la stabilité de la conduite. Le risque d’accident est doublé en cas de consommation de cannabis (quelle que soit la dose consommée). Le risque encouru par les consommateurs d’alcool (toutes doses confondues) est multiplié par 8. Pire : en cas de consommation simultanée d’alcool et de cannabis, les risques sont alors démultipliés et le risque d’accident est multiplié par 16.

La part attribuable au cannabis dans l’ensemble des décès par accidents de la route serait de 2.5 %, ce qui correspond, en France, à 180 morts par an. A cela s’ajoute un risque accru d’être tué même si l’on n’est pas responsable de l’accident, de l’ordre de 50 morts par an, pour un total de 230 morts par an.

  • Développement de l’apparition de cancer

La consommation de cannabis pourrait être liée à une augmentation de certains cancers.

 

Le cannabis fumé entrainerait un risque plus élevé d’apparition du cancer du poumon, pour plusieurs raisons : le THC dilate en effet les bronches et les alvéoles pulmonaires et l’inhalation est plus longue.

Une étude de 2008 a montré que la consommation de cannabis multipliait par 5,7 le risque de cancer du poumon chez les gros consommateurs de cannabis (un joint par jour pensant 10 ans).

 

Les consommateurs réguliers de cannabis auraient aussi plus de risque de développer un cancer des voies aériennes supérieures (nez, sinus, larynx) en particulier quand le cannabis est associé au tabac.

 

  • Apparitions de troubles psychiques

 

La consommation de cannabis peut parfois être impliquée dans l’apparition ou l’aggravation d’un trouble psychique. On distingue :

– des troubles aigus ou transitoires : on parle de psychose toxique quand la consommation de cannabis implique une perte de contact avec la réalité caractérisée par des convictions paranoïaques, des délires, voire des hallucinations auditives.

– des troubles persistants : Les personnes atteintes de troubles liés à l’usage du cannabis présentent également des taux plus élevés d’anxiété, de troubles de la personnalité et du comportement, de troubles de l’alimentation et d’anxiété.

 

Le cannabis n’est donc pas une drogue si douce ! Un usage intense provoque inévitablement des conséquences négatives pouvant aller jusqu’à la dépendance et des effets à long terme sur la santé.

Il existe d’autres moyens plus naturels et moins toxiques pour réduire votre stress. Ces méthodes sont beaucoup plus efficaces à court et long termes.

 

 

Chocolat noir : les 7 secrets de santé

chocolat noir calories

Le chocolat et en particulier le chocolat noir est l’aliment plaisir par excellence : c’est du sucre, du gras et des arômes qui forment un ensemble au goût exceptionnel.

Le chocolat noir avec une certaine amertume est souvent préféré des adultes.

Concernant la composition du chocolat noir, elle est d’une complexité incroyable avec plusieurs centaines de molécules qui la constituent. Tous les effets sur la santé de la consommation du chocolat ne sont pas encore connus.

Pourquoi manger un carré de chocolat noir par jour est conseillé pour améliorer son hygiène de vie ? Que nous apporte le chocolat noir sur le plan nutritionnel ? Quels sont les vertus, les bienfaits du chocolat noir sur la santé ?

 

Cet article va vous dévoiler les secrets de santé du chocolat noir :

 

 

 

 

1-Le chocolat noir a une grande richesse nutritionnelle :

 

  • Le chocolat noir est riche en calories : Le point noir c’est qu’il est très calorique (500 kcal pour une plaquette de chocolat). Il faut donc en manger peu ! Le chocolat au lait est aussi calorique que le chocolat noir ou blanc.

Le chocolat noir est plus gras et moins sucré que le chocolat au lait ou blanc.

1 carré de chocolat correspond à 30kcal au maximum.

  • Le chocolat est gras:

En particulier le chocolat noir et encore plus le chocolat noir à 70%. Le chocolat contient des bonnes graisses : des graisses insaturées (surtout des mono-insaturées comme l’huile d’olive), et des graisses saturées dont un certain nombre sont de bonnes graisses saturées.

Le chocolat contient peu de cholestérol alimentaire et des phytostérols. Les phytostérols ou forme de cholestérol végétal n’a aucun effet nefaste sur la santé.

On peut consommer du chocolat même si on a un excès de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol).

  • Le chocolat est sucré: il contient des sucres complexes (amidon) et des sucres ajoutés en quantité variable selon le chocolat.

4 carrés de chocolat noir correspondent à 1 morceau de sucre

4 carrés de chocolat blanc ou au lait correspondent à 2 morceaux de sucres

l’index glycémique du chocolat noir est très bas : entre 30 et 35. Le chocolat noir peut donc être consommé par une personne diabétique.

  • Les vitamines du chocolat noir : on retrouve un peu de vitamines E et B
  • Le chocolat noir est riche en magnésium et en potassium

 

2- le chocolat noir a un rôle dans la protection cardiovasculaire :

 

Le chocolat noir contient des antioxydants : polyphénols, flavonoïdes (anthocyanes, catéchines, flavonol…). Les antioxydants ont des effets connus sur le vieillissement cellulaire et la réduction de l’oxydation des lipides du sang. Concrètement, il est difficile de mesurer précisément les effets sur notre santé.

Les antioxydants semblent avoir un effet bénéfique sur le cœur et les vaisseaux :

-meilleur contrôle de la tension artérielle

-tendance à la vasodilatation des artères

-réduction du processus d’athérosclérose (réduction de l’apparition de plaques dans les artères) avec moins d’oxydation des lipides.

 

Les antioxydants, les oméga-9 (bonnes graisses mono-insaturées), et les phytostérols

retrouvés dans le chocolat, ont des effets bénéfiques sur le cœur : réduction de la tension artérielle, baisse du mauvais cholestérol, moins de lésions dans les artères (athérome).

 

3- Le chocolat noir serait un régulateur de la tension artérielle :

 

La consommation régulière de chocolat noir tend à réduire les chiffres de tension artérielle et doit faire partie des bonnes règles d’hygiène de vie.

Les médecins cardiologues préconisent la consommation d’un carré de chocolat noir par jour (pour prévenir ou réduire le risque de tension artérielle).

chocolat noir calories

4- le chocolat noir et le contrôle du poids :

 

Certaines études mettent en évidence un effet amincissant du chocolat noir 100%, l’effet sera obtenu après 30g de prise quotidienne. Le mécanisme n’est pas bien certain : plusieurs hypothèses sont évoquées : effet coupe-faim du chocolat noir ou baisse du stress qui réduit les pulsions alimentaires ou effet antioxydant des polyphénols.

Même en cas de régime pour maigrir, il n’est pas question de se priver : 1 carré de chocolat représente 20 à 30 kcal. La perte de poids ne se jouera pas que sur ça, tout est question de dose comme toujours !

 

5- le chocolat noir et son effet coupe-faim :  

 

L’ingestion de chocolat noir à 100% permet de réduire le taux de ghréline (hormone qui stimule l’appétit). Des études ont mis en évidence que la prise alimentaire de chocolat noir 100% permet de réduire la pulsion alimentaire lorsqu’elle est présente.

 

 

6- le chocolat noir : cholestérol et triglycérides

 

En cas de triglycérides élevés dans le sang (hypertriglycéridémie), il est souhaitable de réduire les douceurs au chocolat jusqu’au prochain contrôle par prélèvement sanguin.

 

En cas de mauvais cholestérol élevé, on peut envisager le maintien d’un ou 2 carrés de chocolat noir par jour compte tenu de l’effet positif au niveau cardiovasculaire et sur la tension artérielle.

 

 

7- l’effet sédatif et antidépresseur du chocolat noir :

 

La PEA (phényléthylamine) contenu dans le chocolat semble avoir des effets psycho-sensoriels sur l’organisme : cette molécule a une affinité avec des récepteurs opioïdes au niveau du système nerveux, et pourrait être à l’origine d’un effet antidépresseur du chocolat noir (associé à l’effet du magnésium).

 

 

Le chocolat à forte dose est pourvoyeur de calories, de graisses et de sucres qui peuvent engendrer une prise de poids : une tablette de 100g de chocolat apporte en moyenne 500Kcal.

le chocolat noir a de nombreuses vertus : il donne du plaisir, de l’énergie, apporte la bonne humeur, protège notre coeur et nos vaisseaux, et régule astucieusement notre tension artérielle.

Le chocolat noir est excellent pour la santé, à petite dose évidemment !

Régime sans sucre : LE guide ultime

régime sans sucre

Tenter un régime sans sucre strict ou plutôt sans glucides n’a aucun sens, c’est comme tenter de vivre sans respirer, c’est impossible et déconseillé.

Un régime sans sucre ajouté ou en tout cas sans trop de sucre ajouté peut lui avoir beaucoup de sens, un intérêt pour la santé. On conserve les glucides des aliments, tout en limitant les sucres ajoutés. C’est finalement l’objectif d’une alimentation équilibrée : ne pas dépasser 7 morceaux de sucres pour les sucres ajoutés (si vous avez une activité physique).

Au-delà de 7 morceaux de sucres, vous vous exposez à une prise de poids.

 

Notre attraction pour le sucre est génétiquement programmée et a pour but de nous aider à trouver notre carburant pour nos cellules, notre cerveau. Il en va de notre survie, au départ. Nos réserves en sucres sont partiellement utilisées en 4-5 heures, et épuisées en 24h.

Il est bien rare de trouver quelqu’un qui n’aime pas le goût sucré. Les excès sont fréquents, on parle de « déluges de sucres » simples (ajoutés) chez certaines personnes : le sucre est partout dans les rayons des supermarchés et est très bon, il apporte du plaisir, le marketing pour vendre les produits est excellent… bref ça fonctionne bien, on en mange de plus en plus… mais notre santé, notre vie doit rester notre priorité !

 

Les sucres (ou glucides) représentent 50% des calories quotidiennes dont nous avons besoin dans une alimentation équilibrée. Il est impossible de faire sans. Il faut choisir les sucres

Il y a différents sucres :

-les sucres complexes (amidon) : qu’on retrouve dans le pain, les céréales, les féculents

-les sucres simples :

* les sucres de fruits

* les sucres ajoutés : miel, maïs, bonbons, biscuits, gâteaux, sodas, confiture, desserts, viennoiseries, morceau de sucre etc.

* les sucres de lait (lactose) : lait, laitages

Nos besoins en sucres sont les suivants : 70 % sont des sucres complexes, 30% sont des sucres simples (fruits, sucres ajoutés, sucres de lait).

 

Concrètement comment faire un régime sans sucre ajouté (ou presque) ?

Quels sont les aliments sucrés à éviter en cas de régime sans sucre ajouté ?

 

Pour faire les bons choix alimentaires lorsqu’on envisage un régime sans sucre ajouté, il faut savoir où se trouvent les sucres simples ajoutés, afin d’éviter de dépasser les 7 morceaux de sucres par jour. On peut donc avoir des plaisirs, mais pas tous le même jour !

 

-Les glaces :

* 1 boule de sorbet : 2 morceaux de sucre

* 1 boule de glace ou crème glacée = 1 morceau de sucre (mais plus gras ! )

 

-Le chocolat :

*4 carrés de chocolat noir : 1 morceau de sucre

*4 carrés de chocolat au lait ou blanc : 2 morceaux de sucre

 

-les biscuits :

*le Petit-BeurreR = 0,5 morceau de sucre

*le boudoir= 0,5 morceau de sucre

*pain d’épices : 1 tranche = 2 morceaux de sucres

*cookie aux pépites de chocolat = 1 morceau de sucre

* brownie au chocolat = 2 morceaux de sucres

 

-la confiture : 1 cuillère à café = 1 morceau de sucre.

 

-la pâte à tartiner à la noisette : 1 cuillère à café = 2 morceaux de sucre

-le miel : 80% de sucres, 20% d’eau ; donc très sucré et très calorique, 1 cuillère à café de miel = 1 morceau de sucre. C’est une bonne alternative au sucre, son pouvoir sucrant est plus élevé lorsqu’il est riche en fructose

 

-Les viennoiseries :

*1 pain au chocolat : 2 morceaux de sucre

*1 pain aux raisins : 4 morceaux de sucre

*1 croissant aux amandes : 2 morceaux de sucre (très calorique)

 

-les céréales :

*1 poignée de céréales au chocolat ou au miel : 2 morceaux de sucre

* les céréales « flocons d’avoine » : presque zéro sucre, fortement conseillées lorsqu’on a trop de mauvais cholestérol.

*les céréales mueslis : 1 poignée = 1 à 2 morceaux de sucre

 

-un bonbon : 1 ou 2 morceaux de sucre (entre 30 et 50kcal/bonbon)

 

-soda :

1 soda (33cl) = 7 morceaux de sucre ! (et 140 Kcal ! )

1 soda édulcoré (33cl) = 0 Kcal, 0 morceau de sucre

 

-jus de fruit : depuis 2012, en France, on trouve dans les jus de fruits que les sucres des fruits et non plus des sucres ajoutés. On boit du fruit. On compte les sucres des jus dans les sucres des fruits et non pas dans les sucres ajoutés.

1 verre de jus de fruit = 0 morceau de sucre

 

-eaux aromatisées (0 sucre, avec un arôme) : 0 calorie

Par exemple : PerrierR citron vert

-eaux aromatisées sucrées : 1 verre = 2 morceaux de sucre

Par exemple : PulcoR citronnade

-eaux aromatisées édulcorées : 0 sucre, 0 calorie

 

-dessert :

1 mousse au chocolat : 6 morceaux de sucre

1 crème à la vanille (ou au chocolat) : 4 morceaux de sucre

1 yaourt nature : 0 morceau de sucre

1 yaourt aromatisé aux fruits : 2 morceaux de sucre

 

régime sans sucre

N’oubliez pas le but premier de notre alimentation, nous fournir de l’énergie pour vivre. Notre alimentation a un rôle de plus en plus émotionnel avec une dimension psycho-sociale. Ne mettez pas en danger votre santé, en mangeant sans en avoir conscience des aliments sucrés et caloriques.

La gestion du stress ne doit pas passer systématiquement par le grignotage ou le tabagisme, d’autres solutions moins néfastes existent et apportent des résultats bien meilleurs à court terme et à long terme : l’activité physique et sportive, la relaxation avec les techniques de respiration abdominale, le yoga, le qi gong etc.

 

Vous pouvez consommer occasionnellement des viennoiseries parce que c’est bon, mais c’est bon car il y a du gras, du sucre et beaucoup de calories donc ça ne peut pas faire partie de votre quotidien. Lorsque vous mangez des viennoiseries, il faudra faire un repas « light » le soir : soupe, fruit et yaourt.

 

On peut tout à fait manger une glace de temps en temps, même si on essaie de perdre du poids, plutôt le midi ou avant 17h (le soir on stocke plus facilement les calories).

 

Le chocolat noir est un aliment santé et surtout plaisir, alors profitez-en si vous l’aimez ! Il est intéressant pour le cœur avec ses antioxydants, joue un rôle préventif sur la tension artérielle et sur la paroi des artères. En cas d’excès ou de triglycérides élevés, pensez à réduire votre consommation de chocolat.

Le chocolat noir est le plus gras mais le moins hyperglycémiant.

Une trop grande consommation de bonbons peut entraîner l’obésité, le diabète et des complications. Peu importe la composition en sucre du bonbon, les calories sont les mêmes ! Il faut donc être raisonnable.

 

Il est vivement déconseillé de vous habituer (ou d’habituer vos enfants) à boire du soda à table, vous vous exposez à une prise de poids excessive et à une dépendance au sucre.

Consommer du soda édulcoré pendant les repas n’est pas une bonne idée non plus, car vous risquez de prendre l’habitude du goût sucré et d’être attiré par tout ce qui est sucré, et de ne boire plus d’eau du tout !

Autrement dit, tous les types de sodas sont à déconseiller en cas de régime sans sucre ajouté : soit on a un déluge de sucres (et de calories) soit c’est édulcoré (0 sucre, 0 calorie) mais le risque est l’addiction au goût sucré !

 

Si vous n’aimez pas l’eau du robinet, mettez-la une nuit au frigo, le lendemain son goût sera modifié (le chlore va s’évaporer dans la nuit).

Donnez du goût à votre eau avec de la menthe fraîche, ou du citron.

 

Nous avons passé en revue un certain d’aliments sucrés, vous connaissez leur équivalence en morceau de sucre et la limite à ne pas franchir. En cas de faible activité physique ou de forte consommation de sucres (ajoutés), ou les deux, la prise de poids peut se produire.

 

Le grand danger vient des sodas. Un seul verre de soda et vous avez le total de la journée.

Plus vous êtes sportif, plus vous pouvez êtes gourmand ! Manger moins sucré, c’est pratiquer un régime sans sucre (ajouté) ou presque ! Prenez conscience des quantités de sucres ingurgitées avec certains aliments ou boissons, par vos enfants, par vous.

 

La prise de poids dépend de notre mode de vie… adoptez celui qui ne nuit pas à votre santé !

Développez une attitude « santé positive »  !