L’acidité gastrique : 9 remèdes naturels pour la soulager

L’acidité gastrique peut le plus souvent être soulagée par des remèdes naturels, non médicamenteux. Le meilleur médicament c’est vous-même.

L’acidité gastrique peut être très gênante et difficile à vivre et aboutir à des complications si elle n’est pas prise en charge.

Comment la soulager réellement ? Il existe de nombreux remèdes naturels et des conseils efficaces, très peu connus que vous découvrirez dans cet article.

Je vous révélerai également les actions à mettre en place pour se libérer progressivement et définitivement de ce trouble. En améliorant votre hygiène de vie, l’acidité gastrique diminuera. Si vous maintenez vos actions sur le long terme, l’acidité gastrique ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

 

L’acidité gastrique, de quoi parle-t-on ?

Définition

Pour digérer les aliments, l’estomac sécrète de l’acide. La muqueuse gastrique est résistante à cette acidité. Mais, dans certains cas, la production d’acide augmente anormalement, provoquant alors une hyperacidité à l’origine d’une irritation de la muqueuse gastrique.

Cette acidité gastrique (ou de l’estomac) peut remonter dans l’œsophage : c’est le reflux gastro-œsophagien. Ceci se produit quand le sphincter inférieur de l’œsophage, dysfonctionne. Il est normalement ouvert quand nous buvons et mangeons et fermé entre ces moments pour empêcher le contenu acide de l’estomac de remonter. Quand il s’ouvre à n’importe quel moment, il provoque des remontées gastriques qui agressent l’œsophage.

Les symptômes :

Ils sont nombreux :

  • Goût aigre dans la bouche ;
  • Régurgitations acides dans la bouche (retour d’aliments ou de liquide dans la bouche) sans nausées ni effort de vomissement ;
  • Sensations de brûlures dans l’œsophage, derrière le sternum ;
  • Crampes d’estomac continues ;
  • Ballonnements ;
  • Brûlures d’estomac ;
  • Selles de couleur foncée ou noire (si saignements au niveau de l’œsophage ou de l’estomac).

 

Il peut exister également d’autres symptômes :

  • Toux ou hoquet persistants ;
  • Asthme nocturne, sans rapport avec une allergie ;
  • Nausées ;
  • Voix rauque et enrouement ;
  • Problèmes dentaires (perte de l’émail).

8 remèdes naturels pour soulager l’acidité gastrique

Les remèdes suivants sont essentiels pour soulager l’acidité gastrique. C’est à vous de tester et de choisir ceux qui vous conviennent le mieux.

Des conseils à appliquer au quotidien pour diminuer l’acidité gastrique

  • Modifier ses habitudes alimentaires
  • Prendre des repas légers à heure fixe : pour soulager son estomac, il est recommandé de fractionner son alimentation, prendre 6 petits repas plutôt que 3 gros ;
  • Eviter les aliments trop chauds, manger tiède et privilégier le plus possible le cru au cuit ;
  • Bien mastiquer les aliments (au moins 20 fois chaque bouchée) ;
  • Limiter les matières grasses cuites (beurre, huile, margarine, crème fraîche, à ajouter après cuisson si nécessaire) et les aliments riches en graisse (fritures, plats en sauce, viandes grasses, plats industriels…) ;

 

  • Limiter, voire supprimer les agents irritants
  • Supprimer les boissons gazeuses qui dilatent l’estomac et l’irritent à cause des bulles ;
  • Diminuer le tabac (voire le supprimer) ;
  • Ne pas dépasser un à deux verres d’alcool par jour en privilégiant le vin biologique ;
  • Eviter de consommer trop de café et de thé, surtout à jeûn ;
  • Préférer les aromates (coriandre, basilic, angélique…) aux épices et aliments épicés comme la moutarde ou le piment ;
  • Limiter au maximum les aliments acides : agrumes (orange, citron, pamplemousse, mandarine, clémentine), tomates cuites, vinaigre, fruits peu mûrs, les fruits rouges, etc…
  • Apprendre à se relaxer et à gérer ses émotions

 

  • Favoriser la relaxation durant et après les repas ;
  • Verbaliser ses émotions et ses ressentis.

Autres conseils utiles

  • Relever la tête de lit d’une vingtaine de centimètres. Eviter de vous coucher sur une pile d’oreillers car cela vous fait prendre une mauvaise position et entraîne une augmentation de pression dans l’œsophage et l’estomac, empirant les remontées acides ;
  • Eviter de se pencher en avant ou de s’allonger après un repas.

 

Autres pistes pour se libérer de l’acidité gastrique

  1. Perdre du poids

Les personnes en surpoids, et à fortiori les personnes obèses, ont une pression intra abdominale élevée qui peut entraîner un dysfonctionnement du sphincter inférieur de l’œsophage. Perdre ses kilos en trop peut réduire la pression exercée sur le sphincter inférieur de votre œsophage, limitant ainsi la remontée de l’acide gastrique dans l’œsophage.

  1. Manger sainement

Adopter une alimentation équilibrée composée d’une grande variété de fruits et légumes, d’aliments biologiques et bruts (le moins cuisiné possible) est une des clefs pour se libérer de l’acidité gastrique. Il est bon de privilégier les aliments crus et la cuisson à la vapeur douce.

 

  1. Gérer son stress

Le stress est un des facteurs principaux à l’origine de l’acidité gastrique et de son aggravation. Il est primordial d’identifier les situations qui vous stressent pour les éviter ou s’y préparer en utilisant des techniques de relaxation. De nombreuses techniques existent comme la méditation, le yoga, la relaxation, des exercices de respiration, les massages, les bains chauds, le Gi Gong, le Tai-chi.

 

  1. Rééquilibrer sa flore intestinale

Pour lutter contre l’acidité gastrique, il est très important de restaurer un bon équilibre bactérien dans l’intestin. En effet, la prolifération de mauvaises bactéries est une des causes de ce trouble.

La prise de probiotiques en cure de manière régulière est efficace pour équilibrer sa flore intestinale.

La consommation d’aliments fermentés comme le kéfir, le yogourt, la choucroute, les cornichons sera aussi très bénéfique.

 

Traitement médical

Les antiacides, disponibles sans ordonnance sont souvent pris en premier recours pour calmer l’acidité gastrique. Si ce traitement n’a pas permis un soulagement après deux semaines de prise, il est conseillé de consulter son médecin.

 

Le médecin pourra vous prescrire des anti-H2 qui réduisent la sécrétion d’acides par l’estomac ou des inhibiteurs de la pompe à protons qui bloquent la production d’acides gastriques.

 

 

Complications possibles

L’hyperacidité gastrique non prise en charge peut être à l’origine de différentes complications. Elle provoque une irritation de la muqueuse de l’estomac causant douleurs, brûlures et, à terme, des ulcérations. Au niveau de l’œsophage, l’acidité gastrique peut provoquer des inflammations, des saignements puis des ulcères. Si le reflux gastrique n’est pas pris en charge, la muqueuse de l’œsophage agressée est remplacée par une muqueuse de type intestinal : c’est l’endobrachyoesophage. C’est une lésion irréversible et précancéreuse qui devra être régulièrement surveillée.

Il est important de consulter son médecin si les signes persistent. Toute modification ou arrêt du traitement en cours ne doit pas se faire sans un avis médical au préalable.

 

 

Maintenant, c’est à vous d’agir pour diminuer l’acidité gastrique et retrouver du confort au quotidien. Les remèdes naturels et les conseils seront efficaces si vous les intégrez à vos habitudes.

En devenant acteur, en plus de soulager vos maux, vous contribuerez à leur diminution progressive jusqu’à leur disparition totale.

3 habitudes de vie à adopter pour mener une vie saine

Nous sommes capables de contrôler certaines composantes de la vie : nous pouvons adopter les comportements permettant de mener une vie saine et ainsi de mettre toutes les chances de notre côté pour rester en bonne santé le plus longtemps possible. Cela est non seulement bénéfique pour vous mais aussi pour toutes les personnes qui partagent votre vie ! En menant vous-même une vie saine, vous influencez votre entourage positivement.

 

  1. Manger pour vivre, vivre pour manger

 

Pour mener une vie saine, commençons par bien manger. La clef est d’adopter une alimentation équilibrée et variée.

Il faut privilégier les aliments bénéfiques pour la santé comme les légumes, fruits, féculents, légumineuses. Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut entièrement éliminer les aliments sucrés, gras et salés, moins bons pour la santé mais souvent gourmands. Tout est dans la modération !

Voici quelques recommandations basées sur des études scientifiques qui vous aideront à mener une vie saine :

  • Augmentez la consommation de fruits et de légumes. On parle de 5 portions de fruits et légumes par jour (une portion = 80-100 grammes) que vous pouvez manger telles quelles ou décliner par exemple en tarte, gratins, salades.
  • Essayez de consommer au moins deux fois par semaine des légumes secs (haricots, lentilles, pois chiches…) qui sont naturellement riches en fibres en les associant à des légumes et de la viande. Vous pouvez les associer avec un produit céréalier si vous voulez remplacer la viande.
  • Vous pouvez consommer des féculents (pâtes, pomme de terre, riz, pain) tous les jours, contrairement aux idées reçues ils ne font pas grossir, mais veuillez à les prendre complets, plus riches en fibres.
  • Les matières grasses peuvent être consommées en petites quantités mais pensez à utiliser des alternatives plus saines, par exemple l’huile d’olive, ou de colza au lieu du beurre.
  • Vous pouvez consommer deux produits laitiers par jour (pour un adulte) afin d’apporter du calcium, bon pour des os et dents solides.
  • Essayez de réduire la viande surtout rouge. En revanche vous pouvez manger deux fois par semaine du poisson en particulier les poissons gras comme les maquereaux ou harengs.
  • Limitez les aliments trop salés, trop sucrés, les boissons sucrées, y compris les jus de fruits, les aliments gras et ultra-transformés comme les bonbons, chips, biscuits apéritifs, charcuterie etc.

Si possible, cuisinez vous-même de bons petits plats à la maison. En effet, les produits tout faits sont souvent trop salés et contiennent des additifs et exhausteurs de goût, sans parler des emballages très polluants. Les librairies regorgent de livres de recettes pour les personnes pressées, vous pouvez aussi retrouver de nombreuses idées sur internet. Vous passerez peut-être 20 minutes de plus à cuisiner mais l’impact sur votre santé sera bien meilleur qu’un plat tout fait.

La façon dont on mange est toute aussi importante que le contenu de l’assiette. Un repas pris en famille ou entre amis créé un moment de convivialité qui permet de relier l’utile à l’agréable dans cette nouvelle vie saine. Il vaut mieux éviter si possible les repas devant la télévision qui souvent amènent à manger plus que nécessaire. Manger en pleine conscience, c’est-à-dire en vous concentrant sur les aliments, les goûts, la texture, la quantité, aide à ressentir les sensations et notamment la satiété. Il vous sera plus facile de savoir quand arrêter de manger de façon naturelle.

 

  1. Se bouger pour une vie saine

 

Les bienfaits d’une alimentation équilibrée et de l’activité physique sont nombreux sur la santé physique et mentale et permettent de prévenir de maladies chroniques (tels que le diabète de type 2, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’obésité) et réduisent le risque de maladie d’Alzheimer et de Parkinson… Cependant, les études montrent aussi que l’activité physique est insuffisante dans la population française et ce quelque soit l’âge. De façon parallèle, la sédentarité, souvent estimée par le temps assis devant un écran est trop élevée avec une tendance à l’augmentation pour le temps passé devant un écran pour le loisir. A titre d’exemple, les adultes passent en moyenne plus de 3h30 assis devant un écran, hors temps de travail.

Les activités physiques et sportives tiennent donc une place importante dans une vie saine. Contrairement aux idées reçues, tout le monde peut et est encouragé à pratiquer une activité physique, pas besoin d’être un grand sportif !

Il existe de multiples façons de bouger son corps :

  • pour le transport : se rendre à un endroit à pied, à vélo, en roller, un moyen de transport nécessitant un minimum d’activité physique.
  • dans le cadre du travail : en particulier pour les personnes qui sont amenées à faire du travail manuel, manutentionnaire, travaux, les sportifs professionnels etc, prendre les escaliers
  • les activités domestiques : faire le ménage, du bricolage, porter des courses…
  • le loisir : évidemment les divers sports pratiqués en loisir mais aussi les promenades à pied ou à vélo, le jardinage…

On se rend compte ainsi que de petits changements d’habitude permettent d’atteindre rapidement les recommandations (pour les adultes) :

  • pratiquer au moins 30 minutes d’activités physiques par jour
  • réaliser deux fois par semaine des activités de renforcement musculaire (entretien de la force des muscles, par exemple le gainage), d’assouplissement (étirements, par exemple du stretching) et d’équilibre (par exemple en faisant du yoga, ou des exercices très simples comme tenir sur un pied, marcher sur une ligne droite etc).
  • diminuer le temps assis en se levant au moins toutes les 2 heures, ne serait-ce que pour faire quelques pas ou s’étirer.

Ceci est un idéal à atteindre, si vous n’y arrivez pas dans un premier temps, allez y progressivement ! Vous pouvez également vous faire accompagner par des professionnels si vous reprenez le sport après une période d’arrêt. Rappelez-vous que toutes les excuses sont bonnes à prendre pour bouger son corps ! De plus, vous verrez que faire de l’activité physique est un cercle vertueux, plus vous en ferez, moins vous aurez de mal à vous y mettre, plus cela vous semblera naturel et plus vous en ferez !

 

  1. Un dernier verre pour la route vers une vie saine ? Ou une cigarette ?

 

Pour parfaire votre mode de vie sain, quoi de mieux que de réduire sa consommation de tabac et d’alcool ? Le tabac continue de faire des ravages. D’après Santé publique France, ce sont chaque année plus de 75 000 personnes (13% des décès en France) qui succombent du tabagisme. C’est la première cause de mortalité évitable et en moyenne un fumeur sur deux décède des méfaits du tabagisme. Le tabac est responsable de nombreuses maladies comme des cancers dont le plus connu est celui du poumon mais aussi d’autres organes (toute la sphère ORL, pancréas, vessie, utérus, reins, oesophage…), des maladies cardiovasculaires, des maladies pulmonaires chroniques mais également de nombreuses autres atteintes (vieillissement prématuré de la peau, les dents jaunes, mauvaise haleine, fragilisation des gencives etc). Pour contrer les effets néfastes de la cigarette, il n’existe qu’une solution : arrêter. Malheureusement, la cigarette est très addictive beaucoup de gens essaient d’arrêter et s’exposent aux nombreuses difficultés du sevrage.

L’Académie Santé Positive vous propose une méthode simple et rapide pour en finir avec la cigarette.

Ne restez pas seul(e) face à ce problème. Cela va de même avec l’alcool, sujet plus tabou mais qui induit également des conséquences graves sur la santé : cancers, maladies cardiovasculaires, maladies neurologiques, maladies mentales, des conséquences sociétales et familiales qui peuvent être dramatiques… L’alcool est tellement intriqué dans notre culture et gastronomie qu’il est difficile de l’éviter complètement. Le but est donc d’en consommer avec modération : pas plus de 10 verres par semaine avec un maximum de deux verres par jour et pas tous les jours. Quand vous en consommez, assurez-vous de limiter la quantité ingurgitée à chaque occasion, de rester hydraté(e) (l’alcool assèche) en buvant de l’eau évidemment, de ne pas prendre la route, de manipuler des objets dangereux ou de prendre des médicaments en même temps. Vous l’aurez compris, alcool et tabac ne font pas bon ménage dans une vie saine mais des solutions existent pour vous aider à diminuer ou à arrêter leur consommation.

 

 

Une vie saine peut vous aider à rester en bonne santé, prenez soin de votre corps, prenez soin de vous.

Rhinite allergique : 5 pistes pour s’en libérer définitiveme

Eternuements, nez qui coule, qui gratte, yeux rouges, etc…nombre d’entre nous connaissent les signes de la rhinite allergique quand arrive la belle saison. Près d’un français sur 4 souffre de cette maladie chronique. La rhinite allergique est gênante et inconfortable à vivre au quotidien. Elle peut grandement impacter notre vie, et si nous pouvions nous en libérer ?

Dans cet article, je vous expliquerai ce qu’est la rhinite allergique. Vous découvrirez ensuite des astuces pour gérer une crise et la soulager. Pour conclure, je vous dévoilerai des pistes qui vous permettront de vous libérer définitivement de ce trouble.

En améliorant votre hygiène de vie et en prenant soin de vous, la rhinite allergique ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Certes, il faudra un peu de patience et de volonté. Mais pensez à la fierté que vous ressentirez quand vous serez délivré de cette maladie. Quel plaisir ce sera de pouvoir profiter pleinement de votre vie sans avoir à supporter les désagréments de l’allergie.

Vous êtes prêt à agir pour votre santé ?

 

1) La rhinite allergique : qu’est-ce que c’est ?

 

  • Définition 

La rhinite allergique, appelée aussi rhume des foins, est la manifestation respiratoire de l’allergie avec l’asthme. Elle se manifeste surtout au printemps (rhinite saisonnière) à cause des pollens mais elle peut durer toute l’année (rhinite persistante).

La rhinite allergique (comme toutes les allergies) est liée à la réaction excessive de l’organisme à une substance inoffensive identifiée comme potentiellement agressive. Ainsi, lors de la première rencontre avec une substance allergisante, le système immunitaire la reconnaît comme un potentiel ennemi. Il met alors en place une réponse immunitaire pour être prêt à se défendre à la rencontre suivante : c’est la phase de sensibilisation. Lors des autres contacts, le système immunitaire réagit tout de suite en attaquant la substance : c’est la réaction allergique.

Les signes fréquents de la rhinite allergique sont les démangeaisons nasales, l’écoulement nasal clair, l’obstruction nasale, une conjonctivite (les yeux piquent, coulent et sont rouges), des éternuements intempestifs. Souvent, d’autres signes se rajoutent comme la fatigue, la perte partielle ou totale de l’odorat et les maux de tête.

 

  • Etat des lieux 

500 millions de personnes sont touchées à travers le monde. En France, aujourd’hui, 1 personne sur 4 présente une allergie respiratoire contre 1 personne sur 25 en 1968.

Cette augmentation serait liée à l’industrialisation de la société, les facteurs génétiques n’étant que faiblement impliqués dans ce trouble. En réalité, la rhinite allergique proviendrait de la transmission d’un état inflammatoire (l’état atopique) au fil des générations. De plus, le stress, la pollution atmosphérique, l’alimentation déséquilibrée, l’excès d’hygiène, l’utilisation facilitée de médicaments sont autant de facteurs qui surchargent notre organisme et affaiblissent notre système immunitaire.

2) 4 astuces pour gérer et soulager la crise

Avant de prendre les médicaments habituellement prescrits par le médecin (corticoïdes et antihistaminiques), il existe quelques astuces à mettre en place, notamment au printemps, pour gérer et soulager les crises de rhinite allergique. N’oubliez pas que le meilleur médicament c’est vous-même !

  1. Limiter au maximum les aliments allergènes

Certains aliments sont riches en histamine ou en tyramine (précurseur de l’histamine). L’histamine est un acide aminé impliqué dans la réaction allergique.

Les aliments concernés sont les fromages, le chocolat, les poissons frais et en conserve (espadon, thon…), les coquillages et crustacés, la charcuterie, le blanc d’œuf, l’alcool, la tomate, le chou, le raisin, la fraise, le thé noir, le café et les aliments à base de cacahuètes.

Réduire au maximum ces aliments évitera d’amplifier et d’entretenir la crise.

 

  1. Soulager ses yeux

Le pollen est très irritant pour les yeux. Les hydrolats de camomille, de plantain et de bleuet ont des propriétés anti-inflammatoires, anti-allergiques et calmantes. Appliquer des compresses d’hydrolat matin et soir sur les yeux permettra de les soulager.

 

 

  1. Limiter au maximum le contact avec le pollen

Les conseils pratiques suivants permettent de limiter le contact avec les allergènes printaniers :

  • Se changer en arrivant chez soi,
  • Se laver les cheveux avant de se coucher,
  • Ne pas faire sécher son linge à l’extérieur,
  • Aérer son domicile sauf les jours de grand vent,
  • Porter des lunettes de soleil à l’extérieur.

 

  1. Limiter le stress

Le stress est pro inflammatoire. Il est important de s’aménager régulièrement des temps de repos et de détente. Les techniques « respiratoires » (méditation, yoga …) sont des outils très puissants de gestion du stress à utiliser au quotidien.

 

3) 4 pistes pour se libérer définitivement de la rhinite allergique

 

  1. Mangez sainement

Une alimentation saine, équilibrée et riche en nutriments permet de faire le plein de vitalité et renforce l’organisme.

Les conseils suivants permettent d’avoir une bonne hygiène alimentaire :

  • Manger beaucoup de fruits et de légumes frais et de saison, crus ou cuits à la vapeur ou à l’étouffée ;
  • Consommer des huiles vierges, biologiques, de première pression à froid (cameline, colza, lin) et des poissons gras riches en Oméga 3 anti-inflammatoires ;
  • Ajouter des condiments (ail, oignon) ;
  • Préférer les aliments bruts, peu transformés, issus de l’agriculture biologique.

 

 

  1. Renforcez votre barrière intestinale

Une barrière intestinale affaiblie laisse passer des déchets qui encombrent l’organisme et entretiennent le terrain allergique.

Pour aider à prévenir les allergies, il faut prendre soin de ses intestins. En plus d’une alimentation équilibrée et riche en fibres, on peut :

  • Limiter au maximum le sucre, le sel, le gras saturé qui perturbent la flore intestinale ;
  • Réduire les produits laitiers qui irritent la muqueuse intestinale. Ils sont souvent à l’origine de troubles immunitaires chroniques. De plus, ils favorisent la production de mucus qui congestionne les poumons et les sinus ;
  • Faire des cures de probiotiques pendant 1 à 3 mois renforce la barrière intestinale, augmente l’immunité et prévient l’apparition du terrain allergique.

 

  1. Apprenez à gérer votre stress

Le stress est un véritable fléau dans notre société. Il entraîne la production de cortisol dans notre corps. Cette hormone du stress crée un état inflammatoire, ce qui sollicite grandement le système immunitaire et favorise le développement d’un terrain allergique. Apprendre à gérer le stress au quotidien sera d’une aide précieuse pour prévenir la survenue de rhinite allergique. De nombreuses techniques peuvent être utilisées : le yoga, la sophrologie, la méditation, les exercices de respiration, la pleine conscience, etc…

 

  1. Bougez !

L’exercice physique régulier permet une bonne oxygénation du sang et facilite l’élimination des déchets des liquides du corps.

Il est important de rester actif au quotidien pour maintenir ses liquides en mouvement :

  • Faites des pauses régulières lors d’une station assise prolongée en vous levant, en bougeant, en marchant, en vous étirant.
  • Pratiquez une activité physique plus intense plusieurs fois par semaine : vélo, footing, danse, natation, yoga… La clef est de choisir une activité qui vous plaît pour la pratiquer sur la durée.

 

 

4) Conclusion

L’arrivée du printemps, réjouissante pour beaucoup, marque le début d’une période riche en problèmes de santé pour certains. La rhinite allergique peut vraiment gâcher la vie. La bonne nouvelle c’est que ce n’est pas une fatalité. En appliquant ces conseils sur le long terme, vous renforcerez votre organisme et votre système immunitaire. Cette nouvelle hygiène de vie, en plus de vous libérer des désagréments de la rhinite allergique aura de nombreux impacts positifs sur votre santé, donc sur votre vie.

Le burn-out : 3 questions qui brûlent

« J’ai changé de vie après mon burn-out », « ce que j’ai appris après mon burn-out », des témoignages sur l’épuisement professionnel se multiplient dans les médias. Ce n’est parfois qu’un boulot, un “gagne-pain”, une étape obligée mais c’est aussi parfois une passion, une source de plaisir, une vocation. De nos jours, le travail est de plus en plus lié à l’épanouissement personnel mais il peut aussi faire tellement souffrir qu’il n’est plus possible de continuer. Le burn-out est un concept apparu dans les années 1970, initialement pour décrire l’épuisement au travail des professionnels travaillant dans les soins mais de nos jours, il peut s’appliquer malheureusement à tous les corps de métier.  Alors le burn-out, maladie à la mode ou véritable mal du siècle ?

 

  1. Comment reconnaître un burn-out ?

 

Le burn-out se traduit par un état d’épuisement professionnel à tous les niveaux à un travail émotionnellement trop exigeant pour lequel la personne s’est pleinement investie. C’est typiquement la personne surchargée qui se sent désemparée face à l’ampleur du travail à effectuer, qui n’éprouve plus de plaisir à le faire, qui n’obtient pas de reconnaissance suffisante et qui perd peu à peu le sens de son travail.

 

Un épuisement total : des signes émotionnels et cognitifs

Le premier signe du burn-out est un épuisement, une énorme fatigue aussi bien physique, qu’émotionnelle et mentale. Les temps de repos ne sont plus suffisants pour récupérer de la fatigue et peuvent d’ailleurs être parasités par le travail ou par des pensées intrusives liées au boulot. La fatigue devient alors chronique, sous-jacente à tous les autres états qu’on peut traverser. Une personne en burn-out se sent alors véritablement “vidée” de ses ressources. Émotionnellement, des tensions nerveuses, des peurs et des angoisses peuvent survenir. On peut se sentir triste, irritable, hypersensible ou parfois ne plus rien ressentir du tout. Sur le plan cognitif, la fatigue trouble la concentration et faire plusieurs choses à la fois ou prendre des décisions peuvent devenir difficiles, gare alors aux erreurs et oublis !

« Je suis épuisé(e), exténué(e) », « je suis tout le temps angoissé(e), tout le temps stressé(e) », « je n’arrive plus à me concentrer, tout me coûte »,

 

Attitude négative envers le travail : signes comportementaux

Face à l’ampleur et aux exigences du travail, une réaction d’auto-préservation se met en place inconsciemment. Une personne en burn-out développe alors des attitudes négatives, péjoratives et critiques envers son travail, ses collègues, les personnes avec qui elle doit interagir (clients, patients, élèves…) et s’en éloigner. Un certain cynisme peut alors s’installer et s’accompagner d’un désinvestissement, un repli sur soi voire de l’agressivité. En effet, une personne en burn-out, se sentant piégée dans sa situation, peut devenir hostile ou avoir du ressentiment à l’égard des personnes avec qui elle travaille, faire preuve de moins d’empathie et être moins tolérant. Les personnes en burn-out peuvent aussi se tourner vers des addictions comme le tabac, l’alcool, les drogues, les jeux etc.

« Je préfère rester seul(e) », « de toute façon, ce que je fais ne sert à rien, à quoi bon continuer ».

 

Une dévalorisation de soi au travail, une perte de motivation 

Le burn-out se caractérise aussi par une diminution de l’accomplissement professionnel. On se sent constamment dépassé par les événements et inefficace. Un sentiment très désagréable et frustrant de ne pas être à la hauteur peut gronder en sourdine ce qui fait baisser la motivation. Une personne en burn-out se sent dans une impasse dont il ne peut s’échapper malgré tous les efforts fournis. Elle doute de ses compétences professionnelles et se dévalorise. Très souvent, une perte de sens et des valeurs liées au travail est retrouvée.

« Je n’y arrive plus », « je suis nul(le) ».

 

Symptômes physiques :

Un ensemble de signes variés et peu spécifiques accompagnent les signes précédemment cités : troubles du sommeil, troubles de l’alimentation (perte d’appétit, prise ou perte de poids), maux de tête et vertiges, douleurs, des tensions musculaires… C’est une alarme du corps qui dit que ça ne va pas, écoutez-le !

 

  1. Comment survient un burn-out ? 

 

Le burn-out c’est avant tout le croisement d’une situation de travail dégradée et d’une personne avec sa personnalité, son histoire de vie.

 

Un contexte de travail problématique

  • Des exigences au travail en termes d’intensité et de temps de travail dépassées : il s’agit avant tout d’une surcharge de travail qui dépend de la quantité, de la complexité, des moyens disponibles pour le réaliser mais aussi du vécu de cette charge de travail. Nous n’avons pas tous la même capacité de travail, il faut donc qu’elle s’adapte à nous et non l’inverse !
  • Le manque d’autonomie et de marges de manœuvre. Le travailleur doit se plier à des contraintes de rythme de travail qui ne lui conviennent pas forcément.
  • Un investissement émotionnel important. Ce sont notamment les personnes au contact du public qui y sont confrontées : devoir faire face au mécontentement de clients, gérer des personnes en souffrance ou en détresse, être sujets à des violences verbales ou physiques.
  • Mauvaises relations au travail. De bons rapports avec les collègues et la hiérarchie sont essentielles pour maintenir une bonne ambiance et favoriser le travail d’équipe. Les cas d’harcèlement, de dénigrement, le manque de reconnaissance, d’entre-aide et de solidarité, ou de soutien de la hiérarchie sont autant d’éléments qui peuvent dégrader les conditions de travail.
  • Conflits des valeur et perte de sens : avoir le sentiment de faire un travail inutile ou de ne pas pouvoir faire son travail correctement, être dans l’impossibilité d’en parler ou avoir le sentiment de ne pas être écouté.
  • Insécurité du travail. C’est la peur de perdre son emploi, de devoir faire face à des changements au niveau de son travail pour lesquels on ne serait pas ou trop peu préparé.

 

Les facteurs liés à l’individu

Face à un contexte donné de travail, certains traits de personnalité peuvent entrer en jeu dans la survenue du burn-out, notamment un caractère consciencieux (méticuleux, organisé, soigné…) ou avoir tendance à voir le verre à moitié vide. Les personnes également très investies et engagées dans leur métier sont plus à risque. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que le burn-out n’est en aucun cas une maladie de « faibles » ou quelque chose dont il faut avoir honte. Au contraire, il faut pouvoir en parler. C’est important que tout un chacun puisse repérer les signes chez lui mais aussi chez les autres car les conséquences peuvent être lourdes. Epuisée et à bout, une personne en burn-out qui atteint ses limites peut craquer et s’écrouler. Les répercussions sur la vie professionnelle peuvent être un arrêt de travail prolongé, un accident du travail, une perte d’emploi. Sur le plan de la santé, le burn-out peut conduire au développement de maladies psychiatriques comme la dépression ou l’anxiété, voire parfois conduire au suicide. Le burn-out n’est donc pas une maladie tendance à prendre à la légère, cela peut être très grave et il est nécessaire de savoir le détecter et le prévenir.

 

  1. Que faire en cas de burn-out ?

Prévenir plutôt que guérir 

Une grande part de la prévention du burn-out incombe à l’employeur : informer les employés sur les risques au travail, gérer la charge de travail pour qu’elle soit adéquate et répartie, établir une cohésion d’équipe, laisser des marges de manœuvre et d’initiative, reconnaître le travail produit. Vous pouvez aussi de votre côté mettre en place des garde-fous pour maintenir une distance raisonnable avec son travail.

 

Identifiez les schémas ou les tâches usantes qui vous vident d’énergie.

Les identifier vous permettra déjà de savoir à quels moments vous risquez de vous sentir découragés. Ensuite, vous pourrez chercher modifier et améliorer certaines de ces situations lorsque cela est possible. Par contre, il est contre-productif de chercher à les changer si cela est impossible. Au quotidien, interrogez-vous sur la place que prend votre travail dans votre vie. Prend-il une place trop importante ? Vous pouvez faire un bilan régulièrement sur vos aspirations, vos motivations, vos perspectives, ce qui importe vraiment pour vous.

 

Prendre soin de soi

Prendre soin de soi c’est aussi parfois dire non. Plus facile à dire qu’à faire mais il est primordial pour votre santé mentale et physique de savoir repérer ses limites et de les imposer aux autres. Non, vous ne pouvez pas prendre en charge ce dossier en plus, non vous ne pouvez pas travailler ce weekend, non, vous ne pouvez pas répondre au téléphone au-delà de 21 heures.

N’oubliez pas de vous ressourcer au travail. Ne négligez pas les moments de pause au cours de la journée. Même au cours des journées à 100 à l’heure, efforcez-vous de vous accorder quelques minutes de pause toutes les 2 heures, pour vous étirer ou faire quelques pas si vous restez assis toute la journée. Ces micro-pauses sont importantes pour vous déconnecter ne serait-ce que pour un court instant et relâcher les tensions. Vous ne pouvez pas sacrifier toute votre énergie au travail, le but est d’éviter de terminer sa journée de travail épuisé au point de ne plus pouvoir s’investir dans sa vie privée.

 

Prise en charge médicale

Quand la fatigue persiste même après des vacances, qu’elle revient en force au retour au travail, qu’une véritable baisse de motivation et de confiance en soi au travail se fait ressentir de façon chronique, il faut pouvoir en parler et demander de l’aide. Comme le burn-out se caractérise en partie par un isolement social et un repli sur soi, cela peut être justement difficile d’aller au-devant. Un collègue, un ami ou un membre de famille inquiet peut vous accompagner dans cette démarche, voire l’initier, laissez-les vous aider.

Un rendez-vous chez votre médecin généraliste peut être un premier pas pour vous sortir de la situation. Il saura vous écouter, vous guider vers des structures ou professionnels adaptés et pourra vous faire un arrêt de travail si nécessaire. Une prise en charge médicale avec la prescription de médicaments et/ou de psychothérapie pourra être organisée. Après un arrêt de travail pour burn-out, il est tout à fait possible de reprendre son travail à condition de revoir et réévaluer la situation au travail, de gérer le stress et les tensions. Si une adaptation est impossible, un changement de poste ou de métier doit être envisagé et peut signer un nouveau départ. Un médecin du travail pourra d’ailleurs vous aider à organiser un retour au travail et adapter les conditions de travail.

 

 

 

Le travail n’est qu’une composante de notre vie, ne le laissons pas l’envahir totalement. Prendre soin de soi au travail c’est aussi prendre soin de sa santé !

Vitamine B6 : 6 bienfaits méconnus sur la santé

Vitamine essentielle au corps humain, la vitamine B6 est impliquée dans un grand nombre de fonctions organiques et a de nombreuses vertus.

Dans cet article, vous découvrirez les informations essentielles concernant cette vitamine telles que les sources alimentaires, les besoins de l’organisme, les signes de carences et de surdosage. Ensuite, je vous révélerai ses principaux bienfaits méconnus, notamment son rôle important dans le sevrage alcoolique.

La vitamine B6, apportée en quantités adéquates dans votre organisme, est une des clefs pour être en bonne santé.

 

La vitamine B6 : les informations essentielles

 

Présentation

La vitamine B6 appartient aux vitamines du groupe B. Elle existe sous plusieurs formes, les plus rencontrées dans l’alimentation étant la pyridoxine (d’origine végétale), la pyridoxamine et le pyridoxal (d’origine animale).

Sources

Il est nécessaire d’apporter quotidiennement de la vitamine B6 à notre corps. Nos besoins sont facilement comblés par une alimentation équilibrée.

La vitamine B6 d’origine végétale se trouve principalement dans les céréales complètes (riz, seigle, millet), les céréales enrichies pour le petit déjeuner, les légumes (pomme de terre, choux, carottes, pois), les fruits (notamment la banane) sauf les agrumes, les graines de céréales germées, le germe de blé, la levure de bière. Les principales sources de vitamine B6 d’origine animale sont les abats (foie), les poissons gras (maquereau, saumon, thon), la viande et la volaille. Elle est partiellement détruite par la cuisson (privilégier la cuisson à la vapeur et au four, éviter la cuisson à l’eau) et par l’exposition à la lumière.

 

Besoins et apports conseillés

Les apports quotidiens conseillés de vitamine B6 chez les adultes sont de 1,8 mg pour les hommes et de 1,5 mg pour les femmes.

Les besoins en vitamine B6 varient selon le sexe, l’âge, l’activité sportive et la consommation d’alcool notamment. En conséquence, les apports doivent être adaptés selon la situation.

Les besoins en vitamine B6 sont accrus chez les personnes âgées, chez les alcooliques chroniques et chez les sportifs, notamment les bodybuilders. Chez ces derniers, les besoins peuvent être très importants car cette vitamine participe à la construction du muscle. Les besoins sont également plus importants chez les femmes enceintes ou allaitantes mais il ne leur est pas recommandé une supplémentation systématique.

 

Fonctions dans l’organisme

Cette vitamine a de nombreuses fonctions dans le corps humain. Elle participe notamment :

  • Au fonctionnement du système immunitaire;
  • Au renouvellement des globules rouges ;
  • A la synthèse de neurotransmetteurs (substances chimiques qui permettent de passer le message d’un neurone à l’autre) ;
  • A la production d’énergieet de protéines.

 

Carences

La carence en vitamine B6 est rare dans les pays occidentaux. Elle survient surtout chez les personnes atteintes de cirrhose (foie fibrosé), d’hyperthyroïdie, d’alcoolisme chronique. Les personnes âgées et celles consommant beaucoup de produits raffinés sont les plus susceptibles d’avoir un apport insuffisant en vitamine B6. Des carences minimes peuvent être détectées chez les femmes qui prennent des contraceptifs oraux.

Les signes d’une carence en vitamine B6 sont la dermatite (peau sèche), les lèvres fissurées et douloureuses, la langue et la bouche inflammatoires. Dans les cas plus graves, la personne peut présenter une confusion, une dépression voire une anémie (baisse de l’hémoglobine) donnant différents signes comme la fatigue, une pâleur et une accélération du rythme cardiaque.

 

Surdosage

Le surdosage en vitamine B6 est rare car le surplus est éliminé dans les urines. Il peut survenir quand la personne consomme des compléments alimentaires ou des aliments enrichis en vitamine B6 synthétique comme des céréales enrichies ou des boissons énergisantes. Il est conseillé de consulter son médecin avant toute prise de complément alimentaire contenant de la vitamine B6.

Le surdosage donne surtout des signes au niveau cérébral et nerveux, notamment de la confusion et des atteintes nerveuses des membres supérieurs et inférieurs. Elles se traduiront par des réflexes tendineux réduits, des difficultés à la marche, un engourdissement et une perte de sensibilité des extrémités, surtout la nuit.

 

Vitamine B6 : 6 bienfaits méconnus sur la santé

 

1) Elle joue un rôle important dans le sevrage alcoolique

L’alcoolisme chronique est une des principales causes de carence dans le groupe de vitamine B, en particulier des vitamines B1 et B6. La vitamine B6 est utilisée par le foie pour absorber l’alcool, augmentant alors les besoins de l’organisme de cette vitamine. Le foie puise dans les faibles réserves du malade. De plus, la personne se nourrit le plus souvent insuffisamment ou de manière déséquilibrée, ne bénéficiant pas alors des apports quotidiens recommandés. C’est ainsi que se créée la carence en vitamine B6. Cette dernière doit être recherchée systématiquement et traitée le cas échéant, surtout lors du sevrage.

Chez la personne alcoolique, le principal signe de carence est la glossite, une inflammation de la langue se traduisant par une rougeur et un gonflement. La carence peut également favoriser les crises convulsives.

Lors du sevrage, la supplémentation en vitamine B1 est obligatoire, au risque de souffrir de séquelles neurologiques. L’apport de vitamine B6 est essentiel s’il y a une carence. En cas de prise simultanée de vitamine B1 et B6, il est conseillé d’associer la vitamine PP. Il s’agira de bien respecter la prescription médicale car la prise prolongée de vitamine B6 ou un surdosage ponctuel expose à des troubles neurologiques se traduisant par une faiblesse musculaire, des fourmillements, des troubles de la sensibilité cutanée.

 

2) Elle améliore la qualité du sommeil

La vitamine B6 régule le système nerveux et apaise les tensions. Elle participe également à la synthèse de la mélatonine, l’hormone naturelle du sommeil. Cette hormone favorise le sommeil profond et récupérateur. Elle régule notre horloge interne. Elle indique au corps quand il est temps de se lever et quand il est temps de se détendre et de se coucher.

En cas de troubles du sommeil, une prise de compléments alimentaires contenant de la mélatonine et de la vitamine B6 peut aider à retrouver un sommeil réparateur.

 

3) Elle prévient les maladies cardiovasculaires

Les vitamines B6, B9 et B12 contribuent à prévenir la formation d’homocystéine, un acide aminé présent dans le sang. Une concentration élevée de cette molécule augmente le risque cardiovasculaire en créant une inflammation et en endommageant les vaisseaux. Sur le long terme, cet état favorise la survenue de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral).

 

4) Soulage les manifestations du syndrome prémenstruel

Plusieurs études montrent qu’une complémentation en vitamine B6 permet de réduire plusieurs signes du syndrome prémenstruel comme les ballonnements abdominaux, l’irritabilité, la douleur mammaire et la fatigue. Ces effets pourraient s’expliquer par le rôle de la vitamine B6 dans la production de certains neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine) qui participent à la gestion de la douleur, à la régulation des hormones et à l’augmentation du flux sanguin..

Ainsi, il est recommandé aux femmes présentant fréquemment un syndrome prémenstruel de prendre des vitamines de complexe B dans les 10 jours précédents les menstruations.

 

 

 

5) Elle contribue à préserver la santé du cerveau

La vitamine B6 est considérée comme l’une des vitamines les plus importantes pour le développement du système nerveux et son bon fonctionnement. Un statut correct en vitamine B6 est associée à une meilleure mémoire selon plusieurs études. Cette vitamine contribue à diminuer le taux sanguin d’homocystéine. Un taux élevé de cet acide aminé, en plus d’être un facteur de risque cardiaque, peut endommager les neurones.

 

Une carence en vitamine B6 pourrait avoir une incidence sur la mémoire et contribuerait à la survenue d’une déficience cognitive, de la maladie d’Alzheimer et de la démence à un âge avancé. Des recherches complémentaires doivent être menées pour montrer le rôle préventif d’une complémentation en vitamine B6, B9 et B12 dans ces troubles neurologiques.

 

6) Elle améliore l’humeur

 

Des études ont montré que la vitamine B6 a un rôle important dans la production cérébrale de sérotonine et de GABA, deux substances importantes pour contrôler l’humeur. Elles sont essentielles pour prévenir la douleur, l’anxiété, la fatigue et la dépression. Des recherches sont en cours pour confirmer son action bénéfique sur la santé mentale et l’humeur.

 

En cas de troubles mineurs du sommeil, d’anxiété légère, de fatigue passagère et de sensations de nervosité et d’irritabilité, l’association de magnésium et de vitamine B6 peut être très bénéfique.

 

 

 

Conclusion

La vitamine B6 est essentielle pour contribuer à une bonne santé physique et mentale. Un apport correct de cette vitamine permet de bénéficier de ses nombreux bienfaits. Une alimentation équilibrée est à privilégier pour combler nos besoins. L’alimentation dépend de vous, vous êtes responsable de ce que vous mangez tous les jours.

L’alimentation viendra compléter une bonne hygiène de vie permettant d’obtenir et de garder la santé et la vitalité nécessaires à une vie heureuse et épanouie.

3 questions à se poser sur la carence en fer pour une santé de fer

Vous êtes fatigué(e), envahi(e) par une lassitude qui ne vous quitte plus … et si vous souffriez d’une carence en fer ? C’est la carence nutritionnelle la plus répandue dans le monde y compris dans les pays développés.

 

  1. Qu’est-ce qu’une carence en fer et comment survient-elle ? 

 

Le fer est un minéral essentiel pour l’organisme. Il joue un rôle clé dans le transport de l’oxygène par les globules rouges, et dans la fabrication de celles-ci. Le fer permet également de mettre en réserve l’oxygène dans les muscles et rentre en jeu dans de nombreuses réactions de l’organisme y compris celles nécessaires à produire de l’énergie. Ce micro-nutriment est en réalité très important pour le bon fonctionnement de l’organisme.

 

L’organisme ne peut pas fabriquer le fer, nous le puisons donc uniquement de l’alimentation. Présent en très faibles quantités dans le corps (1 à 3 g chez l’adulte), une partie du fer stocké est éliminé chaque jour (1-2 mg par jour) avec les cellules mortes. Les besoins en fer peuvent évoluer au cours du temps et en fonction des personnes. Pour le moment, vous pouvez retenir que le corps régule l’absorption de fer en fonction des réserves. Moins il y a de fer stocké, plus nous en absorbons. Cette régulation permet donc théoriquement d’atteindre un niveau suffisant de fer dans le corps, du moins si les apports compensent les pertes et les besoins.

 

On a donc une carence en fer lorsque les apports sont inférieurs aux besoins ou lorsque les pertes ne sont pas compensées. C’est le cas :

  • Lorsque l’alimentation est trop pauvre en fer ce qui peut survenir dans les régimes végétariens.
  • Lorsqu’il y a des pertes de sang chroniques. D’ailleurs, les règles sont la première cause de carence en fer chez les femmes mais on peut également retrouver cette situation dans des maladies du tube digestif (cancer du côlon, polype intestinal, ulcère d’estomac…) qui peuvent provoquer de tout petits saignements passant inaperçus.
  • Lorsque les besoins en fer augmentent.
  • Des exercices physiques importants en particulier lors des sports d’endurance

 

  1. Quand suspecter une carence en fer ?

 

Les besoins en fer évoluent au cours d’une vie mais aussi en fonction des personnes. Les enfants et adolescents voient leurs besoins qui augmentent au cours de la croissance et de la puberté. Quand nous verrons les signes d’une carence en fer, vous verrez peut-être d’un nouvel œil la léthargie de votre ado, parfois ce n’est pas juste de la mauvaise volonté ! Les femmes non ménopausées sont souvent sujettes à la carence en fer. On l’a vu, elles perdent plus souvent et en plus grandes quantités du fer au moment des règles. De plus, leurs besoins augmentent pendant la grossesse et l’allaitement. Les sportifs de haut niveau sont également des personnes dont les besoins en fer sont accrus. Il est aussi important de détecter une carence en fer chez les personnes âgées et les personnes qui souffrent de maladies chroniques notamment lorsqu’il s’agit de maladies du tube digestif. A titre indicatif voici les recommandations nutritionnelles pour le fer :

  • 11 mg de fer par jour pour les hommes, les femmes qui ont des règles peu abondantes ou normales et les femmes ménopausées
  • 16 mg de fer par jour pour les femmes qui ont des règles abondantes

Bien évidemment, ces chiffres ne veulent pas dire grand chose lorsqu’elles sont présentées de la sorte. Nous reverrons dans la dernière partie de l’article des astuces et conseils alimentaires à adopter dans votre vie quotidienne pour assurer un apport suffisant en fer dans votre assiette. !

 

Voyons à présent les conséquences d’une carence en fer et pourquoi il est important de subvenir à ses besoins. Une carence en fer trop importante entraîne une anémie, c’est-à-dire une diminution du taux d’hémoglobine (la protéine responsable du transport d’oxygène dans les globules rouges). Chez les enfants une anémie par carence en fer peut entraîner des problèmes cognitifs et psychomoteurs. Chez les femmes enceintes, elle peut entraîner des accouchements prématurés plus fréquents et des bébés qui ont de petits poids à la naissance. Une carence en fer sans anémie peut également avoir des conséquences négatives sur la santé, comme un retard du développement cognitif chez les enfants et les adolescents ainsi qu’une réduction des capacités physiques. Il y a également un risque de problème cardiaque chez les personnes âgées.

 

Les symptômes d’une carence en fer sont nombreux et variés mais un des signes les plus courants est la fatigue :

  • Fatigue
  • Chute de cheveux
  • Sensibilité au froid : on est plus frileux
  • Une moindre résistance aux infections : on peut tomber plus souvent malade
  • Une diminution des capacités cognitives : difficultés à se concentrer, à apprendre, retard cognitif
  • Une diminution des capacités physiques, retard de croissance

Si la carence en fer provoque une anémie, on peut également retrouver les signes suivants :

  • Fatigue
  • Essoufflement et intolérance à l’effort
  • Palpitation
  • Pâleur de la peau
  • Maux de tête

 

  1. Comment pallier une carence en fer ?

 

Si vous souffrez des symptômes évoqués précédemment, consultez d’abord votre médecin traitant car il pourra dresser un bilan et déterminer la cause de ces symptômes. En effet, on peut retrouver ces signes dans de nombreuses autres situations ou maladies. Votre médecin pourra vous prescrire un bilan biologique. Le diagnostic d’une carence en fer est établi par une baisse de la ferritine qui est la protéine de stockage du fer dans le sang. Si votre carence en fer est trop importante, on retrouvera aussi une anémie. En fonction de certains critères comme votre âge, condition physique et sexe, le médecin pourra étendre le bilan pour rechercher la cause de la carence en fer et de l’anémie. Comme évoqué plus haut, une carence en fer peut être aussi le signe d’une maladie. S’il s’agit d’une carence en fer bénigne, le médecin pourra vous prescrire une supplémentation en fer sous forme de comprimé pour pallier la carence. Pour les femmes enceintes, n’hésitez pas à discuter des bénéfices d’une supplémentation orale en fer avec votre médecin.

Dans tous les cas, consultez avant votre médecin traitant et évitez de prendre des compléments en fer sans avis médical.

 

Avant d’en arriver à une supplémentation médicamenteuse, si vous êtes à risque d’avoir une carence en fer, il existe un moyen à la portée de tous : l’alimentation.

Vous trouverez du fer dans les aliments ci-dessus :

  • Les abats : le foie de porc est l’aliment le plus riche en fer (18 mg pour 100g de foie), puis arrive les rognons d’agneau et le foie de bœuf.
  • Pour ceux qui ne sont pas emballés à l’idée de manger de abats, ne vous inquiétez pas, la viande rouge, les produits de la mer et la volaille sont aussi de bonnes sources de fer. En plus, si vous ajoutez un peu de viande ou de produits de la mer à des plats végétariens contenant du fer (par exemple de la viande hachée avec des haricots rouges pour faire un chili con carne), un facteur présent dans la viande améliore l’absorption du fer contenu dans les légumes.
  • Dans le rayon fruits, optez pour les fruits riches en vitamine C qui favorise l’absorption du fer. On en retrouve par exemple dans les agrumes, les kiwis et les fraises. Les pêches séchées sont riches en fer.
  • Parmi les légumes et oléagineux, vous trouverez du fer dans les épinards, les lentilles, les haricots rouges, les olives noires, le soja, les pommes de terre avec la peau mais aussi dans les algues. Les amandes, noix de cajou, noisettes et graines de tournesol contiennent également du fer.
  • Attention au café et au thé qui diminuent l’absorption de fer !

 

Il faut savoir que les aliments n’ont pas la même teneur en fer et surtout que l’absorption du fer varie en fonction de sa présentation. En effet, le fer contenu dans la viande se présente sous une forme mieux absorbée par le corps que celle présente dans d’autres aliments. Si vous êtes végétariens ou végétaliens, il faut donc penser à manger des aliments riches en fer plus fréquemment et en plus grandes quantités que les carnivores !

 

Il suffit de petits gestes pour améliorer votre alimentation. Pensez par exemple à rajouter des feuilles d’épinards et des graines dans vos salades, à remplacer les petits gâteaux par des pêches séchées ou un fruit riche en vitamine C comme une clémentine. Une alimentation équilibrée, diversifiée peut parfaitement subvenir à vos besoins nutritionnels

La rétention d’eau : 8 solutions simples et efficaces pour dégonfler rapidement

La rétention d’eau est un problème fréquent qui touche une grande partie de la population, notamment féminine. Sensation de jambes lourdes, gonflement des pieds et des chevilles en fin de journée, yeux gonflés au réveil, prise et perte de poids rapides : ces signes vous sont-ils familiers ? Si c’est le cas, vous faites certainement de la rétention d’eau. Ce trouble, le plus souvent bénin, peut être très inconfortable à vivre au quotidien. Mais ce n’est pas une fatalité. Des actions simples permettent de diminuer l’excès d’eau de l’organisme.

Cet article vous permettra d’en savoir plus sur la rétention d’eau. Vous saurez ce qu’il faut éviter de faire quand on souffre de ce trouble. Enfin, vous trouverez des solutions concrètes et efficaces pour vous alléger. Votre inconfort ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir !

 

1) La rétention d’eau, ce qu’il faut savoir :

  • De quoi s’agit-il ?

La rétention d’eau correspond à un excès de liquide dans l’organisme. Ce dernier essaye constamment de maintenir l’équilibre entre les liquides absorbés (eaux des boissons et des aliments consommés) et les liquides éliminés (dans la sueur, l’urine et les selles). La rétention d’eau se produit quand cet équilibre se rompt ; le corps emmagasine plus d’eau qu’il ne peut en éliminer. L’eau quitte alors les vaisseaux sanguins et s’accumule dans les tissus.

 

  • Quels en sont les signes ?

Le principal signe de la rétention d’eau est le gonflement (appelé œdème) d’une ou plusieurs parties du corps, localisé le plus souvent aux mollets, aux chevilles et aux pieds (en raison de la gravité). Il peut également se retrouver au visage (en position allongée), aux doigts (difficulté à retirer les bagues), aux articulations (raideur), au niveau de l’abdomen (sensation de ballonnement).

 

  • Quelles en sont les causes ?

Il faut savoir que toute personne peut être sujette à la rétention d’eau. Néanmoins, ce sont surtout les femmes qui sont touchées. En effet, certaines hormones féminines (œstrogène, progestérone) accentuent les troubles de la circulation veineuse responsables de l’œdème. Ainsi, les femmes ont plus de risque de rétention d’eau lors de la période prémenstruelle, de la ménopause ou encore pendant la grossesse.

La rétention d’eau peut être également d’origine alimentaire (consommation importante de sel), comportementale (mode de vie trop sédentaire, station debout prolongée), médicamenteuse (prise de corticoïdes, de la pilule contraceptive), médicale (mauvaise circulation sanguine), etc… Le plus souvent bénigne, elle peut être la manifestation d’un problème plus grave tel que l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance hépatique (cirrhose), l’insuffisance rénale ou, encore, une phlébite (caillot sanguin dans une veine).

Il ne faut pas hésiter à consulter un médecin en cas de doute, si le problème est chronique, ou s’il y a d’autres signes qui l’accompagne comme une douleur ou une rougeur.

 

2) Ce qu’il faut éviter quand on fait de la rétention d’eau

  • Manger trop salé

Le sel favorise la rétention d’eau. Il est important de moins saler mais également de limiter fortement la consommation de produits transformés comme les plats préparés industriels, la charcuterie, les boîtes de conserves, les biscuits apéritifs. Pour donner du goût à vos plats, pensez aux épices, aux herbes aromatiques et au citron.

 

  • Porter des vêtements trop serrés

Les vêtements trop serrés gênent la circulation sanguine, notamment le retour veineux, ce qui augmente le risque d’œdèmes, surtout en cas de chaleur.

En revanche, les bas de contention peuvent lutter efficacement contre l’œdème. Ils favorisent le retour veineux en exerçant une pression au niveau des jambes. Ils sont très utiles lors d’un long voyage en avion ou lors d’une station debout prolongée.

 

  • S’automédiquer par les diurétiques

Le médecin, dans certaines situations précises, pourra prescrire des diurétiques. Il faut savoir que ces médicaments ont une durée d’action courte car le corps s’y habitue à la longue. De plus, ils peuvent être à l’origine de graves effets secondaires en cas de surdosage, attention à l’automédication. Plus loin, vous découvrirez des plantes aux vertus diurétiques qui soulagent efficacement la rétention d’eau sans effets secondaires.

 

  • S’exposer à la chaleur

La chaleur dilate les vaisseaux et les rend perméables, ce qui favorise la sortie d’eau des vaisseaux et son accumulation dans les tissus. Il est conseillé d’éviter les saunas, hammams ainsi qu’une exposition prolongée au soleil.

 

  • Etre sédentaire

Le mode de vie sédentaire ou le fait de rester trop longtemps statique en position debout ou assise favorise la rétention d’eau. La clef pour s’alléger est de rester actif au quotidien.

De plus, il est utile de soulever les jambes plusieurs fois par jour pour favoriser le retour veineux et de dormir les jambes relevées.

 

3) 8 solutions simples et efficaces pour diminuer la rétention d’eau

 

  • Solution n°1 : Consommer des diurétiques végétaux

La plupart des fruits et légumes ont une action diurétique, c’est-à-dire qu’ils stimulent l’activité des reins. Cela se traduit par des mictions plus fréquentes et plus abondantes permettant ainsi d’éliminer l’excès d’eau de l’organisme.

Vous privilégierez les légumes comme le chou, l’artichaut, l’oignon, l’asperge (une forte consommation entraîne une odeur particulière des urines), le concombre et les fruits comme le pamplemousse, la pastèque et le melon (à consommer en dehors des repas), la pêche bien mûre, la pomme, la cerise et la figue.

 

  • Solution n°2 : Augmenter ses apports en potassium et en magnésium

Le potassium est un minéral indispensable au corps. Il participe à de nombreuses fonctions comme la contraction musculaire, le rythme cardiaque et la fonction rénale. Il contribue à diminuer la rétention d’eau en augmentant la production d’urine et en diminuant les taux de sodium. Il n’est pas produit par l’organisme. On le trouve facilement dans les aliments, notamment l’avocat, les légumes secs (haricots blancs, rouges, pois cassé…), les pommes de terre, les patates douces, les épinards, les blettes, la betterave, le saumon sauvage, la sardine, la banane, les agrumes…

Le magnésium permet également d’éliminer l’excès d’eau. Les aliments riches en magnésium sont, entre autres, les sardines à l’huile d’olive, le son de blé ou d’avoine, les graines de lin et de tournesol, les herbes aromatiques (coriandre, menthe, persil), le chocolat noir, les oléagineux (amandes, noix du brésil, noix de cajou…) et les légumes secs (lentilles, haricots secs…).

 

  • Solution n°3 : Manger des protéines de qualité

Quand le sang ne contient pas assez de protéines, l’eau fuit vers un milieu plus concentré, en l’occurrence, dans les tissus. Le liquide non réabsorbé fait gonfler. Il est donc important de consommer suffisamment de protéines. On privilégiera plutôt les protéines animales contenues dans les viandes maigres (viande blanche), les petits poissons, les œufs et les protéines végétales issues des légumineuses (lentilles, soja, pois chiche…), des oléagineux (amandes, noix, noisettes…) et des céréales complètes.

 

 

 

  • Solution n°4 : Utiliser les plantes diurétiques

Il existe de nombreuses plantes diurétiques comme les feuilles de cassis, les queues de cerise, la Reine-des-prés, l’ortie, le bouleau… Prises régulièrement sous forme de tisanes, de gélules ou d’ampoules, elles permettent de lutter efficacement contre la rétention d’eau sans les effets secondaires des diurétiques médicamenteux.

Les plantes drainantes (comme le pissenlit) seront-elles aussi très utiles pour éliminer l’eau en surplus à condition de boire suffisamment.

 

  • Solution n°5 : Boire beaucoup

L’eau est la boisson anti-rétention d’eau par excellence. En cas de déshydratation, le corps aura tendance à stocker l’eau. Il est important de boire entre 1,5 à 2 L par jour. De plus, bue en grande quantité, l’eau a un effet diurétique car elle force les reins à travailler.

 

  • Solution n°6 : Utiliser l’eau en externe

Pour dégonfler ses jambes et chevilles, les douches froides sur les jambes (en partant des pieds et en remontant), la douche écossaise pendant une quinzaine de minutes sur les pieds et les jambes (alternance de jets d’eau froide et d’eau chaude) ou encore l’application de glace sur les chevilles sont efficaces.

Les bains de pieds quotidiens pendant plusieurs jours permettent d’améliorer la circulation des jambes et de se détendre. On peut ajouter, dans l’eau, des plantes (feuilles de vigne rouge, fleurs de millefeuille…) ou du gingembre frais râpé.

 

  • Solution n°7 : Se faire masser

Le drainage lymphatique est un massage profond qui permet de stimuler la circulation des liquides (lymphe et sang) dans le corps et de drainer l’eau. Il est pratiqué par un kinésithérapeute. Des massages réguliers, une à deux fois par mois, favorisent l’élimination de l’eau en surplus contenue dans le corps.

 

  • Solution n°8 : Rester actif

Toutes les activités physiques, pratiquées régulièrement, seront bénéfiques pour diminuer la rétention d’eau en activant la circulation sanguine. Les activités sportives dans l’eau (aquagym, aquabiking, natation) sont très efficaces car le contact de l’eau sur la peau a une action drainante.

 

4) Conclusion

Vous possédez désormais toutes les clefs pour réussir à éliminer le surplus d’eau de votre organisme. Maintenant, c’est à vous de passer à l’action en changeant vos habitudes. Ces nouvelles habitudes, en plus de vous libérer de la rétention d’eau, amélioreront grandement votre qualité de vie.

L’alimentation variée et équilibrée et l’activité physique sont deux des piliers fondamentaux d’un organisme en bonne santé.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) : la solution contre les phobies ?

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont une des clés fondamentales pour traiter les phobies définitivement. Absolument inconnues du grand public et mal connues des professionnels de santé, les thérapies cognitivo-comportementales sont insuffisamment utilisées pour aider les patients.

Peur des endroits fermés ? De l’avion ? De situations délicates, comme rougir, ou mal s’exprimer en public ? Peut-être souffrez-vous de phobie ! Vous pensez à consulter un professionnel pour un suivi en TCC ? Nous allons vous expliquer les phobies et en quoi consistent les thérapies cognitivo-comportementales.

Les phobies

Ce sont des grandes inquiétudes ou peurs qui ne vous facilitent pas la vie. Souvent source de honte pour les personnes qui en souffrent, jugées souvent irrationnelles pour les autres, elles peuvent gâcher le quotidien et les relations sociales. Il en existe plusieurs types, d’intensité plus ou moins sévère. Les plus fréquentes sont les phobies sociales, avec la peur des contacts sociaux et l’agoraphie, qui est la peur de la foule. Certains souffrent de phobie plus spécifique : peur des oiseaux, peur de la vue du sang… Handicapantes, parfois elles entrainent de véritables crises d’angoisse. Heureusement, les phobies ne sont pas une fatalité. Il existe plusieurs thérapies pour les soigner, dont l’une, très efficace et qui est la référence pour les spécialistes : les thérapies cognitives et comportementales (TCC).

Les troubles du comportement liés aux phobies

Lorsque l’on a peur, le premier réflexe est de fuir, d’éviter les situations de danger. Il s’agit d’un comportement naturel : notre instinct de survie. Dans certaines conditions, il peut s’agir d’une réaction normale et appropriée, pour échapper à un danger imminent ou pour anticiper une situation stressante. La crainte d’un examen de fin d’année, une prise de parole en public, un chien qui se montre hostile, sont d’autant de situations qui déclenchent du stress, qui est maitrisable et adapté. En ce qui concerne les phobies, comme par exemple, la phobie de l’avion, la peur est intense, excessive, et non partagée par tous. Il ne s’agit pas d’une simple peur, les phobies ont un véritable impact sur la vie quotidienne, malgré le soutien des proches et les explications rassurantes « tu es en sécurité, il y a peu d’accident d’avion ». La conséquence est importante ! La personne ne prend plus l’avion et se prive de voyage ou d’expérience qu’elle aimerait pourtant réaliser. Ce comportement d’évitement des situations entraîne alors un véritable cercle vicieux : plus on évite les situations, plus il est difficile de les affronter et de gérer ses émotions, plus la phobie est grande.

Les thérapies cognitivo-comportementales ou TCC, qu’est-ce que c’est ?

Apparues récemment dans les années 90, elles sont utilisées par certains professionnels comme les psychologues ou les médecins psychiatres. La pratique des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) nécessite une formation particulière, et tous les professionnels de la santé mentale ne les proposent pas en consultation. Il existe plus de 1800 praticiens en France. Il s’agit d’une technique d’accompagnement et de soutien sur un temps court de consultation. Parfois, seulement une dizaine de séances sont nécessaires pour soigner le trouble. Les TCC rentrent dans ce que l’on appelle communément les « thérapies brèves ».

 

Comment se déroule une séance de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ?

Le patient va d’abord au cours d’une première rencontre avec le professionnel de santé décrire ses troubles : description de l’objet ou la situation phobique, la date d’apparition, le contexte de l’apparition de la peur, mais aussi les réactions, le comportement face au danger.  L’objectif est de comprendre l’évolution et les conséquences de la phobie sur la vie quotidienne. Il s’agit aussi d’analyser la réaction de la personne et ses stratégies pour éviter l’objet de la phobie. Est-ce une phobie handicapante ? Par exemple, la phobie de la foule (agoraphobie), des endroits confinés (claustrophobie) sont plus handicapantes que la phobie des serpents, que l’on croise rarement en France. Est-ce possible d’éviter les situations ? Si oui, par quel moyen ? Le professionnel va ensuite proposer au patient des séances très ciblées sur la phobie avec des techniques qui consistent à affronter ses peurs… et à mieux les gérer ! Le professionnel, par l’imagination puis la mise en condition réelle accompagne le patient dans ce travail.

Prenons l’exemple d’une personne qui a peur des araignées. Lors de ses séances, elle va d’abord imaginer les araignées, puis regarder des photos inanimées, puis des vidéos, jusqu’au moment où le thérapeute le mettra en contact avec de véritables araignées. Effrayant n’est-ce pas ? Pas de panique, les professionnels accompagnants ont l’habitude des mises en situation, et le travail est extrêmement progressif. Certaines compagnies aériennes proposent même des séances de mise en condition dans leurs avions pour les personnes phobiques, s’inspirant ainsi des techniques des TCC !

Vous l’aurez compris, le but n’est pas de comprendre l’origine de la phobie, ni de réaliser un long travail sur soi, mais d’apprendre, par l’affrontement, à gérer ses émotions liées à cette phobie. La phobie ne sera ensuite qu’un mauvais souvenir…

Quand consulter pour faire une thérapie-cognitivo-comportementale ?

Lorsque la phobie empêche des activités, entraîne trop d’angoisse ou de souffrance, il est alors nécessaire de trouver l’aide d’un spécialiste et de consulter.

Quels sont les résultats attendus d’une thérapie par les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ?

En fonction du type de phobie et de l’intensité des troubles, les TCC peuvent donner des résultats plus ou moins rapides. Le taux de réussite d’une thérapie complète par TCC varie entre 80 et 90 % ! Les améliorations dans le quotidien peuvent se voir dès les premières séances. Il s’agit d’une thérapie ou la personne participe activement et les échanges avec le thérapeute sont nombreux.

Les autres applications des TCC

La phobie est un des grands troubles traités par les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), mais elles sont aussi très efficaces pour traiter la dépression, l’anxiété, les troubles post traumatiques, aider à la gestion du stress, les troubles du comportement alimentaires, le sevrage tabagique. Les techniques TCC permettent aussi d’améliorer l’estime de soi et la confiance en soi, par la mise en place d’une pensée positive et un comportement revalorisant.

 

Pour rechercher un thérapeute proche de chez vous, c’est simple : demander conseil à votre médecin traitant.

L’Académie Santé Positive vous proposera des solutions basées sur ces techniques de thérapies cognitivo-comportementales pour le sevrage tabagique et dans d’autres domaines.

Allergie au gluten : 3 clés pour comprendre

L’allergie au gluten semble être une mode sur laquelle surfent les marques alimentaires. Les produits sans gluten fleurissent en effet dans les magasins depuis plusieurs années. La population ne sait pas vraiment ce qu’est le gluten ni l’intérêt d’un régime sans gluten mais le neuro-marketing fait son travail et les gens consomment sans trop savoir pourquoi.

Tout le monde parle d’allergie au gluten mais il existe en réalité 3 maladies liés au gluten : la maladie coeliaque (intolérance au gluten), l’allergie au gluten et l’hypersensibilité au gluten (non caeliaque).

Seuls 10% des personnes atteintes de maladie coeliaque sont informées de leur diagnostic.

Ceux qui doivent faire le régime sans gluten et consulter un spécialiste ne le font pas, et ceux qui n’en ont pas besoin, le font sans savoir pourquoi.

 

  1. Qu’est-ce que le gluten ?

Le gluten constitue environ 80 % des protéines contenues dans le blé. Il est responsable de l’élasticité de la pâte malaxée mais aussi du caractère masticable des produits à base de céréales cuits au four (pâtes, pain, gâteaux, pizzas…).

Le gluten se réfère aux protéines issues des céréales. Ainsi, toutes les céréales contiennent du gluten. Mélangé à de l’eau, c’est lui qui donne à la farine sa structure élastique.

  1. Allergie au gluten : les 3 clés à comprendre

 

  • La maladie cœliaque (ou intolérance au gluten) :

La maladie cœliaque est une maladie digestive très fréquente. Il s’agit d’une intolérance permanente à une ou plusieurs fractions protéiques du gluten. On retrouve une atrophie villositaire (destruction des villosités au niveau du duodénum) qui entraîne un syndrome de malabsorption.

Il s’agit donc d’une maladie auto-immune. Il s’agit en fait d’une réponse immunitaire inappropriée de la muqueuse intestinale à la gliadine du blé, de l’orge et du seigle notamment.

Les symptômes de la maladie cœliaque sont variés : diarrhées, ballonnements, douleurs abdominales et articulaires mais aussi dépression, fatigue, maux de tête, eczéma, insensibilités des membres ou des doigts.

En supprimant la consommation de gluten avec un régime sans gluten strict, on voit les symptômes s’améliorer entre 1 à 3 mois environ, et les anticorps disparaitre progressivement. Après plusieurs mois sans absorber de gluten, l’intestin cicatrise et le malade est en rémission. Mais dès la réintroduction de de gluten dans l’organisme, la maladie redémarre.

La maladie cœliaque ne concerne qu’1% de la population. Mais en France, seulement 10% des cas seraient aujourd’hui diagnostiqués.

Elle démarre vite chez le nourrisson et par contre très lentement – prenant même des années – chez l’adulte.

La forme classique de la maladie cœliaque apparaît entre l’âge de 6 et 24 mois, soit quelques mois après l’introduction du gluten dans l’alimentation. En général, les jeunes enfants développent une diarrhée chronique, de l’anorexie, un ballonnement abdominal, une perte ou stagnation de poids, une certaine irritabilité.

C’est la forme la plus connue de la maladie cœliaque, mais celle-ci peut survenir à tout âge.

Dans la maladie cœliaque tardive, les symptômes digestifs sont souvent moindres : diarrhée ou constipation, douleurs abdominales chroniques, ballonnement abdominal et flatulences, voire vomissements…

Pour faire le diagnostic de maladie coeliaque, il faut consulter un médecin spécialiste (gastro-entérologue) : qui réalisera 2 choses :

-un dosage des anticorps dans le sang : Anticorps anti-IgA antiTG2

-une gastroscopie (endoscopie digestive haute) avec biopsie du duodénum.

La disparition des anticorps et des signes cliniques après 12 mois de régime strict sans gluten confirme le diagnostic de maladie coeliaque.

  • Allergie au gluten ou au blé :

 

Dans le cadre d’allergie, nous sommes dans des cas très rares : en France, on estime que seulement 0,1 à 0,3% de la population serait allergique au blé. Il s’agit le plus souvent d’enfants.

Il s’agit ici d’une réaction immunitaire immédiate après l’ingestion de certaines protéines du gluten. Il faut la distinguer de l’allergie aux céréales dans lesquelles d’autres composants, qui ne constituent pas le gluten, peuvent aussi provoquer ce type de réactions.

Les symptômes sont immédiats : démangeaisons et gonflements au niveau du nez et de la gorge, éruptions cutanées, respiration sifflante, œdème de Quincke couplé à l’effort dans les cas les plus graves.

On la détecte, comme pour toute allergie, par un bilan d’allergologie classique (tests  réalisés par un médecin allergologue).

Les patients « allergiques au gluten » pourront reprendre ou réintroduire le gluten avec des protocoles précis expliqués par le médecin allergologue.

L’allergie constitue donc quelque chose d’exceptionnelle qui est bien loin de l’effet de mode du sans gluten.

  • Hypersensibilité au gluten (non coeliaque):

 

Les patients présentant une sensibilité au gluten (non coeliaque) présentent des symptomes digestifs et extra-digestifs lors de l’ingestion de gluten. Les symptomes disparaissent lors de l’exclusion du gluten.

Le diagnostic d’hypersensibilité au gluten( non coeliaque) doit être fait par un médecin spécialiste (gastro-entérologue) afin d’éliminer une maladie coeliaque et une allergie au gluten.

 

 

  1. Qu’est-ce qu’un régime sans gluten ?

 

Allergie au gluten, sensibilité au gluten ou maladie cœliaque implique de supprimer le gluten de votre alimentation.

 

Alors, qu’est-ce qu’un régime sans gluten ?

Les principaux aliments naturellement sans gluten sont les viandes grillées, les légumes frais, les légumes secs, les fruits, le poisson, les œufs, le lait, le maïs, le riz, le sarrasin, le quinoa, la pomme de terre ou le soja.
La mention sans gluten est impérative. Il faut être vigilant, car le gluten est présent dans des aliments sous des formes masquées.

Certains aliments peuvent aussi être contaminés par l’emballage. On trouve du gluten dans des céréales comme le blé, l’avoine, l’orge ou le seigle qu’on retrouve dans la farine, le pain, les pâtisseries, biscuits et gâteaux, les pâtes, pizzas, hamburgers, mais également dans les épaississants et préparations industrielles contenant de la farine : viandes hachées, saucisses, certaines moutardes, bouillon de cube, sauces au soja, assaisonnements, vinaigre de malt, épaississants…. Des desserts lactés ou des poissons panés peuvent aussi en contenir.

 

 

Conclusion :

 

Si on s’informe au bon endroit, on comprend qu’il n’y a aucune raison scientifique valable pour exclure radicalement le gluten de son alimentation sans l’avis d’un médecin spécialiste.

En cas de symptômes digestifs, consulter votre médecin qui décidera de vous orienter vers un médecin spécialiste (gastro-entérologue) pour rechercher la maladie coeliaque (prise de sang avec recherche d’anticorps et endoscopie digestive).

Une fois le diagnostic posé de maladie coeliaque, d’allergie au gluten ou d’hypersensibilité au gluten (non coeliaque), vous effectuerez le régime sans gluten.

 

Le régime sans gluten n’est pas le dernier régime « à la mode » à tester sans l’avis d’un professionnel de santé.

Régime sans gluten : 4 choses indispensables à connaître

Le régime sans gluten est à la mode actuellement.

Certaines personnes le pratiquent sans savoir vraiment pourquoi, d’autres le font par obligation à la demande du médecin ; d’autres le font par curiosité.

On trouve toutes sortes d’aliments sans gluten dans les magasins et de plus en plus de restaurants proposent désormais des plats sans gluten.

Mais en quoi consiste-t-il vraiment un régime sans gluten et comment le mettre en place ?  Comment gérer une alimentation avec moins de gluten ou avec exclusion totale du gluten sans avoir de carence ?

Il existe 3 grandes affections liées au gluten qui peuvent nécessiter un régime sans gluten :

-la maladie caeliaque

-l’allergie au gluten

-l’hypersensibilité au gluten

En dehors de ses affections, il n’existe pas de preuve scientifique justifiant de manger sans gluten.

Lorsqu’il est justifié, le régime sans gluten a des règles qu’il faut connaître, qui seront décrites dans l’article.

 

  1. Le gluten et les maladies liés au gluten :

 

  • Qu’est-ce que le gluten ?

Le gluten est une masse protéique restante après l’extraction du blé.

Les fractions protéiques de gluten de blé sont la gliadine et la gluténine.

 

  • Les trois types d’affections au gluten

 

La maladie cœliaque :

La maladie cœliaque (ou intolérance au gluten) fait référence à une maladie chronique de l’intestin déclenchée par la consommation de gluten. Elle se manifeste principalement par des symptômes digestifs (diarrhée, douleurs, ballonnements…) à l’origine parfois d’un syndrome de malabsorption.

La pratique du régime sans gluten peut masquer partiellement la maladie caeliaque avant les explorations (endoscopie digestive).

On ne le débutera qu’après l’avis du spécialiste (médecin gastro-entérologue le plus souvent).

 

L’allergie au gluten :

L’allergie au gluten fait référence à une réaction immunitaire qui intervient immédiatement après l’ingestion de certaines protéines du gluten.

Les allergies au blé ou au gluten sont plus rares et mettent en jeu des mécanismes immunitaires différents, en particulier les réactions à l’IgE (par exemple œdème de Quincke).

L’hypersensibilité au gluten (non cœliaque) :

La sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC) se caractérise quant à elle par des symptômes qui apparaissent rapidement après l’ingestion de gluten et disparaissent dès que l’on retire le gluten de l’alimentation : les problèmes intestinaux et extra-intestinaux sont proches de ceux qui sont observés dans les cas de la maladie cœliaque et du syndrome du côlon irritable.

 

  1. Le régime sans gluten, qu’est-ce que c’est :

 

Un régime sans gluten consiste à éliminer de l’alimentation toutes les céréales contenant du gluten et les produits qui sont fabriqués à partir de ces céréales.

 

Les céréales contenant du gluten sont le blé (incluant kamut et épeautre : variétés de blé), le seigle, l’orge et le triticale (hybride du seigle et du blé).

L’avoine n’a pas d’effet toxique sur les muqueuses intestinales et peut être autorisé.

 

Voici les céréales que l’on dit « sans gluten » :

  • Le quinoa : originaire d’Amérique du Sud, ce n’est certes pas une céréale mais le quinoa contient tous les acides aminés essentiels. Il est aussi léger et très nutritif et contient de 13 à 23% de protéines.
  • Le maïs : riche en protéines et sans gluten, il contient tout de même de la zénine qui peut être mal supportée.
  • Le millet (riche en panicine): originaire d’Afrique et d’Asie, il est facile à digérer.
  • Le riz long ou rond : particulièrement digeste, il est riche en minéraux. Il contient environ 5% d’orzénine.
  • Le sarrasin : ce n’est pas une céréale mais c’est une bonne source de protéines végétales (12%) et de minéraux. Il est facile à digérer.

 

Le fonio, le sorgho, le teff sont d’autres céréales sans gluten moins courantes tout aussi adaptées à un régime sans gluten.

Un régime sans gluten exclue donc de consommer les céréales qui sont sources de gluten comme évoquées ci-dessus mais aussi les aliments et les boissons préparés à partir de ces céréales. Enfin, il faut exclure, et ce n’est pas toujours facile, les aliments transformés qui contiennent du gluten sous de nombreuses appellations et les aliments qui contiennent du gluten sans qu’il soit possible de le déceler.

En clair, cela implique la suppression d’un bon nombre de produits habituellement consommés :

  • une majorité des produits de boulangerie (pain, brioches, croissants…)
  • des pâtisseries (gâteaux, tartes…)
  • les pâtes alimentaires (spaghetti et autres…)
  • les biscuits sous toutes leurs formes
  • la majorité des céréales du petit déjeuner
  • la plupart des céréales pour nourrissons
  • toutes les bières
  • le seitan (un aliment végétarien riche en gluten)
  • les viandes et les poissons enfarinés ou panés
  • les pains de viande et de poissons (chapelure)
  • les sauces, les soupes et les desserts liés avec de la farine de blé (béchamel, fond de viande ou de volaille, crème pâtissière, crème de
    champignons …)
  • les aliments enrobés de pâte à frire (poulet, beignets … ).

Attention également à traquer le gluten qui se cache très souvent dans la plupart des charcuteries, des pâtés (foie et campagne), les saucisses, dans les sauces diverses et variées (sauce soya, tamari, ….) et majorité des soupes toutes préparées (en conserve ou sachet) mais aussi dans des produits qu’on serait loin d’imaginer contenir du gluten : sucre à glacer, poudre d’ail, certains mélanges d’épices, poivres moulus et assaisonnements, etc…

Il faut donc bien lire les étiquettes pour identifier la présence de gluten dans les produits alimentaires que vous consommez : chercher les notifications qui précisent la présence de gluten – « Farine (blé), malt (orge) ou encore «Farine, malt, Contient : blé, orge» – ou la présence possible de gluten.

  1. Régime sans gluten : à qui est-il recommandé ?

 

Le régime sans gluten est une prescription médicale pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque (après avis du spécialiste gastro-entérologue).

Le régime sans gluten strict implique donc le retrait complet, à vie de toute source de gluten de l’alimentation.

C’est le seul traitement efficace, qui n’implique en plus aucun effet secondaire pour les personnes cœliaques. L’efficacité du traitement apparaît en 1 à 3 mois environ après le début du régime sans gluten.

Les personnes atteintes de maladie caeliaque, qui suivent un régime sans gluten strict évitent les complications associées à cette maladie.

 

Les personnes atteintes d’allergie au gluten ou au blé doivent suivre un régime sans gluten strict avant la réintroduction progressive du gluten dans leur alimentation. Attention : Cela se fait sous forme d’un protocole organisé avec un médecin allergologue.

 

Pour les personnes dites sensibles au gluten (non caeliaque), on parle plutôt de régime avec moins de gluten ou de régime sans gluten non strict : l’idée est de faire attention à la qualité du gluten ingéré ou de réduire la quantité de gluten pour les personnes qui sont hypersensibles au gluten. Une exclusion temporaire du gluten peut suffire.

Avant de procéder à un régime sans gluten, ou d’envisager une réduction du gluten dans l’alimentation, il faudra éliminer une maladie caeliaque après avis du spécialiste.

 

  1. Alimentation et produits sans gluten

Une alimentation sans gluten peut être riche, saine et variée.

C’est le point positif de l’effet de mode du « sans gluten » : on en trouve maintenant partout au supermarché, au restaurant etc.

Plusieurs produits sont naturellement sans gluten, en voici une liste qui n’est pas exhaustive mais pourra vous guider :

  • le riz
  • le maïs
  • la pomme de terre
  • les légumineuses (haricots et pois secs, lentilles, pois chiches, haricots rouges…)
  • les fruits
  • les légumes
  • la viande et la volaille
  • le poisson et les fruits de mer
  • les œufs
  • les noix (du Brésil, noisettes, cajou, macadamia….)
  • les amandes, les pistaches
  • le lait
  • les graines (lin, tournesol, courge, sésame…)
  • le tofu
  • la noix de coco
  • les fromages (brie, gruyère, cheddar, camembert) (éviter les fromages transformés)
  • le yaourt nature
  • le sucre, le miel, le sirop d’érable….
  • es huiles végétales (olive, canola, pépins de raisin, sésame, tournesol…)

La majorité des produits sans gluten sont fabriqués à partir de farines de riz, de maïs, de pomme de terre, d’amarante, de tapioca et de sarrasin.

D’autres farines et fécules plus exotiques sont naturellement sans gluten. Il faut veiller à ce que les aliments naturellement sans gluten n’aient pas été contaminés par un aliment contenant du gluten ou moulus sur une meule contaminée par le gluten, ce qui rendrait l’aliment non sécuritaire pour la personne cœliaque.

Privilégiez donc des farines de sarrasin, de riz ou d’amarante portant la mention sans gluten.

Conclusion :

Le régime sans gluten n’est pas un régime à la mode. Il ne doit pas être appliqué par tous.

C’est une prescription médicale pour certains patients atteints de maladies dont les diagnostics sont faits par des médecins spécialistes (gastro-entérologues).

La réalisation d’un régime sans gluten sans que cela soit nécessaire peut même masquer une maladie et retarder le diagnostic de maladie caeliaque.

Lorsque votre médecin a posé le diagnostic, le régime sans gluten doit être appliqué en suivant les recommandations citées dans l’article et le résultat sera rapidement visible (1 à 3 mois en général).