Les maladies du cœur : 5 maladies fatales

Les maladies du cœur sont le 1er tueur du monde.

C’est la première cause de mortalité dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Notre comportement, notre hygiène de vie est bien souvent en cause dans les maladies du cœur.

Il existe 5 maladies du cœur principales :

  • Les maladies des vaisseaux du cœur (infarctus, angine de poitrine)
  • Les maladies des valves du cœur
  • Les maladies du tissu nodal
  • Les maladies des oreillettes cardiaques
  • Les maladies de l’enveloppe cardiaque

 

Le cœur est l’organe vital par excellence. Sans lui, tout s’arrête.

Le cœur est une pompe chargée de faire circuler le sang contenu dans nos vaisseaux afin que tous nos organes soient bien irrigués. Le sang contient en effet l’oxygène et les nutriments qui sont essentiels au bon fonctionnement de nos organes.

 

Comment fonctionne le cœur ?

 

Il y a 2 cœurs : le cœur « gauche » et le cœur « droit ».

Le cœur est en fait une double pompe.

On différencie également deux circulations :

  • La grande circulation qui est l’ensemble des vaisseaux qui vont du cœur gauche aux organes.
  • La petite circulation : Celle qui va du cœur droit aux poumons.

Le cœur gauche ayant besoin de pomper dans un réseau plus grand, il est naturellement de taille plus importante que le cœur droit.

Les artères sont les vaisseaux qui emmènent le sang depuis le cœur vers les organes, les veines sont les vaisseaux qui emmènent le sang depuis les organes vers le cœur.

 

Le cycle cardiaque se produit en moyenne toutes les 1,16 secondes. Le cœur bat depuis le premier trimestre de notre vie jusqu’à notre dernier souffle, soit trois milliards de fois pour une personne de 80 ans.

 

Chacune des pompes cardiaques est constituée d’une oreillette et d’un ventricule. L’oreillette est une sorte de réservoir qui se remplit du sang qui provient soit du réseau veineux pour l’oreillette droite soit du poumon pour l’oreillette gauche.

Une fois que l’oreillette est pleine, elle se contracte et se vide dans le ventricule.

Le ventricule est le muscle qui va pousser le sang vers le poumon pour le ventricule droit, vers l’aorte et les organes pour le ventricule gauche.

Ventricules et oreillettes sont séparés une valve : La valve mitrale à gauche, la valve tricuspide à droite. Il existe également un valve à la sortie de chaque ventricule : la valve pulmonaire à la sortie du ventricule droit, la valve aortique à la sortie du ventricule gauche.

 

 

 

1-Les maladies du cœur touchant les vaisseaux :

 

Le cœur comme tous les organes, a besoin de sang pour son fonctionnement. Plusieurs vaisseaux sanguins appelés artères coronaires vont se charger de le lui apporter. Du fait de l’âge, d’une hypertension artérielle mal régulée, d’un diabète ou de facteurs héréditaires, il arrive que des plaques de cholestérol (ou athéromes) se déposent sur les parois des artères coronaires. Ces plaques, telles des plaques de calcaires dans de vieilles canalisations vont réduire le diamètre artériel.

Les artères coronaires peuvent donc être en partie bouchées. Au repos, le patient n’éprouve aucun symptôme. C’est à l’effort, lorsque les cellules musculaires cardiaques ont besoin de beaucoup d’oxygène et que le débit coronaire augmente que le patient va ressentir des douleurs de poitrine. On appelle cela l’ «angine de poitrine ».

Il arrive également qu’une plaque de cholestérol vienne se détacher de la paroi. Elle va circuler dans l’artère coronaire dont le calibre diminue petit à petit, et elle va finir par obstruer complètement l’artère coronaire : Le muscle dont l’irrigation dépend de cette artère ne va donc plus recevoir d’oxygène. Le patient va ressentir une intense douleur dans sa poitrine, on appelle cela un infarctus (du myocarde). Si l’on ne désobstrue pas l’artère en urgence, le muscle cardiaque va se nécroser et le patient peut décéder.

L’angine de poitrine comme l’infarctus donnent le même type de douleur de poitrine : La douleur est intense, à type de serrement et irradie dans le bras gauche et la mâchoire. Dans l’angine de poitrine, la douleur survient à l’effort et cède à l’arrêt de l’effort. Dans l’infarctus la douleur peut survenir sans facteur déclenchant et ne cède pas.

Toute douleur thoracique nécessite l’appel des secours. En France, il faut composer le 15 pour contacter le SAMU.

 

2- Maladies du cœur touchant les valves cardiaques :

Les différents compartiments du cœur sont séparés par des valves qui elles aussi peuvent être malades. Le fait qu’une valve soit atteinte fait qu’elle se ferme mal et abîme le cœur qui doit alors produire plus d’efforts pour chasser le sang. Votre médecin lorsqu’il vous ausculte entendra un souffle cardiaque.

  • Malformations des valves: Il arrive qu’il y ait une malformation au cours de l’embryogenèse qui conduise à une malformation des valves. Le diagnostic se fera le plus souvent au cours des premières années de vie par le pédiatre ou le médecin traitant. Une chirurgie est généralement envisagée afin de réparer ou remplacer la valve atteinte.
  • Rétrécissement aortique: Cette pathologie touche particulièrement la valve aortique. Celle-ci sépare le ventricule gauche de l’aorte. Du fait principalement de l’âge, la valve aortique va se rétrécir. Le ventricule gauche va devoir fournir un effort plus important pour chasser le sang et il va donc s’abimer.
  • Endocardite: Une endocardite survient lorsqu’une bactérie vient se greffer sur une valve. La bactérie va alors se multiplier et grignoter la valve. En se multipliant, la bactérie dissémine dans tout le corps. Dans cette maladie du cœur, le traitement à donner est constitué d’antibiotiques en perfusion pendant plusieurs semaines. Une chirurgie cardiaque peut parfois être pratiquée si la valve est trop atteinte. Ce type de maladie est très rare et survient généralement sur des valves artificielles ou chez des patients dont le système immunitaire est affaibli.

 

3-Maladies du cœur touchant le tissu nodal :

Le fonctionnement du cœur est contrôlé par un réseau de câbles électriques que l’on nomme le tissu nodal. Ce tissu est formé de cellules appelées cellules cardionectrices qui vont produire un courant électrique. Ce courant va permettre aux cellules musculaires de se contracter de façon coordonnée pour permettre au cœur de chasser le sang de façon efficace.

Ce tissu, comme le tissu musculaire, a besoin de l’oxygène et des nutriments apportés par le sang. Il dépend donc également des artères coronaires et de leur bon fonctionnement.

La réalisation d’un électro-cardiogramme (ECG) permet l’étude du tissu nodal.

Il arrive que du fait du vieillissement du cœur ou d’un infarctus le tissu nodal soit endommagé et dysfonctionne. Les cardiologues vont alors être amenés à poser un Pace-maker : cet appareil est une pile électrique d’où sortent plusieurs câbles. Ces câbles disposés à des endroits précis dans le cœur vont remplacer le tissu nodal et permettre un fonctionnement cardiaque optimal.

 

4-Maladies du cœur touchant les oreillettes :

La principale maladie touchant les oreillettes est la fibrillation auriculaire (ou ACFA ou arythmie complète par fibrillation auriculaire).

Cette pathologie est due à un dysfonctionnement du tissu nodal qui n’assure plus son rôle de chef d’orchestre de la contraction cardiaque. Elle touche principalement l’oreillette gauche qui rappelons-le est chargée de chasser le sang dans le ventricule gauche, lequel va distribuer le sang dans la grande circulation (cerveau, membres supérieurs et inférieurs, ensemble des organes à l’exception des poumons).

Normalement, le tissu nodal est censé faire en sorte que les oreillettes et les ventricules battent à un rythme régulier. Du fait une nouvelle fois de l’âge ou d’autres pathologies, le tissu nodal est défaillant et les oreillettes vont se mettre à se contracter de façon irrégulière. Cette contraction est inefficace et induit une stagnation du sang dans les oreillettes. Le sang, immobile, va former des caillots. Ces caillots peuvent ensuite migrer dans la circulation sanguine et aller boucher une artère de la grande circulation. Le plus grave est de boucher une artère cérébrale : le tissu nerveux qui dépend de cette artère n’est alors plus irrigué et peut également nécroser. C’est ce qu’on appelle un accident vasculaire cérébral (AVC).

Selon le patient, le cardiologue dispose de plusieurs modalités thérapeutiques : Il peut soit guérir la fibrillation en administrant des médicaments, soit choisir de tolérer la fibrillation. Dans le second cas, le cardiologue devra prescrire des médicaments qui vont empêcher la formation des caillots et ainsi prévenir la survenue d’un AVC.

 

 

5-Maladies du cœur touchant l’enveloppe cardiaque :

Le cœur est entouré d’une membrane dénommée péricarde. Cette membrane est comme un sac autour du cœur, directement à son contact. Du fait principalement de virus, cette enveloppe peut s’inflammer et produire du liquide. Le cœur, contenu dans le sac non extensible qu’est le péricarde, va être comprimé. Le patient va donc éprouver une douleur thoracique.

La péricardite, si elle est due à un virus et traitée à temps, se guérit généralement sans séquelles. Il existe bien entendu d’autres causes.

 

Toutes ces maladies du cœur, si elles ne sont pas traitées à temps peuvent faire évoluer le patient vers une pathologie appelée insuffisance cardiaque.

Le principal symptôme de l’insuffisance cardiaque est la difficulté à respirer : le cœur n’étant plus suffisamment puissant pour chasser le sang des poumons, de l’eau s’accumule dans les alvéoles pulmonaires et gêne les échanges gazeux. Le patient n’est plus capable de faire des efforts normaux sans être essoufflé.

Un autre symptôme bien connu des médecins est les oedèmes des membres inférieurs : Le cœur n’est plus capable de pomper le sang contenu dans les jambes de façon efficace. Comme dans les poumons, de l’eau contenue dans les vaisseaux s’accumule dans les jambes et produit des œdèmes.

Si elle n’est pas traitée, l’insuffisance cardiaque évolue vers le décès du patient.

 

Pour finir ce tour d’horizon des maladies cardiaques, il convient de rappeler l’importance des facteurs de risque cardiovasculaires. Il en existe deux types :

  • Les facteurs de risque non modifiables : l’âge, le sexe masculin, l’hérédité (pathologies cardiovasculaires chez les parents).
  • Les facteurs de risque modifiables (directement liés à notre mode de vie) : Le diabète, l’hypertension artérielle, le tabagisme, l’hypercholestérolémie, le surpoids.

 

Agir sur les facteurs modifiables réduit très efficacement la survenue des maladies du cœur.

Sédentarité: un mode de vie à haut risque


Sédentarité: un mode de vie à haut risque

 

Saviez-vous que la sédentarité est, depuis 2012, la première cause de mortalité évitable dans le monde, et devance même en nombre de décès le tabagisme. Selon lʼOrganisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité est responsable, à elle seule, d’1 décès sur 10 en Europe. L’activité physique peut par contre diminuer, et de manière significative, la mortalité précoce.

 

Imaginez que le fait d’ajouter à son mode de vie 15 minutes de marche tous les jours diminue la mortalité de 14 %, quel que soit votre âge ou votre forme physique !

 

Zoom sur la sédentarité, ce mal du siècle, avec ses enjeux, ses dangers pour l’organisme et la façon de vivre actif et en pleine forme

 

  1. Sédentarité, à quoi fait-on référence ?

On parle parfois d’inactivité ou de sédentarité, alors comment faire la différence ?

 

Commençons donc d’abord par quelques définitions :

 

  • Activité physique: selon l’Observatoire National de l’Activité Physique et de la Sédentarité (ONAPS), l’activité physique correspond à tous les mouvements corporels produits par la contraction des muscles entraînant une augmentation de la dépense énergétique au-dessus de la dépense de repos. Elle comprend donc tous les mouvements de la vie quotidienne, par exemple les activités de travail, de déplacement (marche..), les activités domestiques (cuisine, ménage…) ou de loisirs (jardinage, bricolage).
  • Sport: cela désigne toutes les formes d’activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’expression ou l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition de tous niveaux. Il est donc plus codifié.
  • L’inactivité représente un niveau insuffisant d’activité physique d’intensité modérée à élevée, ne permettant pas d’atteindre le seuil d’activité physique recommandé qui est de 30 minutes d’Activité Physique d’intensité modérée, au moins 5 fois par semaine ou de 25 minutes d’Activité Physique intensité élevée au moins 3 jours par semaine pour les adultes. Pour les enfants et les adolescents, le seuil recommandé est de 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée par jour.

 

  • Sédentarité : d’après l’ONAPS, la sédentarité ou « comportement sédentaire » se définit comme une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique inférieure ou égale à la dépense de repos en position assise ou allongée : il s’agit ainsi des déplacements en voiture, de la position assise sans autre activité, ou celle consistant à regarder la télévision, la lecture ou l’écriture en position assise, le travail de bureau sur ordinateur, toutes les activités réalisées au repos en position allongée (lire, écrire, échanger par téléphone, etc…)

Les niveaux de sédentarité actuels sont souvent liés à un manque d’exercice physique pendant les temps de loisirs mais aussi à une augmentation des comportements sédentaires au niveau des activités professionnelles comme domestiques. On passe ainsi des heures assis devant un ordinateur au travail ou au téléphone, réduisant les mouvements physiques au minimum puisque les ascenseurs et autres escalators sont légion au quotidien. De plus, on se déplace de plus en plus en voiture, réduisant la marche au minimum. Il faut dire que l’on est toujours plus nombreux à vivre dans les villes, oubliant l’importance de la nature et du rythme des saisons : on court après le temps, en se noyant dans les médias, internet sans faire travailler notre corps.

Toutes les études scientifiques le prouvent : nous sommes faits pour bouger et non pour vivre assis devant un ordinateur.

Dans notre corps, tout est fait pour marcher, courir, nager, même sur de longues distances. Notre histoire et notre évolution nous montre aussi que nous sommes faits pour bouger : notre ancêtre, l’homme préhistorique, le fameux chasseur-cueilleur, parcourait environ 15 kms par jour. Nous ne marchons plus que 2 kms en moyenne, ce qui est peu. Nos gènes, quant à eux, n’ont pas changé».

 

La sédentarité est dramatique pour notre organisme : C’est un peu comme une maison qui n’est pas lavée régulièrement: la poussière l’encrasse. C’est la même chose pour l’organisme : le niveau d’inflammation augmente. Plus il est élevé, moins le corps peut se défendre, ce qui réduit nos défenses immunitaires.

 

  1. Les 6 dangers de la sédentarité pour l’organisme

Etre sédentaire implique 6 dangers très graves pour nos organismes :

 

  • Prise de poids et obésité : c’est le risque premier, mais qui a des impacts non négligeables sur la santé, car l’obésité est pourvoyeuse de nombreuses maladies (fatigue, diabète, maladie du foie mais aussi cancers…)

 

  • Diabète : la pratique d’une activité physique régulière en plus d’une alimentation équilibrée permet d’éviter l’apparition de diabète de type 2.

 

  • Maladies cardio-vasculaires : au-delà du fait qu’elle favorise l’apparition de cholestérol, la sédentarité implique des risques de maladies cardio-vasculaires telles que l’obstruction des artères irriguant le cœur pouvant entrainer une angine de poitrine ou une « attaque cardiaque » (infarctus du myocarde)

 

  • Cancers : Selon différentes études, une activité physique suffisante et régulière implique une diminution du risque de plusieurs cancers, comme le cancer du côlon, le cancer du sein (avant et après la ménopause), de l’endomètre et du poumon.

 

 

  • Une musculature et une santé osseuse « limitées » : cela va aussi limiter vos capacités fonctionnelles
  • Augmentation du stress et du risque de dépression : le fait d’être sédentaire implique donc d’être plus confronté au stress, alors que l’activité physique peut justement aider à réduire l’anxiété et à lutter contre la dépression

 

Il faut donc prendre conscience que notre santé, un bien précieux, dépend avant tout de nous et de nos comportements à court et à long terme.

 

  1. Les moyens de lutter contre la sédentarité et les bienfaits de l’activité physique

 

Voici quelques bons conseils pour lutter contre la sédentarité :

 

  • Réduisez la durée du temps passé assis sans bouger

Si vous avez un travail qui vous fait passer du temps assis devant un ordinateur, veillez à faire une pause toutes les 2 heures environ, pour vous détendre : levez-vous, étirez-vous si possible ou détendez vos membres en marchant quelques minutes. Si vous êtes souvent au téléphone, prenez l’habitude de téléphoner debout. Cette séquence de détente physique, même courte, vous permettra aussi d’être plus efficace quand vous reprendrez votre travail. Ne vous ruez pas sur une place assise dans les transports en commun, mais utilisez le temps du voyage pour garder la position debout si vous n’avez que quelques stations.

 

  • Marchez chaque jour 30 minutes minimum

Faites-le à un bon rythme, sachant que vous n’avez pas à le faire d’une traite mais que vous pouvez morceler des plages de marche pour atteindre ce temps d’effort.

Voici pour cela quelques astuces : ne prenez pas l’ascenseur, mais privilégiez les escaliers ou marchez dans les escaliers roulants. Si vous le pouvez, descendez une station avant votre arrêt pour marcher un peu le matin, cela vous permettra de dynamiser votre corps et votre esprit. Si c’est le soir, vous pourrez ainsi utiliser ce moment de marche comme un temps de décompression et de respiration entre votre travail et votre soirée.

 

Si vous le pouvez, raccourcissez votre pause déjeuner pour aller prendre l’air 10 minutes. Là aussi vous gagnerez en efficacité et ferez en plus descendre votre niveau de stress.

 

  • Pratiquez une activité physique régulière

 

Toutes les études montrent que c’est l’activité physique qui diminue les risques de maladie. Il faut donc avoir une activité physique régulière, pas forcément pratiquer un sport. Activité physique veut dire aussi dire faire le ménage, jardiner … Il est recommandé de faire une activité physique 2 ou 3 fois par semaine (30 à 40 minutes)

 

  • Réduisez votre temps devant les écrans

L’environnement est rempli de technologies, mais il ne faut pas en supporter les effets néfastes et addictifs. Réduisez vos temps devant un écran au maximum. Par exemple, le weekend, faites-vous une pause sans téléphone, jeu vidéo ou télévision pendant un temps donné, cela vous donnera l’occasion de faire une activité qui impliquera plus de sollicitation physique : aller jouer dehors avec vos enfants ou amener votre chien en promenade, aller chercher le pain à vélo ou à pied.

 

 

  • Faites du sport

Profitez du weekend pour faire du sport. Pratiquez un sport d’endurance (course à pied, vélo, natation… à allure modérée) pour faire travailler votre cœur à une allure modérée. Vous pouvez aussi alterner avec une activité qui travaillera encore plus votre endurance : gym, danse, sports collectifs…

 

Bougez et prenez le temps et le plaisir de l’effort physique !

Infarctus du myocarde : 6 astuces simples pour l’éviter

L’infarctus du myocarde ou « crise cardiaque » est un fléau dont on parle peu.

Chaque année, dans le monde, 7,4 millions de personnes meurent de « crise cardiaques » environ.

En France par exemple, on compte 120 000 infarctus par an, qui sont à l’origine de 40 000 décès.

La chose la plus incroyable est que notre comportement influence très fortement l’apparition de la maladie.

Nous répondrons à ces différentes questions :

-concrètement, la crise cardiaque ou infarctus du myocarde c’est quoi ?

-comment reconnaître un infarctus du myocarde ?

-que peut-on changer dans sa vie pour éviter son apparition ?

-Enfin, quelles sont les précautions à prendre pour éviter la récidive ?

 

  1. Qu’est-ce que l’infarctus du myocarde ?

 

On parle souvent de « crise cardiaque » dans le langage courant mais qu’est-ce qu’un infarctus du myocarde ?

Il s’agit d’une destruction partielle du muscle cardiaque caractérisée par l’obstruction de l’artère coronaire qui alimente le cœur en sang mais aussi en oxygène. Concrètement, quand cette obstruction se produit, les cellules musculaires du cœur, ainsi privées d’oxygène, meurent rapidement sur une zone plus ou moins étendue. Cela crée alors des difficultés de contraction du muscle cardiaque (appelé myocarde), ce qui implique des troubles du rythme, une insuffisance cardiaque, et peut même amener à l’arrêt du cœur.

 

Dans ce cas, il n’y a qu’une seule solution : il s’agit de déboucher l’artère le plus rapidement possible après le début des symptômes. C’est ce que l’on appelle de façon simple la « re-perfusion » rapide qui réduit le taux de mortalité ainsi que les complications liées à l’infarctus du myocarde. Il faut donc surtout agir au plus vite pour éviter les complications.

 

Comment reconnaître un infarctus du myocarde ?

 

Il est donc important de bien savoir identifier les symptômes de l’infarctus du myocarde pour pouvoir agir et le faire vite :

  • Il s’agit le plus souvent d’une douleur très vive qui apparaît en plein milieu du thorax, juste derrière le sternum. L’individu qui le subit va ainsi avoir une sensation angoissante d’oppression qui peut démarrer progressivement ou qui peut aussi être immédiatement très brutale.
  • cette douleur persiste plusieurs minutes et ne cède pas avec du repos. Elle peut aussi s’étendre et se diriger vers la gorge, les mâchoires, l’épaule, les bras et même jusqu’aux poignets. De manière générale, cela s’accompagne d’une fatigue intense, mais aussi de sueurs, d’une sensation d’essoufflements, de palpitations, des nausées et vomissements voire même d’un malaise très intense.
  • le sujet peut s’évanouir et avoir des complications conduisant au décès

Si cette gêne forte au niveau du thorax ne s’arrête pas d’elle-même au repos en moins d’une minute, alors il faut stopper toute activité et appeler les secours en composant le numéro d’urgence de votre pays (en France, il faut composer le 15) afin d’expliquer les symptômes aux professionnels de santé.

Il faut être vigilant à l’apparition de ces symptômes quand ils apparaissent au repos ou au moindre d’effort de façon non prolongée et à plusieurs reprises. Dans ce cas, il est encore temps d’agir car le muscle cardiaque n’est pas encore touché : il faut alors absolument consulter un médecin dans les plus brefs délais.

 

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  1. Pourquoi fait-on un infarctus du myocarde ?

 

Il existe des « facteurs de risque »qui favorisent l’infarctus du myocarde.

 

  • Comment l’artère du cœur « coronaire » parvient-t-elle ainsi à se boucher ?

Avec l’âge et en raison de différents facteurs de risque, des plaques notamment constituées de cholestérol se forment le long de la paroi des artères. C’est ce que l’on nomme de l’athérome. Lorsqu’une de ces plaques se rompt, un caillot se forme et part dans la circulation. Cela peut alors réduire brutalement le débit sanguin ou même l’interrompre complètement, ce que l’on appelle l’ischémie.

Si ce phénomène persiste, l’hypoxie, à savoir le manque d’oxygène que cela implique, entraîne la mort des cellules musculaires.

 

  • Les causes ou facteurs de risque inévitables ou héréditaires

Trois facteurs de risque ne peuvent pas être corrigés, à savoir le sexe, l’âge et l’hérédité (cas d’infarctus ou d’accidents vasculaires dans la famille).

La crise cardiaque touche en général les personnes de plus de 40 ans.

Mais des personnes plus jeunes peuvent aussi être concernées si elles présentent différents facteurs de risque.

  • Les causes ou facteurs de risques évitables

Il s’agit clairement de cause venant de nous, de notre manière de vivre.

Neuf autres facteurs de risque sont acquis et sont donc directement liés à nos comportements et à nos modes de vie :

-alimentation trop riche en graisses saturées (fromage, beurre, crème fraîche, viandes grasses, mais aussi viennoiseries, pâtisseries, barres chocolatées, biscuits, produits frits et panés, plats cuisinés, etc…)

-tabagisme

-hypercholestérolémie

-hypertension artérielle,

-diabète,

-sédentarité,

-obésité abdominale,

-troubles psycho-sociaux (notamment stress et dépression),

-absence de fruits et de légumes dans l’alimentation de tous les jours.

Quand ces facteurs de risque sont associés, les risques d’infarctus du myocarde se multiplient.

  1. Comment réagir face à l’infarctus du myocarde

Le facteur temps est le paramètre principal de la prise en charge thérapeutique de l’infarctus. La taille de celui-ci augmente en effet avec la durée de l’occlusion coronaire et la performance contractile du muscle cardiaque se détériore avec l’augmentation de cette taille.

L’infarctus du myocarde constitue effectivement l’urgence vitale absolue.

De fait, rien ne doit passer avant la prise en charge du patient qui doit être réalisée en urgence !

En cas de symptômes, oubliez tout : qu’il s’agisse de convenances personnelles, d’une crise qui a lieu en pleine nuit, de la peur de déranger ses proches ou le médecin, et que vous soyez sur votre lieu du travail ou de vacances… il n’y a aucune excuse. Arrêtez votre activité, agissez vite et prévenez immédiatement les secours.

 

  1. Infarctus du myocarde : comment l’éviter ?

 

Sur les facteurs de risque pouvant être évités, il s’agit donc déjà de les prendre en compte :

 

  • Ayez une alimentation saine et équilibrée. Réduisez la consommation d’aliments riches en acides gras saturés. Consommez des produits sains, préparez vous-même vos aliments : comme cela vous saurez ce que vous mangez ! Réduisez votre consommation de sel qui augmente le risque cardiovasculaire. Assurez-vous de consommer de la vitamine D, une carence en vitamines étant un facteur de déclenchement de l’infarctus du myocarde. Vous pouvez en trouver dans certains poissons (saumon, thon..) ou vous assurez de prendre le soleil régulièrement pour en faire le plein.

 

  • Contrôler votre poids pour éviter le surpoids. L’accumulation de graisses au niveau de l’abdomen est l’un des facteurs aggravants. Bannissez les régimes amaigrissants qui risquent de vous faire prendre encore plus de poids, avec l’effet « yoyo » bien décrit par tous les nutritionnistes.

 

  • Consulter régulièrement votre médecin: Pour connaître vos facteurs de risques d’infarctus, surveillez de près votre taux de cholestérol, tension et poids. Consultez votre médecin généraliste, tous les 2 à 5 ans (selon l’avis de votre médecin) si vous n’avez pas de facteur de risque, et tous les ans si vous avez des facteurs de risque. Le cholestérol est la première cause d’infarctus.

 

  • Arrêtez de fumer: le tabagisme est le deuxième facteur de risque de l’infarctus après le cholestérol. Il est ainsi responsable de la survenue d’infarctus à court comme à long terme. Pour être précis, les substances inhalés de la cigarette passe dans le sang et entraîne également des contractions des artères, ce qui majore le risque d’infarctus. Il serait responsable de 35% d’entre eux. Une raison de plus pour arrêter de fumer dès que possible.
  • Evitez le stress: le stress est en cause dans un tiers des infarctus. Alors apprenez à vous détendre avec des méthodes naturelles, sans prendre de médicament : faites par exemple du yoga ou de la méditation pour vous apaiser si vous en avez besoin.
  • Bougez! Assurez-vous d’avoir une activité physique 30 minutes par jour. Quel que soit le sport que vous pratiquez, faites-le donc régulièrement pour faire travailler votre cœur. Pour rappel : de nombreuses activités sont gratuites comme la marche, la course à pieds etc.

 

  1. Infarctus du myocarde, comment éviter la récidive ?

On agit sur les facteurs qui ont déclenché le premier infarctus du myocarde.

Bien souvent, on retrouve des facteurs de risque évitables.

Dans le cas d’un infarctus du myocarde, l’étendue de la zone touchée au sein du muscle cardiaque et la rapidité de la reperfusion auront des répercussions sur la bonne récupération pour la suite.

Concrètement, l’infarctus modifie les dimensions, mais aussi l’épaisseur et la géométrie d’une cavité du cœur (le ventricule gauche). L’infarctus entraîne aussi un risque d’insuffisance cardiaque et de troubles du rythme cardiaque qui peuvent entraîner la mort subite. Enfin, l’infarctus peut aussi causer un accident vasculaire cérébral.

 

Alors, pour éviter la récidive, voici quelques conseils de prévention malins :

-le tabac doit disparaître de votre vie définitivement

-revoyez votre alimentation en cas d’obésité ou de surpoids

-réfléchissez à votre mode de vie : usage de drogues, carence en sommeil, travail de nuit, stress, sédentarité sont des choses sur lesquelles on peut agir

 

Votre action est essentielle. Trop de gens pensent que le médicament fait tout et s’abandonne à la médecine.

Oui, il faut prendre les traitements prescrits par votre professionnel de santé.

Mais si vous continuez à fumer, à prendre du poids, à ne faire aucune activité physique et manger sans réfléchir, le risque de récidive sera très élevé.

Ecoutez-vous et ménagez-vous en prenant soin de votre bien le plus précieux : votre vie !

 

Faites aussi régulièrement une activité physique même douce (marche, nage….)

après avoir pris l’avis de votre cardiologue ou de votre médecin traitant.

 

Prenez donc soin de votre corps et soignez votre hygiène de vie pour éviter de subir un infarctus du myocarde !

 

Attaques de panique : comment les éviter ? 5 solutions efficaces

L’attaque de panique : qu’est-ce que c’est ?

Les attaques de panique, souvent appelées « crises d’angoisse », sont des manifestations impressionnantes et soudaines. Bénignes et très fréquentes, les attaques de panique touchent principalement les personnes jeunes et les femmes. L’attaque de panique peut être unique ou se répéter dans le temps. On parle de « trouble panique » lorsque les crises perturbent le fonctionnement normal d’une personne (professionnel, familial ou social), et qu’il existe une anxiété anticipatoire, c’est-à-dire la peur que l’attaque de panique survienne à nouveau.

Les symptômes des attaques de paniques sont multiples et différents selon les personnes. Il s’agit principalement de symptômes physiques et psychiques.

Les symptômes physiques les plus fréquents sont :

  • Sensation de malaise général
  • Accélération du rythme cardiaque (tachycardie)
  • Douleur dans la poitrine
  • Sueur
  • Sensation d’étouffement (« boule » dans la gorge)
  • Respiration accélérée
  • Tremblements, sensation de fourmillement dans les mains et les jambes
  • Troubles digestifs : nausées, vomissement, douleurs abdominales, diarrhée
  • Impression de paralysie ou agitation

 

Sur le plan psychique, les personnes touchées peuvent ressentir une sensation forte de peur de mort imminente ou de « devenir fou », ainsi que des pensées récurrentes de catastrophe imminente. Les manifestations physiques contribuent à alimenter les pensées négatives, créant un véritable cercle vicieux. Plus la personne est angoissée, plus elle souffre de symptômes physiques intenses, plus ces symptômes sont angoissants.

La plupart du temps, l’attaque de panique est d’apparition brutale. Cet état est heureusement transitoire, et dure en moyenne une dizaine de minutes.

Les crises ne sont pas dangereuses pour la santé mais peuvent être très intenses et traumatisantes pour les personnes qui les vivent ou qui en sont témoins.

Si vous êtes sujets à ce type de manifestations, nous allons vous donnez quelques astuces pour en limiter l’apparition.

 

1 : Rechercher les situations déclenchantes et les éviter.

Cela peut paraître simple et logique, mais en réalité il s’agit d’un travail long et minutieux. Lorsque la source de l’angoisse est bien identifiée, comme par exemple pour les personnes souffrant de claustrophobie, l’éviction des endroits confinés suffit à éradiquer les crises. Mais quand est-il des situations d’angoisse plus complexes ? Parfois, la cause des angoisses n’est pas connue, et il s’agit d’une ou plusieurs causes plus profondes et plus anciennes.

Faire une liste des pensées qui vous traversent lorsque vous ressentez de l’angoisse ou du stress peut être une bonne idée. « Qu’est-ce qui m’inquiète ? » Les examens de fin d’année, une dispute, des dossiers administratifs à traiter… Beaucoup de sujets peuvent être source d’inquiétude, même ce qui peut paraitre très anodin. Identifier les causes et mettre des mots dessus est déjà un excellent moyen d’éviter la surcharge de pensées négatives. N’hésitez pas à demander également l’avis de vos proches. Organiser un planning pour régler les soucis un par un, éviter les situations stressantes ou déstabilisantes, imaginer par la pensée des scénarios positifs et valorisants sont d’autant de stratégies préventives efficaces pour éviter les attaques de paniques.

 

2 : Repérer les premiers signes 

Souvent, chez chaque personne, les crises sont stéréotypées. Certains vont débuter la crise par une accélération de la respiration et du rythme cardiaque, d’autres vont trembler, tourner dans une pièce et s’agiter. Dès les premiers signes, il faut agir vite ! L’objectif est d’éviter que de simples ruminations ne se transforment en une véritable attaque de panique. Maitriser les crises, c’est également moins anticiper leur apparition. « Je suis de nature anxieuse, j’en suis conscient, je me connais et je sais comment agir pour que cela soit moins désagréable. » Lorsque les premiers signes sont là, des stratégies simples peuvent être mises en place.

Dans un premier temps il faut dédramatiser ! la crise d’angoisse est bénigne. Vous connaissez les symptômes et vous savez qu’ils vont diminuer et disparaître rapidement. Pensez à des choses positives et agréables. Dans un second temps, un exercice simple de respiration s’avère redoutable contre les attaques de panique, en respectant la règle des 4-4-4. Inspirez profondément par le nez en comptant lentement jusqu’à 4. Bloquez la respiration pendant 4 secondes, puis expirez lentement par la bouche en comptant à nouveau jusqu’à 4. Visualisez un cercle à chaque cycle d’inspiration et d’expiration. Répétez cette séquence trois ou cinq fois si nécessaire. Il s’agit d’un exercice qui demande un petit peu d’entrainement, mais que vous finirez par maitriser et ainsi, éviter la crise.

 

 

3 : L’hygiène de vie, un atout indispensable au bon fonctionnent psychique.

Éviter les psychostimulants tels que le café, le thé, l’alcool et les drogues dans les périodes de vulnérabilité protège de l’apparition des attaques de panique. Respecter une bonne hygiène de sommeil, faire du sport ou une activité physique régulière, aménager un espace de vie et de travail apaisant constituent de solides facteurs protecteurs. Le yoga, la sophrologie, la méditation pleine conscience sont des activités très intéressantes dans la gestion des émotions et du stress.

Ces mesures sont simples à mettre en place et efficaces, et vous permettront de prévenir les crises durablement, tout en prenant soin de votre santé.

 

 

4 : Les objets contraphobiques ou les personnes de confiance.

Toujours avoir un numéro d’urgence en poche en cas d’attaque de panique : un parent, un ami, une personne de confiance qui va vous rassurer. Les secours sont joignables 24h/24 en cas d’inquiétude trop grande ou de manifestations inhabituelles. Non, vous n’êtes pas seul et oui, cet état désagréable va s’arrêter. En ce qui concerne les phobies plus spécifiques, il ne faut pas hésiter à mettre en place des stratégies contraphobiques, avec l’emploi d’objet (un sac en cas de nausées lors d’un examen), d’adaptation comportementale (se mettre proche de la porte dans le métro en cas de claustrophobie) ou de faire appel à un proche (marcher dans la rue avec un ami lorsque l’on craint la foule).

 

 

 

 

5 : L’aide professionnelle : la psychothérapie

Lorsque les crises sont trop répétées et invalidantes, et que l’anxiété anticipatoire est trop grande, alors l’aide d’un professionnel s’avère indispensable, comme un psychologue ou un psychiatre. La thérapie cognitivo-comportementale est l’une des thérapies les plus efficaces pour guérir ces troubles. L’objectif du soignant sera alors de vous déconditionner des situations angoissantes, avec des techniques d’affrontement et de mise en situation progressives. Il s’agit d’une prise en charge plus ou moins longue suivant l’intensité des troubles. Parfois, l’aide d’un traitement médicamenteux transitoire peut s’avérer nécessaire en complément de la thérapie dans les troubles paniques les plus sévères, tels que les antidépresseurs et les anxiolytiques.

Fatigue ou fatigue chronique : les 4 causes à connaître

fatigue chronique

fatigue chronique

La simple fatigue passagère peut parfois devenir de la fatigue chronique. La fatigue est un terme utilisé pour tout et rien, qui a fait appel à notre subjectivité. Nous allons essayer de comprendre ce qui peut se cacher derrière une fatigue récente, seule ou avec d’autres signes ou derrière une fatigue qui dure, la fatigue chronique.

 

Alors qu’est-ce que la fatigue ? A partir de quand parle-t-on de fatigue chronique ? Quand la fatigue s’installe dans la durée, il faut comprendre ses causes pour pouvoir les traiter : causes réactionnelles, organiques, psychiques ou autres.

Comprendre les causes de la fatigue (aigüe ou fatigue chronique), c’est ce que nous vous proposons d’aborder dans cet article.

 

 

  1. Quelques définitions concernant la fatigue et ses différentes formes

 

Fatigue : « normale » ou pathologique ?

 

Il existe deux types de fatigue : la fatigue normale (ou physiologique) et la fatigue pathologique (anormale ou asthénie ).

 

Asthénie (ou fatigue anormale ou pathologique) :

Communément appelée fatigue, l’asthénie correspond au terme médical pour parler de la fatigue anormale, pathologique. Ce terme qui nous vient du grec est composé du A privatif et de sthénie qui signifie force.

On peut donc parler de manque de force même si dans le langage habituel on va plutôt parler de lassitude, de manque d’énergie : les personnes concernées vont parler du fait de se sentir las, vide voire même épuisé. Dans l’asthénie, la personne est fatiguée de manière durable, et ne récupère pas malgré le repos.

 

L’individu qui souffre d’asthénie va en fait avoir le sentiment, sans parfois réussir à l’exprimer, d’un déséquilibre entre ce qu’il doit accomplir et ce qu’il se sent en capacité d’accomplir.

 

Il faut dire que l’asthénie est un symptôme très fréquent. Ainsi, il faut savoir selon les chiffres fournis par la sécurité sociale (en France): 10 à 25 % des personnes qui consultent un médecin généraliste se plaignent d’asthénie, ce qui représente 65 000 consultations tout de même concernées chaque jour. Par ailleurs, 6 à 7 % des français viennent uniquement voir le médecin pour ce motif. Par ailleurs, les femmes sont dans les deux cas plus concernées que les hommes.

 

L’asthénie (ou fatigue pathologique) se développe quand, malgré sommeil et repos, elle persiste et s’installe, selon le mode de vie. Elle crée la sensation pas vraiment agréable d’avoir des difficultés voire d’être incapable de pouvoir gérer ses activités quotidiennes.

 

 

Fatigue « normale » 

 

La fatigue dite normale est celle par exemple que l’on peut ressentir après un effort sportif par exemple ou après une courte nuit.

Elle disparaît donc après du repos. Elle est à l’origine d’une sensation désagréable qui incite à mettre fin à l’effort.

 

Fatigue chronique

La fatigue chronique fait référence à une asthénie qui dure plus de six mois, on parle alors de syndrome de fatigue chronique. Au-delà des signes d’asthénie chronique, l’individu concerné va avoir des douleurs au niveau du corps qui sont des douleurs articulaires ou musculaires, mais aussi des troubles cognitifs (perte de mémoire, difficultés de concentration …)

 

Il faut savoir que l’asthénie n’est pas une pathologie en soi, mais que c’est un symptôme. Elle peut être liée à différentes causes : surmenage, pathologies, troubles endocriniens, prises de médicaments, abus d’alcool… Certaines causes peuvent être aussi mêlées.

 

Il est donc important de faire un bilan médical pour faire un point complet sur les symptômes et les motifs qui peuvent être déclencheurs. Apprenons à décrypter ces causes pour bien comprendre les raisons et les traitements adaptés pour en sortir.

  1. Quelles sont les causes de la fatigue anormale (ou asthénie) ?

 

On distingue un grand nombre de causes de fatigue qui sont très différentes, ce qui conforte l’importance d’un interrogatoire poussée de la personne concernée par l’asthénie pour bien comprendre à quoi font référence les symptômes de fatigue chronique exprimés ou non. Découvrons les 4 principales causes de la fatigue :

 

Les causes réactionnelles

L’asthénie réactionnelle est aussi appelée asthénie de surmenage et est liée au stress. Elle se caractérise par une sensation d’épuisement, une grande fatigue qui perdure, même après le repos. Cela peut concerner une réaction à un changement de contexte familial (divorce, changement de travail, déménagement, etc.) mais aussi à un contexte professionnel perturbé (surmenage, activité trop intense ou inadaptée). On est dans le fameux burn-out dont on parle beaucoup dans les médias.

Mais cela peut aussi provenir d’une mauvaise alimentation ou d’une condition physique perturbée (activité physique trop intense, ou au contraire perte musculaire liée à la sédentarité).

Cette asthénie réactionnelle s’exprime principalement par des douleurs musculaires et des troubles de l’humeur. Pour ce type de cause, une bonne alimentation, une aide psychothérapique et un ajustement de l’emploi du temps peuvent aider à s’en sortir.

Les causes organiques

Dans ce cas, il peut s’agir de causes plus profondes liées à une maladie qui s’expriment par des symptômes qui surviennent plutôt en fin de journée, un amaigrissement, voire de la fièvre.

Voici quelques causes possibles :

  • Infections qu’il s’agisse d’une hépatite, mononucléose, tuberculose, de la maladie de Lyme etc… qui met véritablement à plat l’organisme
  • Maladies endocriniennes : Hypothyroïdie (baisse de la sécrétion d’hormones thyroïdiennes résultant d’un dysfonctionnement au niveau de la glande thyroïde) …
  • Maladies métaboliques : diabète, insuffisance rénale chronique, malnutrition, hyponatrémie, hypokaliémie, hypercalcémie…
  • Anémie (impliquant un manque de globules rouges), carence en fer
  • Cancer et traitements associés (chimiothérapie, radiothérapie) ;
  • Maladies digestives (côlon irritable, maladie de Crohn, maladie coeliaque) ;
  • Maladie auto-immunes (lupus, sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, etc.)
  • Affections neurologiques (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, myasthénie, ou le syndrome d’apnée du sommeil… sont quelques-unes des causes que l’on peut citer
  • Affections du foie (hépatite, hémochromatose, cirrhose…)
  • Maladies cardiovasculaires : insuffisance cardiaque, suites d’infarctus…
  • Accident vasculaire cérébral et ses conséquences

Cette liste n’est pas exhaustive car bien d’autres maladies peuvent être à l’origine de cas d’asthénie.

fatigue chronique

  • Causes psychiques :

La dépression et l’anxiété sont les causes psychiques principales qui peuvent entraîner une asthénie.

Cela se manifeste par un manque de forme à la fois physique et psychique. La fatigue débute dès le matin au réveil, mais elle tend à diminuer durant la journée. Les symptômes s’expriment dans le fait d’avoir des idées noires et de se décourager facilement. Mais on peut aussi citer les maux de tête, des troubles du sommeil, une irritabilité, une tendance à être amorphe etc…

  • Les causes toxiques ou iatrogènes

Dans ce cas, la cause de la fatigue chronique est liée à la prise de médicaments, tels que des antidépresseurs, sédatifs, psychotropes, antalgiques, diurétiques ou antihistaminiques.

Il faut savoir que, dans d’autres cas de figure, le tabac, l’alcool, la caféine et certains stupéfiants comme la cocaïne par exemple ou le LSD peuvent aussi être à l’origine du trouble.

Il faut noter que les causes peuvent être variées et multiples et être à la fois d’ordre organique ou psychique ou les deux simultanément.

Dernièrement, la communauté scientifique s’interroge sur la fatigue chronique.

En effet, la fatigue chronique frappe de plus en plus de monde et notamment des personnes très actives aux alentours de 35ans : c’est le syndrome de fatigue chronique. Les symptômes en sont variés : asthénie permanente, grande fatigabilité, intolérance à l’effort, troubles de la mémoire et de concentration, douleurs musculaires et articulaires, augmentation du volume des ganglions lymphatiques, pharyngite, fièvre… L’origine de ce trouble serait liée à des raisons infectieuses, immunologiques et psychologiques.

Comme on l’a vu, quand les symptômes de fatigue persistent et engendrent une fatigue chronique, il est important de consulter afin qu’un bilan médical puisse être établi, après un questionnaire complet sur le contexte de vie, les plaintes exprimées, les antécédents, le psychisme, le sommeil, les troubles fonctionnels et un examen du corps.

Dans tous les cas, pour mieux appréhender la fatigue et la fatigue chronique, il est recommandé d’avoir un nombre d’heures de sommeil suffisant et un régime alimentaire équilibré, quelle que soit la pathologie mise en cause.

 

 

 

Le côlon irritable: 6 solutions redoutables !

côlon irritable

côlon irritable

Le syndrome de l’intestin irritable ou syndrome du côlon irritable est un problème fréquent qui touche 10% de la population française. Il se caractérise par des ballonnements, des douleurs abdominales chroniques, de la constipation ou des diarrhées voire les deux symptômes qui peuvent se manifester l’un après l’autre en alternance.

Quelles sont les causes d’apparition du syndrome de l’intestin irritable et comment en limiter les effets, c’est ce que nous vous proposons dans cet article.

 

  1. Qu’est-ce que le syndrome du côlon irritable ?

 

Le syndrome du côlon irritable est aussi appelé syndrome de l’intestin irritable ou trouble fonctionnel intestinal. On parle aussi parfois de colopathie fonctionnelle.

 

Il s’agit d’un trouble du fonctionnement de l’intestin (du côlon ou gros intestin) qui se manifestent comme on l’a vu par des douleurs et de l’inconfort au niveau abdominal, des troubles de la digestion ainsi que par des soucis de transit. Il s’agit d’un diagnostic médical lorsqu’on a été interrogé et examiné par un médecin. Ce syndrome du côlon irritable est très fréquent et bénin, cela n’engage pas le pronostic vital mais peut perturber la qualité de vie.

 

Ce syndrome du côlon irritable correspond à différents symptômes qui peuvent apparaître de façon concomitante :

 

  • Douleurs abdominales

 

C’est certainement le symptôme majeur : il se manifeste en général par des douleurs dans la partie basse de l’abdomen (parfois décrites comme une brûlure, des piqûres ou une « crampe »). Cette douleur peut parfois irradier dans tout l’abdomen, de façon vraiment très intense et gênante.

 

  • Ballonnement et distension abdominale 

 

  • Alternance entre constipation et diarrhée

 

On assiste à une période de constipation qui peut durer plusieurs jours à une autre période de diarrhées qui peut être très gênante. On passe alors d’une fréquence anormalement basse des selles à une trop forte fréquence, qui est encore plus marquée en période de crise douloureuse.

 

Il faut savoir que le syndrome du côlon irritable touche deux fois plus les femmes que les hommes. Par ailleurs, on le diagnostique plutôt chez les personnes entre 30 et 40 ans et plus rarement chez les enfants et adolescents.

 

C’est une affection fréquente qui reste sans gravité. Mais, vu qu’elle est chronique, elle entraîne des désagréments pour les personnes touchées et perturbe leur quotidien et peut même affecter leurs rapports sociaux.

 

Il faut toutefois rappeler que si les symptômes persistent (fièvre, douleurs, nausées, vomissements, troubles du transit, saignements digestifs), il est alors important de s’assurer de l’absence de lésion du côlon en consultant votre médecin car il s’agira d’éliminer un certain nombre de pathologie comme par exemple le cancer du côlon.

 

 

  1. Quelles sont les causes du côlon irritable

 

Le syndrome du côlon irritable semble être lié à différents facteurs, même si les mécanismes semblent encore mal connus.

 

  • Alimentation

L’alimentation arrive en effet dans les toutes premières causes du syndrome du côlon irritable.

L’alimentation mal équilibrée ou en trop grande quantité peut majorer les symptômes

 

  • Motricité intestinale 

Les patients ressentent des contractions intestinales au niveau de l’intestin (côlon et grêle) plus intenses surtout après les repas.

 

  • Facteurs psychologiques

Cela fait toujours débat mais on retrouve très souvent chez ces patients atteints de syndrome du côlon irritable des problèmes psychologiques divers : anxiété, dépression, abus sexuels etc.

 

  • Sensibilité intestinale 

Il semble exister une hypersensibilité de l’intestin chez des ces patients qui ressentent comme douloureux des processus normaux (gaz, contractions normales de l’intestin). On retrouve cela chez 60% des malades.

 

  • Flore intestinale

La flore bactérienne de l’intestin, appelée microbiote, est essentielle à la santé de cet organe. Différentes souches bactériennes sont en présence selon les individus et peuvent aussi varier chez les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable (ou syndrome de l’intestin irritable). Les bactéries intestinales jouent vraisemblablement un rôle dans cette pathologie à 3 niveaux : dans la sensibilité et la motricité de l’intestin, et dans la fermentation avec une production de gaz intestinaux.

 

  1. Syndrome du côlon irritable, comment y remédier ?

 

Plusieurs conseils peuvent être utiles pour traiter le syndrome du côlon irritable :

côlon irritable

  • Prendre le temps de manger : il est recommandé prendre ses repas à heures régulières et dans le calme. C’est de nos jours de plus en plus compliqué. Il est aussi important de bien mastiquer les aliments. On peut aussi essayer de fractionner les apports alimentaires.
  • Eviter les régimes d’éviction : il faut avoir une alimentation la plus variée possible. L’éviction de tel ou tel famille d’aliments n’améliore pas les symptômes. Un régime riche en fibres peut avoir un intérêt sur la constipation mais pourra augmenter les ballonnements parfois gênants. Actuellement, il est démontré qu’un régime pauvre en FODMAP (glucides à chaîne courte) peut améliorer les douleurs, les ballonnements et le transit. Toutefois, on ne connaît pas les effets à long terme de ce régime pauvre en FODMAP sur l’intestin irritable et sur la santé en général.Le régime excluant le blé ou le gluten n’a pas apporté de preuve d’amélioration sur le syndrome de l’intestin irritable.
  • Avoir une alimentation variée et équilibrée
  • Consommer des légumes et des fruits : en général, il est recommandé de consommer des légumes cuits à l’un des 2 repas principaux et de manger 2 fruits par jour
  • Boire suffisamment d’eau, en le faisant de manière fractionnée et repartie dans la journée : il faut consommer 1,5 litre par jour pendant et entre les repas
  • Pratiquer une activité physique régulièrement : pour faciliter le transit intestinal et évacuer les tensions que l’on peut accumuler, il est important d’avoir une activité physique et de le faire surtout de manière régulière. Il peut d’agir d’une activité douce comme la marche à pied ou d’autres sports plus toniques. L’important est d’effectuer au minimum 20 min de marche par jour ou de faire une activité sportive plusieurs fois par semaine.
  • Ne pas se focaliser sur le fait d’aller à la selle chaque jour est quelque chose d’important. S’il n’y a pas de selles pendant quelques jours, mieux vaut le prendre avec philosophie. En appliquant les conseils ci-dessus, le transit reprend le plus souvent.
  • Les probiotiques contenus dans certains yaourts peuvent améliorer parfois les ballonnements.

 

 

Une neuvième astuce consiste à avoir une approche psychologique:

En effet, les aides psychologiques semblent pouvoir apporter une aide supplémentaire aux patients en plus des conseils que l’on vient de voir. Le mental, le stress, la gestion des émotions ont toute leur importance dans cette pathologie.

Les exercices de relaxation, l’hypnose, la méditation, les psychothérapies sont autant d’aides possibles pour améliorer les symptômes du syndrome du côlon irritable.

 

 

Le syndrome du côlon irritable concerne des millions de consultations médicales par an en France, Canada, Suisse, et partout dans le monde.

Tous ces conseils pourront vous aider à faire face avec des astuces « sans médicament » qui vous engagent activement dans votre guérison.

 

N’oubliez pas que le syndrome de l’intestin irritable est un diagnostic qui doit être fait par votre médecin. Cela vous évitera de faire des choix alimentaires alors qu’il n’y en a pas besoin.

Toutefois, concernant l’hydratation, l’activité physique régulière, l’alimentation variée et équilibrée sont à adopter dans votre quotidien. Votre hygiène de vie influence toute votre santé et pas seulement celle de votre intestin !

 

Crise d’angoisse: 5 solutions méconnues

crise d'angoisse

crise d'angoisse

La crise d’angoisse (ou attaque de panique) peut être considérée comme une mauvaise réaction, une hypersensibilité à une situation (pour essayer de faire simple). Cette situation est ressentie à défaut comme étant une « grande menace » qui va déclencher un stress, une grande peur, une souffrance qui s’inscrit parfois dans la durée.

Les manifestations de l’anxiété peuvent prendre plusieurs formes. Mais au final, elles mettent la personne qui en souffre en difficulté pour vivre une vie normale et gérer ses relations sociales et ses projets. Alors qu’appelle-t-on réellement une crise d’angoisse et quelles sont les techniques pour s’en libérer ?

 

  1. Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ?

 

Ce que l’on nomme une crise d’angoisse aigue (ou attaque de panique) a un caractère intense et se manifeste de façon spontanée, soudaine et elle prend rapidement de l’ampleur. Les définitions décrivent ainsi une crise d’angoisse : elle peut atteindre son pic en moins de 10 minutes et la baisse des symptômes peut intervenir après 30 minutes voire une heure après, offrant un sentiment de soulagement à la personne touchée mais la laissant épuisée, dans un état de vulnérabilité.

 

On désigne ici une phase de craintes ou de malaise intenses durant laquelle au minimum quatre des treize symptômes suivants interviennent de façon brutale, atteignant leur paroxysme, en quelques minutes :

 

  1. Transpiration
  2. Tremblements musculaires
  3. Sensation de souffle coupé ou impression d’étouffement
  4. Sensation d’étranglement
  5. Douleur ou gêne au niveau du thorax
  6. Nausée ou gêne au niveau de l’abdomen
  7. Sensations de vertige ou d’évanouissement
  8. Palpitations ou accélération du rythme cardiaque
  9. Sentiment d’irréalité ou de dépersonnalisation (l’individu est détaché de lui-même)
  10. Peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
  11. Peur de mourir
  12. Sensations d’engourdissement ou de picotements
  13. Frissons ou bouffées de chaleur

 

On notera que les femmes ont 2 à 5 fois plus de risque de développer des crises d’angoisses que les hommes.

Le danger dans les crises d’angoisses est le passage à la chronicité : sur 15-20 ans le plus souvent avec une alternance de phases d’aggravation et d’accalmies.

 

Par ailleurs, les crises d’angoisse touchent plus souvent les sujets divorcés, les personnes ayant eu une scolarité plus courte ou qui sont sans emploi

 

  1. Comment se manifeste une crise d’angoisse ?

 

Quand une crise d’angoisse survient donc, l’individu va avoir peur de perdre le contrôle et ressentir une peur extrême : en fonction de chacun, cela va s’exprimer de façon différente par des troubles multiples et très variés tant au niveau physique que psychologique. Cela s’exprime alors par des réactions physique et des sensations ou sentiments qui peuvent se cumuler : on peut notamment citer la peur de s’évanouir, de mourir, de perdre l’esprit, d’avoir un malaise cardiaque, le sentiment d’être en grand danger ou le fait d’avoir des sensations loin d’être agréables comme des palpitations, des sueurs, des tremblements, des bouffées de chaleur, mais aussi des douleurs au niveau thoracique ou à l’abdomen, des difficultés à respirer, des malaises ou des étourdissements, des nausées, des vomissements voire des diarrhées… Cette liste de symptômes n’est malheureusement pas exhaustive.

 

Comment se déclenchent ces crises d’angoisse ? Elles peuvent être liées à deux choses : soit cela se manifeste en fonction d’un élément déclenchant (traumatisme, choc émotionnel…) ou de façon spontanée, sans cause apparente. Dans le second cas, son apparition montre souvent une limite aux stratégies de « contrôle » utilisées jusque-là par la personne.

 

Si ces crises d’angoisse se répètent dans le temps, on parle alors de trouble panique.

 

Parmi les complications, on peut notamment citer les risques d’agoraphobie, de dépression et d’addictions diverses et variées. Mais cela peut aussi aller beaucoup plus loin, avec des tentatives de suicide plus élevées, des cas de mortalité cardiaque multipliés par dix et un risque d’AVC onze fois supérieur.

 

  1. Crises d’angoisse : les solutions thérapeutiques

 

Bien sûr, il faut que la personne qui subit ces crises d’angoisse consulte un professionnel pour poser un diagnostic médical et pouvoir être soulagée et suivie. Mais il est souhaitable que le patient apprenne à gérer ses crises d’angoisse sans médicament lorsque cela. Il existe pour cela des thérapies dites alternatives qui peuvent grandement aider les patients qui en souffrent.

 

  • Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC),

 

Les seules psychothérapies à avoir scientifiquement prouvé leur efficacité dans la guérison des troubles anxieux sont les TCC ou Thérapies Comportementales et Cognitives : il s’agit d’une technique de psychothérapie pour le traitement d’un grand nombre pathologies psychiatriques, notamment pour les phobies, troubles anxieux…

 

Plusieurs techniques sont associées :

– information avec toute une phase d’analyse exhaustive du comportement pour identifier les comportements devant être modifiés et repérer les évènements de vie et les schémas cognitifs qui sont à leur origine

– exposition aux sensations physiques (qui sont très redoutés) afin de s’y habituer et de s’en désensibiliser

– thérapie cognitive pour identifier les pensées « non adaptées » et corriger les croyances erronées

– apprentissage du contrôle respiratoire et de techniques de relaxation

Un programme structuré est alors mis en place avec un spécialiste.

 

La pratique de ces TCC requiert en effet une formation mais des ouvrages (livres, CD…) existent sur la relaxation et des exercices de respiration notamment peuvent être pratiqués par chacun à son rythme et selon ses envies. C’est ce que l’on appelle les thérapies self-help.

 

crise d'angoisse

  • Bibliothérapie

Effectivement, de nombreuses personnes souhaitent s’informer et lire des ouvrages pour mieux comprendre leurs difficultés et prendre leur traitement en main. Les lectures peuvent faciliter le rétablissement du patient en activant ses ressources personnelles.

 

  • Mode de vie

Un mode de vie sain est très important pour éviter les tensions et évacuer le stress qui, poussé à l’extrême, peut entraîner ces crises d’angoisse. Il est donc important d’avoir une alimentation équilibrée et variée, afin de ne pas déstabiliser l’organisme : on évite de sauter des repas, de manger des aliments gras qui alourdissent la digestion ou sucrés qui, s’ils donnent un coup de fouet temporaire, apportent aussi excitation et stress.

 

Il est aussi particulièrement recommandé d’éviter les excitants (café, thé en excès, mais aussi alcool, cigarettes…) qui peuvent avoir un côté réconfortant sur le moment mais qui vont accentuer le stress et altérer la capacité à le gérer. Les cigarettes et l’alcool ne vous apprennent en aucun cas à gérer vous-même votre niveau de stress.

 

Une autre chose importante consiste à bien dormir et à s’assurer d’avoir un repos physique et psychologique suffisant pour éviter le surmenage, qui est un terrain prédisposant aux crises d’angoisse.

Le travail de nuit par exemple est propice à l’anxiété et à la dépression (mais aussi aux cancers).

 

En cela, la pratique sportive peut aider à décharger le stress et à s’entretenir. Quel que soit le sport pratiqué (yoga, gym, marche, sports d’endurance…), c’est la régularité de la pratique qui compte pour aider le corps à se muscler et se détendre et à rester dynamique.

 

  • Techniques de respiration

 

L’efficacité d’une thérapie centrée sur la respiration pour réduire les symptômes d’une crise d’angoisse (attaque de panique) a été prouvée. Ces techniques s’intègrent aux T.C.C. (thérapies cognitivo-comportementales) mais peuvent être pratiquer isolément par les personnes. Un travail sur les émotions et pensées anxieuses pourra alors être effectué au même moment.

Cette thérapie centrée sur la respiration a pour objectif de restaurer l’équilibre métabolique et respiratoire qui se produit lors d’une crise d’angoisse. C’est un moyen pour « désamorcer » l’anxiété.

L’idée est donc de faire des exercices de respiration deux fois par jour afin d’éviter les récidives de crises d’angoisse.

 

  • Techniques de relaxation  

 

Le but des techniques de relaxation est de limiter les conséquences du stress en utilisant la relaxation. Il existe plusieurs techniques de relaxation, qui peuvent être combinées :

 

– contrôle de la respiration

– relaxation musculaire

– imagerie guidée, qui vise à l’utilisation mentale d’images et/ou de scénarios apaisants

– concentration sensorielle, qui cible le fait de focaliser l’attention sur des perceptions sensorielles en général visuelles, auditives et tactiles.

 

Enfin, il existe également des associations de patients qui peuvent aider le patient dans l’amélioration de sa santé, dans son cheminement de soins et qui peuvent aussi guider les familles bien souvent en grande détresse.

 

 

Comme on l’a vu, avant d’opter directement pour un traitement médicamenteux (anxiolytiques) ayant un impact non négligeable sur votre santé, d’autres traitements de la crise d’angoisse sont possibles.

Un attitude active de la personne est essentielle pour la guérison des crises d’angoisse. Le médicament anxiolytique seul ne réglera pas le problème.

Agir sur votre mode de vie pourra renforcer votre guérison et la maintenir dans la durée.

Alors n’hésitez pas à découvrir les alternatives possibles de cet article pour en finir avec les crises d’angoisse !

Régime méditerranéen : le repas de centenaires

regime mediterraneen

regime mediterraneen

Le régime méditerranéen est une référence lorsqu’on recherche un modèle alimentaire pour « bien manger ».

Il existe aujourd’hui un lien clair entre notre alimentation et notre état de santé.

Le régime méditerranéen est un régime qui a fait la preuve de son efficacité sur la santé : il contribue à l’excellente espérance de vie et qualité de vie des habitants du pourtour méditerranéen.

Il doit être considéré comme un régime « santé », mais aussi et surtout comme un modèle possible à suivre pour la vie.

Tellement de gens essaient des centaines de régimes différents, des évictions de certains aliments, sans aucune justification pour la santé. Il y en a un, le régime méditerranéen qui fonctionne très bien. On a la preuve (ou plutôt des milliers de preuves ) qu’ il nous « protège », qu’il nous fait du bien pour la santé. Le régime méditerranéen est pourtant en pratique peu utilisé par la population mondiale.

Il est très intéressant pour prévenir un grand nombre de maladies : en baissant le risque cardiovasculaire et l’apparition de cancers.

 

Zoom sur le régime méditerranéen symbole d’une alimentation saine qui aide à rester en bonne santé.

 

  1. Définition du régime méditerranéen 

Aussi appelé régime crétois, le régime méditerranéen est connu pour ses bienfaits pour la santé. Pourquoi ce nom ? Traditionnellement, il a été suivi par les habitants des pays méditerranéens, et en particulier en Crête.

Voici en quoi consiste ce régime en quelques mots :

-les végétaux sont la base du repas

-les aliments sont de saison

-les produits d’origine animale sont modérément consommés

-il existe une consommation importante de céréales, légumes, légumes secs et fruits.

 

 

  1. Histoire du régime méditerranéen 

Le régime méditerranéen existe depuis très longtemps mais il a été remis au goût du jour par  Ancel Keys, un chercheur américain, dans les années 1950. Dans une étude, il a effectivement révélé que la Crète, profite, grâce à son alimentation, d’un taux de mortalité très bas avec un faible risque cardiovasculaire.

Dans les années 80, le professeur Serge Renaud, un scientifique français, transpose les habitudes alimentaires via une étude qui confirme que c’est ce que  les crétois mettent dans leur assiette qui fait la différence. Il a ainsi démontré que le groupe qui suivait le régime méditerranéen abaissait de manière incroyable les risques de récidives d’infarctus, de décès cardiaques et de risques de cancer, par rapport au groupe témoin. Depuis, d’autres recherches ont confirmé les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé cardio-vasculaire et la prévention du cancer.

  1. Quel est l’intérêt du régime méditerranéen pour la santé ?

 

Regardons plus précisément les principaux bénéfices du régime méditerranéen sur la santé :

 

  • Il a un effet bénéfique sur le taux de cholestérol, fait baisser le taux de triglycérides (d’autres graisses) et de sucre, ce qui réduit leurs facteurs de risque pour les individus (moins d’angine de poitrine, d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).  Il limite aussi l’apparition du diabète de type 2.
  • Il protège effectivement le cœur comme cela a pu être prouvé par plusieurs études, notamment celle parue en 2016 dans le European Heart Journal, où 15.000 personnes touchées par une maladie cardiovasculaire ont été suivies pendant quatre années dans 39 pays. Dans les faits, les patients qui avaient l’alimentation la plus proche du régime méditerranéen réduisaient de 32 % leur risque d’infarctus et d’AVC.
  • Il permet de mincir et réduit le risque d’obésité: une étude sur 16 000 personnes suivies pendant 10 ans montre que le régime méditerranéen peut diminuer le risque d’obésité de 43%.
  • Il protège le cerveau du vieillissement: il réduirait aussi le déclin cognitif lié à l’âge. Plusieurs études ont identifié un lien entre régime méditerranéen et risque réduit de maladies liées à l’âge (démence…).
  • Il réduit le risque de cancer: ainsi il limite le risque de l’estomac de 33%, comme l’a montré une étude menée sur environ 500 000 personnes dans 10 pays. Une autre étude menée sur 62 573 participantes a montré que les femmes ménopausées qui suivent un régime méditerranéen ont un risque très réduit d’une forme agressive de cancer du sein.
  • Certaines études montrent aussi un lien entre cette diète et une baisse des cas de maladies de Parkinson et d’Alzheimer.
  • Il a un rôle protecteur de par sa teneur élevée en antioxydants(vitamines C et E, composés phénoliques…) qui diminue le stress oxydant et le risque des maladies chroniques qui lui sont associées.

regime mediterraneen 2

  1. Les grands points du régime méditerranéen

Voici les règles d’or du régime méditerranéen :

  • Des légumes en abondance, et des fruits :

Le régime méditerranéen fait la part belle aux légumes qui sont consommés à la fois en quantité et en utilisant leur très grande variété de légumes : les légumes sont donc consommés toute l’année et suivent le rythme des saisons. On notera aussi le fait que les herbes, aromates et les plantes sont aussi utilisés, car, comme les légumes, ils regorgent d’antioxydants qui ralentissent le vieillissement cellulaire, de fibres et de vitamines.

Le régime méditerranéen mise tout particulièrement sur deux alliés : l’ail et l’oignon dont les composants soufrés aident à réduire l’apparition des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des maladies inflammatoires. Les légumes doivent être présents à chaque repas et peuvent être consommés crus et cuits. Au contraire de ce que l’on fait bien souvent, l’idéal est de considérer que viande et poisson représentent un accompagnement. Les légumineuses tels que les haricots (secs, rouges), les fèves, les pois (chiches, cassés, secs…), les lentilles (vertes, blondes, brunes ou corail) sont aussi utilisées pour leur apports en protéines végétales.

Quant aux fruits, il est effectivement recommandé d’en consommer un à chaque repas, mais ils ne peuvent pas remplacer les légumes. Car s’ils sont riches en vitamines et minéraux… les fruits regorgent aussi de sucre. Les fruits secs (raisin, abricot…) ou à coque (noix, amandes, noisette) font partie du régime méditerranéen.

  • Peu de viande, un peu de poisson (gras)

Dans les années 1950, les Crétois consommaient du poisson, des fruits de mer deux fois par semaine, et de la viande (agneau ou poulet) une à deux fois par semaine. L’idéal est donc de consommer peu de viande et de privilégier la viande blanche (poulet…). Pour le poisson, deux portions de poisson par semaine (au maximum) suffisent largement. Optez plutôt pour des poissons gras qui sont riches en oméga 3 : saumon, maquereau, hareng, sardine, thon…

  • De bonnes céréales

Dans le régime méditerranéen, les céréales prennent une place majeure, de par leur apport en glucides, en protéines végétales, et aussi, si elles sont complètes, en minéraux. Elles sont également riches en fibres, qui sont connues pour leur effet rassasiant et anti-cancer (pour le côlon). Si l’on peut toujours trouver des aliments de bonne qualité à base de blé, en le choisissant notamment bio, il existe de nombreuses alternatives : riz, millet, sarrasin, quinoa…. Dans la mesure du possible, consommez vos céréales complètes et bio.

  • Plus qu’un filet d’huile d’olive

Oui, l’huile d’olive prend toute sa place et pour cause dans le régime méditerranéen ! Elle possède une multitude de bienfaits : elle ne contient que très peu d’acides gras saturés qui représentent les fameux acides qui encombrent nos artères, et elle est riche en oméga-9 et en polyphénols, qui seraient de puissants antioxydants. C’est un des atouts de la diète méditerranéenne.

L’alimentation traditionnelle crétoise était très riche en oméga 3 alors que la nôtre en manque nettement. Ce sont les oméga-3 qui jouent un rôle protecteur. En plus de l’huile d’olive, on peut donc consommer de l’huile de colza (ou de noix ), toutes deux riches en oméga 3.

Les autres huiles (tournesol, palme, coco etc.) peuvent être oubliées pour le quotidien ou en tout cas utilisées ponctuellement. Les méditerranéens ne consomment pas de beurre.

 

  • Des produits laitiers fermentés

Les méditerranéens ne consomment quasiment pas de lait.

Le régime méditerranéen mise sur les produits laitiers fermentés tels que le fromage de chèvre ou de brebis et les yaourts. Consommez-les bio de préférence, et sans excès.

Ils sont en effet plus faciles à digérer et contribuent également à développer notre flore intestinale. Ils sont aussi moins riches en graisses que nombre de produits laitiers.

  • Du vin, avec modération

Oui, le vin rouge, quand il est consommé avec modération et associé à un régime méditerranéen peut prolonger votre durée de vie. Attention donc à ne pas faire de raccourci.

De nombreuses études scientifiques ont en effet démontré les bienfaits du vin rouge. Les nutritionnistes recommandent toutefois une consommation raisonnée avec un à deux verres de vin rouge par jour maximum au cours des repas.

  • Du sucre en petites quantités

La cuisine méditerranéenne est douce et savoureuse et ne bannit pas le sucre mais conseille le sucre naturel présent dans les fruits de saisons et le miel : pâtisseries au miel, dattes et autres fruits secs étaient consommés par les méditerranéens lors des grandes occasions. Le reste du temps, le dessert correspond à des fruits frais qui peuvent aussi se consommer sous forme de salade de fruits ou de compotes.

 

  1. Quel style de vie adopter avec un régime méditerranéen ?

 

Plus qu’un régime méditerranéen, on peut parler de mode de vie méditerranéen.

 

Car le fait de passer beaucoup de temps dehors, en plein air et de profiter de la lumière naturelle et des rayons du soleil, dans un cadre de vie naturel, est aussi partie prenante du régime crétois.

 

Par ailleurs, le mode de vie méditerranéen consiste à pratiquer des activités physiques comme la marche ou le vélo qui aident à être et rester en forme. Faire du sport est un bon moyen d’optimiser les bienfaits du régime méditerranéen.

 

Cela s’apparente aussi au fait de manger des aliments sains, d’utiliser des herbes et aromates pour donner du goût aux aliments en utilisant les bienfaits de la nature.

 

 

Le régime méditerranéen est une référence et possède de nombreux atouts : équilibré, sain, facile mettre en place, il évite l’obésité, les maladies cardio-vasculaires , certains cancers et maintient les capacités cognitives. Il permet d’enfin « manger sain« .

 

Alors vous pouvez suivre le régime méditerranéen pour manger sain et n’oubliez pas que c’est à vous de faire ces choix pour votre alimentation et pour votre hygiène de vie.

Vous êtes l’acteur de votre santé.

 

Méditation de pleine conscience : les 7 bienfaits pour la santé

méditation de pleine conscience

méditation de pleine conscience

En quoi la méditation de pleine conscience peut-elle nous aider à être et rester en bonne santé ? Vaste sujet que des scientifiques ont étudié de manière précise.

Dans cet article, je vous propose donc de comprendre ce qu’est la méditation guidée et 7 bienfaits qu’offre la méditation de pleine conscience pour la santé.

 

 

Qu’est-ce que la méditation de pleine conscience ?

Commençons justement par nous poser pour définir ce qu’est la méditation de pleine conscience.

Selon le psychiatre Christophe André, psychiatre et auteur de nombreux livres et articles sur le sujet :

« La pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue et éprouvée, sans filtre (on accepte ce qui vient), sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non), sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis) ».

Il s’agit donc d’être 100% conscient de l’instant et de ses sensations, de ses pensées et de ses émotions.

 

Attention, il ne s’agit pas d’une méthode de relaxation. Il s’agit ici d’être plus

présent à soi et au monde, de se laisser envahir par les bruits et les odeurs

de l’environnement ainsi que par ses propres sensations, donc d’être centré sur soi.

 

Chacun peut pratiquer la méditation de pleine conscience, de façon naturelle ou en étant accompagné, sachant qu’il existe désormais des structures comme l’association pour le développement de la Mindfulness et des outils pour évaluer et développer vos aptitudes spontanées à la pleine conscience.

Ainsi, la MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) pour la réduction du stress ou le MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy) pour la prévention de la rechute dépressive sont des méthodes qui reposent sur la pleine conscience. Aujourd’hui, la MBSR ou le MBCT sont ainsi proposés dans près de 200 hôpitaux américains. La France commence seulement à s’y intéresser de près… pourquoi ?

 

En quoi la méditation de pleine conscience peut nous aider à être en bonne santé ?

 

On le sait, la France est championne de la consommation de médicaments contre l’anxiété et de somnifères. Pensez qu’en 2015 117 millions de boîtes de benzodiazépines, une famille de médicaments prescrits contre l’anxiété ou comme somnifères, ont été vendues en ville et à l’hôpital.

 

Certes, cette consommation est en légère baisse depuis plusieurs années. Mais elle expose les français et notamment les personnes plus âgées et les femmes qui en sont les plus gros consommateurs à des troubles de la santé non négligeables :

  • risques  neurologiques (somnolence, coma, convulsions, voire même dans de rares cas amnésie)
  • troubles psychiatriques (confusion mentale)
  • risques d’abus, de dépendance et de sevrage.

Par ailleurs, ce type de médicaments favorise les chutes chez les sujets d’âge plus avancé et augmente les risques d’accidents de la route.

 

A l’inverse, la très sérieuse et reconnue publication américaine du Journal de la Société Américaine de Médecine (JAMA) a récemment évoqué dans un article que la méditation de pleine conscience, en plus de l’exercice physique, doit être considérée comme une arme efficace pour le traitement de l’anxiété. Donc, avant même de prévoir un traitement médicamenteux, la méditation et la méditation guidée sont à privilégier, de par son faible coût, du risque d’effets secondaires réduit, et en raison des preuves scientifiques élevées démontrant son efficacité.

 

De nombreux scientifiques ont en effet étudié ce sujet depuis une dizaine d’années, amenant à des résultats très intéressants sur les apports que peut avoir la méditation de pleine conscience sur la santé. Zoom sur 7 de ses bienfaits :

1- Pour déstresser

La méditation est bien connue pour avoir un effet bénéfique pour les personnes sujettes au stress, un mal qui ne cesse de se développer dans nos sociétés toujours plus tournées vers la compétition et une communication instantanée laissant à peine aux individus le temps de souffler.

 

Dès 2008, une étude a montré que la méditation de pleine conscience réduisait le stress et l’anxiété de manière efficace. Cela est prouvé à la fois sur les individus qui sont en bonne santé que sur ceux souffrant de maladies chroniques.

 

Une étude à grande échelle appelée The ReSource Project menée à l’université de Leipzig en Allemagne et publiée dans la revue Science Advances le 04 octobre 2017 va encore plus loin. Cette étude très complète visait à distinguer les effets uniques des différentes méthodes de formation mentale sur le cerveau, le corps et le comportement social. Les chercheurs ont notamment découvert que, chez les participants soumis à un test de stress psychosocial, la sécrétion de l’hormone du stress (cortisol) a diminué jusqu’à 51%.

 

2- Pour lutter contre la dépression

 

La dépression est sans doute l’un des maux les plus corrosifs et silencieux qui soient dans le monde occidental.

 

Or, le fait de pratiquer régulièrement la méditation de pleine conscience aide à lutter contre la dépression.

 

Ainsi, une étude publiée en 2007 concernant 91 femmes atteintes de fibromyalgie indique que les symptômes dépressifs chez les patientes ayant participé à 8 séances de 2h30 de méditation ont baissé de manière drastique.

 

Une autre étude publiée en 2015 dans la revue médicale The Lancet a prouvé que la méditation en pleine conscience serait aussi efficace que les antidépresseurs contre les rechutes de dépression.

 

3- Pour avoir un meilleur sommeil

 

Autre effet positif non négligeable : grâce à son effet relaxant, la méditation peut être une solution efficace pour lutter contre l’insomnie si elle est causée par le stress et l’anxiété. Certaines personnes montrent ainsi une réduction de l’insomnie grâce à des techniques de méditation en pleine conscience.

méditation de pleine conscience

4- Pour chasser les migraines

Une recherche publiée dans la revue médicale américaine Headache montre que la méditation pourrait aussi soulager la migraine. Cette recherche a soumis un panel de 19 migraineux chroniques à la méthode MSBR (Mindfulness-based stress reduction), pendant 8 semaines. Le résultat : une réduction de la fréquence des migraines pour les patients ayant suivi la méthode de relaxation pleine conscience.

5- Pour réduire la tension artérielle

Lorsque l’on atteint un état de relaxation grâce à la méditation, cela entraîne une chute de la tension en dilatant les vaisseaux sanguins.

 

D’après une étude de l’institut Benson-Henry pour la santé mentale à Boston, concernant 60 patients qui souffraient d’hypertension artérielle et ont testé la méditation quotidienne, il s’avère qu’après 3 mois de pratique suivie par un cardiologue, 66% des participants ont limité leur traitement médicamenteux concernant leur pression artérielle. La méditation a ainsi pour effet d’augmenter la production du corps de l’oxyde nitrique, un gaz qui facilite à l’expansion des vaisseaux sanguins, ce qui génère une meilleure circulation sanguine.

 

6- Pour éviter le burnout

On l’appelle souvent le mal du siècle : le burnout découle directement d’un stress chronique lié au milieu professionnel.

 

Des chercheurs américains ont testé une technique de méditation sur des médecins, une population fortement concernée par l’épuisement professionnel. Ainsi, pendant 1 an, 70 médecins ont suivi des séances de méditation de pleine conscience et ont vu la réduction des symptômes associés à l’épuisement professionnel. A la fin de leur programme, l’épuisement émotionnel des participants avait en effet diminué de 25,4 %.

 

7- Pour réduire la dégénérescence du cerveau

Méditer permettrait en effet aussi de garder notre cerveau plus agile et plus jeune : c’est ce qu’a prouvé en 2015 une équipe américaine menée par la chercheuse Eileen Luders qui a réalisé une étude sur 100 personnes de 24 à 77 ans dont 50 % pratiquaient la méditation depuis quatre à quarante-six ans. Les résultats entre les deux populations étudiées ont montré que la pratique mentale amoindrirait la perte inéluctable du volume cérébral. En d’autres termes,

la méditation stimulerait la genèse des branches des neurones et des connexions, ralentissant le vieillissement naturel du système neuronal.

 

En 2012, cette même chercheuse avait déjà prouvé que les fibres neuronales (la matière blanche) de personnes qui méditent sont plus nombreuses et plus denses entre les différentes régions cérébrales et qu’il y a déjà nettement moins de perte liée à l’âge que chez des individus ne pratiquant pas la méditation guidée.

 

L’étude européenne ReSource Project évoquée plus haut offre encore des perspectives plus réjouissantes : elle donne en effet des preuves éloquentes de la plasticité cérébrale chez les adultes, permise par une pratique mentale quotidienne brève et concentrée : il a été ainsi démontré que cela entraîne une augmentation de l’empathie, de la compassion et de la prise de perspective…

 

Que de bonnes raisons pour se mettre à la pratique de la méditation de pleine conscience et de la méditation guidée : à commencer donc dès maintenant, quel que soit votre âge ou votre état de santé !

La méditation s’intègre parfaitement dans une hygiène de vie qui a pour but la promotion de la santé.

 

 

Fumer enceinte : 10 bonnes raisons d’arrêter

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Fumer enceinte est extrêmement dramatique pour le fœtus et a des effets dévastateurs pour la santé de bébé.

Et pourtant… Saviez-vous qu’encore aujourd’hui 20% des femmes fument pendant leur grossesse ? Et près d’une femme enceinte sur cinq (17,8%) fume encore au 3e trimestre de la grossesse, selon le Baromètre santé 2014 de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). Cela représente un bien triste record en Europe…

 

Des mesures dans l’hexagone ont pourtant été mises en place par les pouvoirs publics, mais les chiffres sont encore élevés malgré une tendance à la baisse – vu que nous étions à 36% de futures mamans fumeuses en 2006 et 26% en 2010.

 

Beaucoup reste donc encore à faire, malgré diverses approches et notamment la loi santé qui a fait apparaître en 2015 un dessin de femme enceinte sur les paquets de cigarettes. Cela demeure en fait un vrai sujet de santé nationale.

 

Alors, si vous ne les connaissiez pas toutes, voici 10 bonnes raisons d’arrêter de fumer enceinte !

1- Le sang du bébé est moins bien oxygéné

Dans l’utérus, le fœtus reçoit de l’oxygène par le sang de sa mère. Mais fumer enceinte implique que le sang de la mère et donc de son enfant se charge de monoxyde de carbone, un gaz qui, on le sait, est extrêmement toxique. Par ailleurs, la nicotine réduit la taille des artères du placenta et de l’artère ombilicale, ce qui fait que la circulation du sang est moins bonne. Tout cela contribue donc à la mauvaise oxygénation du bébé et a donc des conséquences sur son évolution.

2- Des risques de complications pour l’enfant

Le pouvoir de la nicotine est extrêmement puissant, car non content d’entrer dans le sang, il se propage également dans le liquide amniotique, cette substance primordiale dans lequel baigne bébé pendant neuf mois et qui le nourrit. Durant tout ce temps, le fœtus consomme donc un liquide pollué et nuisible.

 

Cela a pour effet notamment de multiplier le risque de malformations fœtales mais aussi de complications néonatales : grossesse extra-utérine, retards de croissance intra-utérins et même mort fœtale in-utéro…

 

Cela implique aussi l’augmentation du risque de mort subite du nourrisson.

Ces méfaits vont poursuivre l’enfant toute sa vie. En effet, le tabagisme maternel pourrait être impliqué dans certains retards du développement psychomoteur du bébé dans les mois et même les années qui suivent la naissance. C’est ce que l’on appelle les “1000 jours”, c’est à dire la période qui débute à la conception, voire même un peu avant, jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant.

 

En effet, les nombreux composants toxiques sont présents dans la fumée inhalée : ils ont un effet sur l’épigénétique à savoir la façon dont nos gènes s’expriment. Cela affecte les cellules en développement du futur bébé comme l’indiquent les gynécologues-obstétriciens.

 

Le tabac, mais aussi les métaux lourds, le monoxyde de carbone, etc… présents dans la fumée de cigarette ont des effets néfastes sur le développement du bébé durant ce laps des 1000 jours.

 

On peut citer les infections respiratoires, l’asthme et affections ORL, notamment les otites à répétition.

 

Mais ces troubles peuvent perdurer jusqu’à l’âge adulte. Ainsi, une étude anglaise menée sur 14 200 femmes enceintes dont 21% étaient fumeuses a démontré que les enfants nés de mères fumeuses pendant la grossesse peuvent subir des altérations des taux d’hormones sexuelles.

3- Un poids réduit à la naissance

Même si la mère réduit sa consommation de tabac à seulement 5 cigarettes par jour durant la grossesse, fumer enceinte peut entrainer une diminution du poids à la naissance d’environ 100 g. Dans le cas d’une consommation de 20 cigarettes par jour, cela peut réduire le poids du nouveau-né de 400 g.

4- Des carences plus marquées

La nicotine a aussi des effets néfastes par rapports aux nutriments qui aident l’organisme du futur nouveau-né à se construire. Si une femme continue de fumer enceinte, son bébé risque d’avoir des carences en vitamine B12, en vitamine C, mais aussi en acide folique et en zinc, tous nécessaires à sa bonne évolution.

5- De graves malformations cardiaques

Les effets négatifs du tabac sur le cœur du fœtus ont été prouvés par diverses recherches. On peut notamment citer les travaux des chercheurs de l’hôpital pédiatrique de Seattle aux Etats-Unis : ils ont passé en revue les dossiers de dizaines de milliers d’enfants nés avec une malformation cardiaque entre 1989 et 2011.

Ils ont ainsi démontré que les enfants nés de mère fumeuse risquent davantage de développer des anomalies valvulaires (valve et artères pulmonaires). Ce risque est augmenté de 50 à 70 % en fonction de la quantité de tabac fumée par la mère. Le risque d’avoir un creux dans la paroi séparant les oreillettes est également accru de 20 % quand la mère fume pendant la grossesse. Ces cardiopathies nécessitent très souvent des opérations extrêmement lourdes.

Plus spécifiquement, le tabagisme pendant le premier trimestre de la grossesse entraîne 1 à 2 % des malformations cardiaques congénitales.

6- Risque accru de malformation des doigts

Des recherches ont en effet démontré que le risque de malformation des doigts ou d’apparition d’un doigt supplémentaire augmente significativement lors de tabagisme pendant la grossesse.

Il faut aussi savoir que fumer enceinte entraîne une augmentation du risque de syndactylie (doigts fusionnés) et même d’adactylie (doigts manquants) en cas de tabagisme pendant la grossesse. Et cela reste le cas chez les femmes enceintes qui fument même peu.

Ainsi, des études américaines analysant les données de plus de 7 millions de bébés ont montré que chez les femmes qui fument de 1 à 10 cigarettes par jour pendant la grossesse, les bébés ont 27% en plus de risque d’une malformation des doigts, par rapport aux bébés de mamans non fumeuses.

fumer enceinte 2 7- Risque de fausse couche

C’est malheureusement loin d’être anodin : le risque de fausse couche au début de la grossesse est en moyenne trois fois plus élevé chez les femmes qui fument.

Il faut aussi savoir que ce risque s’accroit avec le nombre de cigarettes fumées. Ainsi, ce risque serait multiplié par 5 chez les femmes enceintes qui fument plus de 30 cigarettes par jour.

8- Risques de naissance prématurée

Le tabac est une cause reconnue d’accouchement prématuré, avec toutes les complications que cela peut impliquer pour le nouveau-né.

En effet, fumer enceinte implique un risque accru de rupture des membranes avant 34 semaines d’aménorrhée, amenant ainsi un risque d’accouchement prématuré.

9- Un allaitement plus compliqué

Fumer enceinte a aussi un impact sur l’allaitement, en raison de la nicotine, en limitant les chances que cela se passe bien. En effet, cela réduit la production de prolactine, impliquant la paresse des glandes mammaires et donc réduisant la production de lait maternel.

10- Une prise en charge par la sécurité sociale pour arrêter de fumer

Les femmes enceintes qui décident d’arrêter de fumer peuvent bénéficier d’une aide de la Sécurité sociale : il s’agit d’un forfait de 150€ pour se faire rembourser leur substitut nicotinique (gommes, patchs…).

 

Fumer enceinte a des conséquences dramatiques. Alors, plus d’excuse si vous avez un projet de bébé ou si vous êtes toujours dépendante à la cigarette alors que vous êtes enceinte. Arrêtez tout de suite de fumer, faites-vous aider mais faites en sorte de ne pas faire subir le tabac à votre enfant. Les conséquences que vous lui feriez subir peuvent être très lourdes et graves.

Il n’existe aucune raison valable en matière de santé pour fumer. Votre hygiène de vie a tellement d’importance sur votre santé et votre vie.

Arrêtez le tabac maintenant, il n’est jamais trop tard pour arrêter !